Nouvelle page 3

Le retour de la gauche plurielle

Bon, là je crois que la droite UMPiste a fait toutes ses preuves. Si l’on doutait encore de la main peu glorieuse qu’avait l’UMP, les dernières cartes qu’elle a jouées sur la sécurité intérieure ont été contre elle. Je me rappelle encore des dernières élections présidentielles et du moment précis à partir duquel on a commencé à douter de la victoire de la gauche. Lorsque le spectre de l’insécurité a été martelé de long en large par tous les médias et journaux au grand plaisir de la droite Lepéniste, toute la classe politique et surtout une grande partie de la gauche ont parié sur l’absence d’un plan sur la sécurité dans le clan Jospin alors qu’une partie de la droite modérée ont été séduit par le discours on ne peut plus alarmiste de Chirac sur la fracture sociale et l’insécurité chronique qui sévissait en France en ce moment. On a comparé Paris à New York et même en disant que c’était pire que New York et même Johannesburg. Tout a été dit sur la carence en matière de sécurité dans le bilan de Jospin. Toute une partie de la gauche a jubilé de voir cet homme aller reconquérir l’île de Ré qui semblait lui aller comme un gant. Ils ont crié au secours lorsque Le Pen s’en est allé au deuxième tour. On a fustigé un bilan vrai et réel et on a vanté un avenir faux et utopiste. On a choisi le mal pour lutter contre le bien. Aujourd’hui lorsque je regarde les images qui viennent de l’hexagone, ce n’est plus à New York ou à Jobourg que je pense, mais plutôt à Bagdad, Falloujah, Kaboul ou encore à Téhéran à la chute du Chat. Nous sommes en 2005, juste trois ans après les beaux discours sur le futur sur, prospère et sans fracture social. Que se passe-t-il ? Rien, tout avait été prévu, mais rien n’a été fait. Jospin n’avait rien promis, mais tout avait été fait. Est-ce la faute de la droite ? Non car comme toujours la droite tout comme les conservateurs sont des conservateurs. Il ne change jamais de conviction et d’idéologie. Ils sont toujours convaincu que leur idée sont les meilleurs, même si celles si sont dépassés de plusieurs siècles. Que vient nous dire Mr Galouzeau après plus de dix jours d’insurrection, plus de 100 cent jours napoléoniennes, plus de 3 ans de gouvernement de droite, plus de 6 ans de chiraquisme ? Peut-être que de coupez dans les fonds destinés aux associations de banlieues était une mauvaise idée. Ils devraient dire aussi que les emploies jeunes tant vilipendé par bon nombres de personnes et donc Jospin et son équipe en avait fait leur marque de commerce permettaient aussi à tous ses jeunes non pas de brûler des voitures et des biens de l’État mais bien de travailler. La faute c’est celle de la gauche, celle là même qui aujourd’hui peut être pointé du doigt car depuis son baptême européen, elle a un nom : La gauche noniste ou la gauche du Non. C’est cette même gauche qui il y’a moins de 6 mois a encore semé une tempête qu’elle récoltera d’ici quelques mois avec son refus ostentatoire de dire oui à l’Europe nouvelle et ainsi en restant dans une Europe qu’elle déteste et qu’elle haï. Il faut que cela cesse pour le bien d’une génération nouvelle, une génération qui n’a pas connu Mai 68 ou ses défendeurs, une génération qui veut évoluer comme ses collègues.

Les élections que tout le monde redoute arrive bientôt. À droite bien que ça semble bordélique, les jeux sont presque faits entre Sarkozy ou Villepin. Le suspense ne sera pas très extraordinaire. À l’extrême droite, le très charismatique et infatigable Lepen fera son retour et on peut s’attendre à un score identique à tous ses précédents avec même peut être une petite amélioration. L’extrême gauche aura un score toujours aussi pauvre que son discours et ses idées. Il ne reste plus que la gauche, la gauche plurielle. Elle est tellement plurielle qu’elle ne sait plus s’accorder sur rien. Entre Fabius, hollande, DSK, Mélenchon, Emmanuelli et tous les autres zouaves, les partisans auront un choix fort difficile à faire. Entre le marteau et l’enclume, que peut choisir le clou ? Difficile de choisir. Sans compter que chez les verts c’est la pagaille et que chez les rouges, c’est l’ordre, mais l’ordre de faire tout en désordre. Voilà, le décor est planté. Heureusement, comme la vie sait bien faire les choses, tout n’est pas perdu. Pourquoi ne pas allé à l’île de Ré et y déterrer cet homme qu’on a enterré alors qu’il n’était ni souffrant, ni malade et encore moins mort ? Jospin puisqu’il s’agit bien de lui a encore quelques belles années a donner à la France. Entre choisir parmi plusieurs villes, je crois que tout le monde prendrait New York que Bagdad. Le débat qu’il faut mener reste malgré tout d’actualité et plutôt que de l’ausculter comme en 2002, il faudrait le mettre sur table et enfin se donner une orientation. Faut-il choisir entre une société sociale qui n’avance pas et qui pèse sur l’avenir plutôt qu’une société libérale qu’on peut faire avancer pour le bien d’une génération qui pour l’instant semble perdue.

S.Waffo
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