EuropeDecember 18, 2006 6:36 pm

C’était il y’a même pas une semaine, à Paris, capitale de l’hexagone. Bertrand Delanoë, l’homme tout puissant de la ville inaugurait ce qui avait été préparé par son prédécesseur Jean Tiberi. C’était jour de fête. Tout le monde était habillé sur son 16 décembre (jour d’inauguration). Tout Paris avait décidé de venir rendre hommage à la réhabilitation de ce transport en commun jadis abandonné il y’a quelques décennies. Enfin, presque le tout Paris car il y’en a qui ne voulait rien savoir de ce désir grandissime du maire socialiste. Béatrice Jérôme du journal Le Monde écrit : «le président de la République, Jacques Chirac, ne sera pas présent à l’inauguration. La plupart des élus UMP la boycotteront, à l’exception de Jean Tiberi. »

Il faut savoir que très bientôt il y’aura des élections à la mairie de Paris. Traditionnellement de droite (Chirac puis Tiberi pendant près de 20 ans), la mairie avait basculé à gauche sous le vent de la gauche plurielle de l’ancien baroudeur Lionel Jospin. Depuis toutes les tentatives sont bonnes afin de faire tomber l’un des derniers bastions d’une gauche forte et regroupée. Avec Clémentine Autain la communiste qu’on ne présente plus, ainsi que Denis Baupin des verts, Delanoë est très bien entouré et il faudra à la droite un vrai coup de maitre ainsi qu’un soupçon de désir pour faire basculer les trois mousquetaires de Paris au sommet de leur tramway. C’est pourquoi ils ont misé comme certaines formations politique qu’on ne citera pas ici (sous peine d’être traité de déloyal, voire déRoyal ) sur la candidature de la très chique Parisienne Françoise de Panafieu. Mais il ne suffit pas d’être femme, belle, souriante et sure de soit pour être une Madonne des urnes. «Dans le cas d’un duel lors des prochaines élections municipales en 2008 entre Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu, l’actuel maire bénéficie de 11 points d’avance sur la députée-maire du 17e arrondissement. 37 % des sondés souhaitent le voir reconduit, contre 26 % favorables à sa rivale. 11 % souhaitent que ni l’un ni l’autre ne soient élus» (Le Monde)

EuropeDecember 3, 2006 6:47 pm

La madone des urnes (version Hertoghe) est allée cette semaine d’une première visite presqu’officielle à l’étranger. Et pour ne pas faire dans la dentelle, elle a décidé de s’en aller ou il y’a le plus de mal et de rancœur dans le monde, dans la bouillante région du conflit israélo-palestinien. Après une petite sérénade au Liban ou elle fut reçue presqu’en Reine de l’empire Français (le Roi Chirac ayant pris quelques heures de repos), elle a posé ses bagages et son contingent en Palestine, en plein dans la bande de Gaza.

Dans sa rencontre avec Mahmoud Abbas le chef de l’autorité palestinien, elle s’est allée d’un discours ferme et touchant comme nous le rapporte l’Associated Press : “Je tiens à vous rendre un hommage particulier pour les efforts que vous accomplissez pour la constitution d’un gouvernement palestinien” qui représenterait “un progrès substantiel vers la reconnaissance des principes du Quartette” pour la paix au Proche-Orient, a-t-elle déclaré.

Dans la crise que traverse le Proche-Orient, “les principes sont connus: le peuple palestinien a droit à un État souverain et viable et Israël à une sécurité durable”, a-t-elle estimé, ajoutant avoir constaté lors de sa visite dans la Bande de Gaza “les frustrations et les angoisses du peuple palestinien”.

Voila qui est bien dit. Sauf qu’il y’a quelques choses d’assez surprenant et presqu’embêtant dans ses éloges et ce discours un peu trop politically correct. Dans sa course à la candidature du Parti socialiste, elle s’est présentée aux Français comme étant celle qui innoverait dans la façon de faire la politique, c’est-à-dire en incluant un peu plus les citoyens dans les décisions importantes du pays. Ainsi, elle assurait qu’ « avec les jurys citoyens, l’avis du public aura été donné» soulignant que «Les gens ne s’intéressent à la politique que si la politique s’intéresse à eux ». «On n’est jamais déçu avec la démocratie participative» rajoutait-elle pour rassurer les français.

Pourquoi ne pas donc commencer-elle-même par respecter les choix du peuple, d’un peuple, le peuple Palestinien ? Ils ont décidé que celui qu’ils aimeraient avoir comme chef serait issus de la formation politique du Hamas. Ils ont rejeté le choix de Mahmoud Abbas préférant indirectement plutôt celui d’Ismail Hanniyeh comme premier ministre. Pourquoi donc si la destinée des Palestiniens est si préoccupante pour la madone des urnes n’a-t-elle pas saisi la première occasion pour réaffirmer par un geste simple tout le bien qu’elle pense de la place du peuple en démocratie ? Abbas n’est pourtant pas le (premier) choix du peuple. Ou bien ce qui est bien pour la France (démocratie participative) n’est peut-être pas aussi bien pour les autres ?

Bizarre, bizarre… Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre!

EuropeJuly 31, 2006 5:48 am

Faire de la France un acteur du pluralisme mondial

Le monde est trop complexe et trop divers pour qu’une seule puissance puisse prétendre résoudre ses problèmes à la seule lumière de ses intérêts nationaux. C’est pourquoi, et davantage encore après le 11 septembre, l’intérêt collectif exige que les Etats-Unis soient ouverts aux autres, en respectant des règles, en partageant l’esprit de dialogue, en se réinscrivant dans les grandes problématiques des organisations internationales qui ont à traiter des grandes questions de la planète.
Car nous ne pouvons pas laisser aller le monde tel qu’il va, avec sa violence ouverte ou latente, ses injustices effroyables. Ce monde, nous devons l’infléchir, le redresser, l’organiser, le rendre moins injuste. C’est là une des missions de la France ; c’est là un des rôles essentiels d’un Président de la République actif. Cela pose aussi la question de la capacité de la France à entraîner ses partenaires européens.
Au Proche-Orient, la France et l’Europe joueront un rôle de médiation en faveur de la paix, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un Etat viable et la garantie à Israël du droit de vivre dans la sécurité.

EuropeMay 11, 2006 5:56 am

Aujourd’hui, mercredi 10 mai est commémorée partout en France la journée de l’abolition de l’esclavage, près de 160 ans après. Il s’agit pour cette journée instaurée il n’y a pas si longtemps par le président Jacques Chirac de souligner plus de 300 ans de domination d’une race envers une autre mais aussi la ruine de tout un continent, l’Afrique qui encore aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire paye chère cette « petite » erreur humaine. À l’heure ou la France vit une crise profonde d’identification face à une immigration voulue et non voulue dans le temps, quelques semaines seulement après le débat sur les bienfaits de la colonisation ou encore la violence urbaine à saveur de guérilla qu’à connu la majorité des quartiers chauds de France, le bilan semble plutôt léger.
D’un côté une partie de la population se sent abandonnée et instrumentalisée, de l’autre côté on en marre d’entendre des discours de marginalisation qui semblent venir du siècle dernier mais qui malheureusement sont toujours d’actualité. Entre tout çà bien sur quelques téméraires sèment le doute dans la société. Ne nous voilons pas la face car il s’agit du même problème mais avec plusieurs synonymes contemporains : immigration, colonisation, esclavage, réinsertion ou encore racailles.
Pour se faire bonne conscience on peut donc célébrer et commémorée toutes les fêtes qu’on voudra mais enfin faudra qu’un jour, peut-être celui de l’apocalypse ou du jugement dernier, qu’un jour ce véritable problème auquel je ne saurais donner de nom puisse enfin trouver solution car depuis trop longtemps on est dans le noir.

EuropeApril 24, 2006 7:51 pm

Quelques uns de mes commentaires sur l’incontournable blog de Alain Hertoghe. :

Sujet : Ne me quitte pas

“Par contre, aucune pitié pour ceux qui “volent le sac d’une vieille dame” ou qui gâchent le quotidien de
populations déjà malmenées par des situations difficiles à vivre.”

Question à vous : Pourquoi quand celui qui est bon et qui s’intègre reussit on l’assimile aux “vrais francais” qui reussissent et quand ceux qui volent dans les sacs et soutiens et autres des dames, vielles dames et autres ne l’assimilent-ont pas aux “vrais francais” qui eux volent, tuent ?

Pourquoi faire finalement une distinction entre les francais ?

Ceux qui sont bons, gentils, beaux sont tous pareils mais quand il s’agit de ceux qui sont laids, bandits, voleurs, tueurs il y’a deux types : ceux qui doivent rester et ceux qui doivent partir (sous-prétexte qu’ils n’aiment pas la France…)

N’est ce pas là une certaine “injustice” ?

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h31

@Bernard

On peut aimer profondement ou détester entièrement Sarkozy mais il faut lui reconnaître un certain réalisme politique (ou populiste..) que peu de politiciens en France peuvent se revendiquer d’avoir. Mais ce n’est pas en le traitant de tous les noms et en l’associant au diable que vous finirez par vous debarrassez de lui, au contraire je pense que c’est dans le debat d’idée qu’il faut le combattre. Et si personne ne prends pas la peine de s’y frotter et bien un certain soir en 2007 vous allez être obligé de voter pour lui parceque finalement seulement des gens comme Le Pen ou De villier oseront se frotter à la Sarkomania.

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h40

Ne nous quittons pas !

“Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter.” Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, 22 avril 2006

Et bien moi je lui repondrais comme ca :

S’ils aiment la France eh bien qu’on leur donne tous des papiers pour qu’ils restent ?

Dans les deux cas, je ne pense pas que ce soit aussi facile malheuresement !

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h46

EuropeApril 3, 2006 10:01 pm

Commentaire que j’ai fait suite à un post sur le blog du journaliste Alain Hertoghe.

*********

Si je peux me permettre un mot dans votre débat/révolution franco-francais en tant qu’observateur de l’extérieur, c’est qu’on a l’impression (en tout cas moi) que la “spécificité française” est institutionnalisée partout en France et dans toutes les couches de la population.

Lionel se demandait à quoi ca sert de voter UMPS. Moi j’ai bien l’impression que depuis quelques années, ce n’est pas les différentes politiques et leurs idéologies qui sont liées mais plutot le peuple qui ne sait plus s’il est de gauche ou droite, pourtant les lignes des parties sont restées presque pareille depuis. Ce que je veux dire c’est ce que finalement j’ai l’impression que vous êtes tous des syndicalistes à la recherche d’un homme politique providentiel, mais en autant qu’on ne touche pas à ses acquis. Quand on est de droite, on ne veux pas d’impôts sur le revenu. Comme en général ils ne peuvent pas se permettre des manifs comme les jeunes (insolents, téméraires et à la limite sans crupule), on a recours à d’autres moyens de pression tout aussi révolutionnaires.

Bref il n’y a pas en France d’un côté les syndicats et les gauchissants et de l’autre la droite (qui se dit réaliste), mais deux grands forces syndicalistes face aux gouvernements (peu importe sa couleur)

EuropeMarch 24, 2006 12:12 am

Mr Dominique de Villepin a bien des soucis ses jours-ci. Il n’est même plus question de savoir comment vont les sondages tellement cette étape est bien loin. Comme tout Premier ministre de sa république, il veut des réformes et est même prêt à se battre pour ses idées et ses convictions, même si la frontière semble bien mince entre se battre ou se suicider politiquement.
Depuis la prise de la bastille, l’hexagone est restée figé dans le temps la seule idée en tête étant celle de révolution à grande ampleur. On se mobilise, on se rassemble et on ensemble on veut lutter contre tout. Le seul mot finalement qui semble fédérer l’ensemble de la France et que l’Europe a appris à connaître un certain 29 Mai est NON. En fait les français ne sont pas devenus nonistes à cause de l’Europe car ils le sont depuis 1785.

EuropeMarch 20, 2006 7:53 am

Et nous revoilà. Cette fois au programme c’est CPE. Au dela du sujet et des enjeux, c’est hallucinant de voir à quel point les francais sont absolument et totalement refractaires à toutes reformes dans leur pays. On a l’impression finalement que peu importe qu’ils s’agissent de bonnes ou de mauvaises reformes, le credo reste le même : Non et NON ! Pourtant tout le monde (gauche comme droite, extremes comme altermondialiste) est convaincu que le marasme économique que subit la France est chaque jour de plus en plus grandissant à cause justement d’un retour sans cesse vers un glorieux passé qui a donné tant d’acquis sociaux qu’aucun autre pays pratiquement dans le monde n’a.

À chaque fois, on revient à cette date historique de Mai 68, je me demande pourquoi ils ne l’ont pas choisi comme fête nationnale tellement elle a marqué les esprits (probablement 6 francais sur 10 comme les statistiques pour les CPE ). Il y’a quelques mois, quelques députés sondaient le terrain sur une éventuelle loi d’interdiction de fûmer dans les endroits publiques comme ca se fait de plus en plus partout ailleurs. Comme d’hab, les defenseurs de la liberté individuelle, du bagage et de l’héritage laissés en 1968 sont sortis de leur torpeur. comment ils ont pu faire sur la loi sur la laicitié ?

A votre avis : Que se passerait-il par exemple si un jour un premier ministre audacieux decidait de supprimer complétement le minitel de la France ? surement beaucoup de manif à prévoir…

EuropeNovember 18, 2005 8:22 pm

Le calme est revenu. On est revenu aux 60 voitures brûlés par jour. Tout le monde peut maintenant enfin retourner tranquillement à ses occupations d’avant guérilla. Les médias à la langue de bois, les politiciens à la démagogie quotidienne en oublie permanent des problèmes quotidiens de la population ‘racailleuse’ et enfin la racaille à sa souffrance quotidienne, du moins jusqu’au prochain soulèvement. Peut-être qu’au détour on en reparlera à la prochaine campagne électorale présidentielle qui risque d’être aussi drôle et cynique que la dernière. Mais pour ces jeunes là, ils auront au moins retenus une seule leçon. Des fois il vaut mieux casser tout pour se faire offrir le minimum qu’on est censé avoir et c’est ce bas qui fait mal. Tout le monde aura compris que malheureusement dans bien des cas, le politique ne réponds pas toujours aux demandes diplomatiques en bonnes formes mais préfère des bras de fer musclés et forts pour enfin karchériser les quelques problèmes petits mais lourds de la jeunesse des banlieues. Au passage on n’oubliera pas de féliciter les fidèles policiers pour leur travail exemplaire, eux qui n’ont sans doute rien à se reprocher dans cette histoire. Au contraire pourquoi ne pas les donner quelques bonus pour avoir fait leur travail. en attendant, les couvres feux resteront en vigueur pour trois petits mois. Sarkozy peut continuer son beau travail contre l’axe du mal et faire trembler la droite, du centre droit à l’extrême droite car même Le Pen a peur de lui.
Il ne reste plus qu’à s’occuper de la Corse maintenant. Il mérite a bien des égards à se faire karchériser pour le tout le trouble qu’ils sont causés depuis le temps.

s. Waffo

EuropeNovember 10, 2005 12:24 am

Quand on voit les images qui nous viennent de l’hexagone, on semble compatir à la situation précaire qui existent en France mais hélas encore plus à celle que vivent toutes ses populations de banlieues. Dans la communauté internationale, beaucoup trouve la situation rocambolesque et se laissent parfois aller à un mépris sans limite de ses pauvres ‘racailles’ qui n’ont ni espoir, ni présent, ni avenir. Tout le monde semble aujourd’hui vouloir jeter la pierre sur la face de la France sans toutefois penser avoir des reproches à se faire en matières d’immigration d’une part mais surtout en matière d’intégration … Ils sont nés en France, on grandit en France et parfois n’ont jamais rien vu d’autres que le fait français mais pourtant ils ne seront jamais considérés comme des français. Ce qu’on voit aujourd’hui sur les télévisions n’est pas un problème d’aujourd’hui ni d’hier mais la conséquence de plus de 30 ans d’inaction en matière d’intégration. Malheureusement, ce qui arrive aujourd’hui n’est qu’un signe avant coureur de ce que devra subir toutes les sociétés occidentales et industrielles de notre époque. Beaucoup de sociétés et de modèles ont longtemps cru avoir réglé le problème. La triste réapparition du fanatisme religieux a ressorti des lointaines profondeurs souterraines le spectre d’une politique d’immigration et d’intégration qui semble ne pas fonctionner. Seul les États-Unis parait échapper à ce futur drame et je vous expliquerais pourquoi.

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EuropeNovember 9, 2005 2:42 am

Bon, là je crois que la droite UMPiste a fait toutes ses preuves. Si l’on doutait encore de la main peu glorieuse qu’avait l’UMP, les dernières cartes qu’elle a jouées sur la sécurité intérieure ont été contre elle. Je me rappelle encore des dernières élections présidentielles et du moment précis à partir duquel on a commencé à douter de la victoire de la gauche. Lorsque le spectre de l’insécurité a été martelé de long en large par tous les médias et journaux au grand plaisir de la droite Lepéniste, toute la classe politique et surtout une grande partie de la gauche ont parié sur l’absence d’un plan sur la sécurité dans le clan Jospin alors qu’une partie de la droite modérée ont été séduit par le discours on ne peut plus alarmiste de Chirac sur la fracture sociale et l’insécurité chronique qui sévissait en France en ce moment.

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EuropeNovember 6, 2005 7:04 pm

Voilà déjà plus de dix jours qu’une véritable guérilla urbaine s’est installée en île de France. La plupart des banlieues pauvres ont cédé à la tentation anarchiste et tous les soirs, de pauvres citoyens assistent passivement en participant à la dégradation de tout. Un petit groupe qu’on qualifia de racaille a pris le contrôle des opérations. Suite à une pseudo poursuite avec la police, deux jeunes sont morts et depuis, rien ne va plus, les jeux sont faits. Bon, que ça arrive, encore là on peut (essayer de) comprendre, mais que depuis dix jours, une insurrection de jeunes puissent tenir tête à toute une France, là il y’a un problème. Tous les jours, plus de 500 voitures sont brûlés, des écoles, des mosquées ainsi que biens privés, publiques et tout ce qui rapproche de près ou de loin à l’autorité sont passés à tabac. Mais que se passe-t-il ? La société a peur. Le gouvernement jappe et aboie tous les jours aux journaux de 13h et aux 20h, mais entre les deux rien n’est fait.

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Général, EuropeOctober 27, 2005 12:56 am

S. Waffo

Encore un débat qui revient souvent sur ce site. N’étant pas français et ayant une vision extérieure car vivant au Canada et surtout au Québec depuis cinq ans je peux donner un point de vue neutre. La France va mal et tout le monde le reconnaît, elle est malade et même dans un coma profond qui est de plus en plus long. Seul l’extrême gauche, je crois semble l’oublier de même qu’une partie de la gauche que je qualifierais comme la tendance de la gauche noniste. L’extrême droite a le mérite de le reconnaître, mais la proposition de société qu’ils veulent à déjà entraîner dans le passé des résultats monstrueux (Hitler en Allemagne ou encore Mussolini en Italie) et ne saurait être remise sur table.

Il faut trouver une solution mais s’enfuir comme le font Maurice G. Dantec (*) et autres n’est sûrement pas la solution. Au contraire je dirais même, pour avoir entendu ce Monsieur déblatérer à deux reprises aux versions française et Québécoise de Tout le monde en parle que c’est une très bonne chose pour la société française de se débarrasser de gens pareils (parasites) et que malheureusement le Canada hérite d’imbéciles notoires avec un discours acerbe et sans véritable but d’avancement sociétal. Si ces ancêtres avaient raisonné comme lui, il ne serait encore aujourd’hui qu’un spermatozoïde. Heureusement il y’a encore des gens qui contrairement à lui croît car un homme qui ne croit plus, est un homme comateux.

Il s’agit de trouver quel est le choix éclairé à faire entre les deux seules vraies alternatives possibles et censés. Pour moi ces alternatives sont la gauche et la droite. Mais pas n’importe laquelle. Il s’agit de choisir entre une droite sarkozyste et une gauche jospiniste. Dans chacun des camps, les autres choix ne sont pour moi que des choix dans le seul but de vouloir gagner une élection et donc de parfaire un besoin égoïste personnel et je pense que les longs mandats successifs de Mitterrand et de Chirac en sont des exemples notoires et à proscrire. Et c’est dans ce même cadre que je place les amis Galouzeau et Fabuis. Aujourd’hui, il faut faire un choix entre une droite ou une gauche libéraliste. Le mot qu’il convient de mettre donc au centre de tout est libéralisme. Il n’est plus permis dans le monde de vivre différemment et de rêver à un État providence divin sans concurrence et à l’abri de la mondialisation. L’exemple d’une Chine capitaliste en est l’exemple même.

Malheureusement je crois qu’une grande partie des français se revendique noniste même sans l’admettre en toute honnêteté. Et c’est pourquoi ceux qui ont réussit souvent à sortir voir ce que d’autres sociétés proposent semble mieux le comprendre.

(*) Entrevue : écouter une de ses entrevues à l’émission “États généraux” de France 5 consacré à ces Français qui s’expatrient

EuropeOctober 4, 2005 6:26 pm

J’écrivais déjà dans un article précèdent, juste après l’échec du sommet européen du 16 juin (l’Europe à la merci de l’agriculture) que la raison principale du NON n’était que pure fabulation. Je ne m’étonnais guerre du vote des extrêmes (droites et gauches), toujours cohérent avec leurs idéologies et même leurs actions mais par contre je fustigeais celui de la gauche du Non :

“ceux la même qui sont contre la constitution car du point de vue social, elle va affaiblir croit-il les chèques de RMI, elle va donner tout le travail au plombier polonais (Bolkestein). ”

En lisant le livre “Des raisons du Non” d’Olivier Duhamel paru aux éditions Du Seuil et écrit à chaud juste après les résultats du référendum du 29 Mai et que m’avait offert en cadeau quelqu’un de très bien, j’ai pu constater encore et surtout à quel point beaucoup de gens ont été trompé, manipulé et trahi lors de la campagne pour ce vote. Je parle de tous ses jeunes (et ils sont nombreux) à avoir voter NON car croyant qu’il s’agissait d’une constitution ultralibérale anti-sociale et aux antipodes des valeurs de la république.
Dans cet opium, Olivier Duhamel écrit :

« La gauche du non réussit à faire croire que la question principale était sociale. Bien joué, puisque tel était le souci premier des électeurs. Mais mal joué au regard de la vérité, puisqu’en la matière la Constitution apportait certes des améliorations (objectifs sociaux, droits sociaux, sommet social annuel, clause sociale) mais sans bouleversement fondamental. Et pour cause, la compétence, ici est nationale. La principale novation résidait ailleurs. Dans la création d’une Europe politique… …C’est cette nouvelle étape que les citoyens attendaient, c’est cela dont nous avons besoin face à l’hyper-puissance américaine et aux nouveaux géants émergeants, du Brésil à la Chine en passant par l’Inde. C’est sur ce grand sujet qu’aurait dû porter le débat, et le vote. Là est l’occasion gravement manquée »

Attac, Mélenchon, Emmanuelli et le très exécrable Fabuis ont réussi leur coup et on ne peut que les féliciter avec brio. Mais ils auront tous rendez-vous avec l’histoire le jour du rendement de compte. Hollande a sans doute une part de responsabilité, fut-elle minime dans tout ca. S’il avait écoute son tres illustre prédecceur, Lionel Jospin, il aurait du alors appliquer dès decembre la politique TSF. Mais heuresement vaux mieux tard que jamais…

S. Waffo

EuropeSeptember 19, 2005 2:53 pm

Dans la famille Merkel, tout le monde s’inquiete pour Dorothea Angie. À 51 ans, elle n’est toujours pas casée et n’a pas encore pu bâtir sa propre maison. Il etait donc temps pour cette ancienne ministre de Helmut Kohl d’enfin voler de ses propres ailes. Alors qu’elle caracolait en tête des sondages dans le restaurant de ses “parents”, elle a enfin rencontrer l’homme qui semblait prédestiner à vivre avec elle, peut-être plus de temps que prévu. Gerhard, homme accompli à qui tout avait reussi jusqu’à ce mois de Mars de 2005 ou il a perdu son fief de Rhénanie-Westphalie et qui ne s’attendait surement pas à tomber dans les bras de Angie. Le peuple allemand en a décidé autrement et aujourd’hui, le couple risque peut-être de se marié même s’il y’a 0.9 points de différence entre les deux. L’exemple de ce film saura surement donné des idées en France. Je verais bien un mariage Sarkozy-Villepin ou Fabuis-Hollande(Président-Premier ministre ou l’inverse).

EuropeJune 28, 2005 2:52 am

S. Waffo, « politiciable »

Je me demande quand est ce que les gens vont enfin se décider à se tourner vers un modèle social non pas calqué sur la réalité de la révolution ou encore de Mai-68 mais sur celle de 2005. Rumsfeld a parlé de vielle Europe et tout le monde s’est insurgé, pourtant à bien y penser, il y’a plus qu’un fond de vérité. On peut ne pas être d’accord sur la façon avec laquelle des hommes comme Blair et Sarkozy voient le futur, mais on peut s’entendre sur le fait que pour l’instant ça n’avance pas, tout au contraire on recule.

En mai 68 il n’y avait pas de A380, pas de concorde, pas de Chine et en Inde il n’y avait que peu d’ordinateur. il faut vivre dans son époque sans avoir peur de l’affronter. Le mérite de Blair ou de Sarkozy c’est qu’ils veulent aujourd’hui parlé de ce présent (ou passé) qui donne 20 millions de chômeur. Il y’a un réel problème !

oui ? non ?

P.S: En réponse aux hommes et femmes qui vivent en France et qui ne veulent pas évoluer..
(voir le débat)

EuropeJune 26, 2005 10:30 pm

S. Waffo, « politiciable »

À Bruxelles, capitale de l’Europe, les drapeaux qu’on peut y apercevoir sont plus souvent européens que belges. Le nombre de belges doit sûrement d’ailleurs diminuer de façon contrairement au nombre d’européen. Plus de 40 ans après les premiers rêves d’une communauté économique, l’Europe est aujourd’hui au cœur de son épanouissement. Bien d’eau ont coulé, bien de traité, de pacte et de compromis ont façonné cette Europe qui laisse son coté traditionnel (vielle Europe) au profit d’une société avant gardiste à l’épreuve du temps. Mais elle n’est pas la seule. L’Europe de demain devrait lutter contre d’autres grands : les États unis qui continueront tant bien que mal à dominer l’essentiel des débats, la Chine qui avec ses milliards de Tee-shirt et de chaussures à fausser les débats économiques, L’Inde avec sa science et ses informaticiens qui naissent tous les jours comme des grains de poudre de curie. Bref le combat s’il y’a, n’est pas encore gagner, d’autant plus qu’à l’intérieur de l’Europe tout n’est pas encore décidé. Europe fédérale comme aux États-Unis ? Confédérale comme au Canada ? nouvelle invention ?

EuropeJune 24, 2005 3:01 am

Même pas un mois que le referendum en France et au Pays Bas se sont soldé par un Non « xénophobe » et voila que l’Europe est plongée dans la crise tant attendue par les partisans du OUI. Le dernier sommet européen du 16 juin a confirmé toute la tendance d’avant et après referendum. L’échec est total ! La vielle Europe n’a pu trouver un consensus pour son budget et reçoit pour la deuxième fois en moins d’un mois une énorme gifle. En fait il s’agissait pour les 25 de tendre la deuxième joue après la première baffle du 29 Mai et du 01 juin (*), la loi du talion étant révolu depuis le nouveau testament. Et ils l’ont fait avec brio ! Bien que chacun des 25 rejette la faute sur l’autre, il s’agit au fond d’une crise d’ensemble. C’est le véritable premier défi de l’Europe. Alors que tout le monde pensait que la crise existentielle viendrait de la monnaie européenne toujours plus haute que l’Everest et le Kilimandjaro réuni face au dollar américain, c’est plutôt l’Europe politique qui semble traverser un sale temps bien que ce soit pour des raisons budgétaires, donc économiques.

La suite…