Général, CanadaApril 24, 2008 9:28 am

OK. C’est la grande crise d’identité dans la société (surtout des Baby-boomers). 16 voitures ont été brûlées suite à la victoire convaincante des Canadiens de Montréal en séries. OK, ce n’est que la première série et déjà les partisans des Habs deviennent fous. Mais enfin, ce n’est pas une raison pour que toute la société (ie Montréal…) crie contre des pseudo violences urbaines. Vous me voyez venir?

La faute des médias

Continuons. Les événements ont lieu lundi après le match contre les Bruns de Boston, c’est-à-dire (en abrégé, ie pour les non-scientifiques) après 22h. Hors la majeure partie des journaux de la métropole ont déjà tous bouclé leur montage du mardi et les imprimantes fonctionnent à temps plein.

Moralité, il faut attendre mercredi pour voir nos médias bien aimés se jeter en pâture contre une horde de jeunes délinquants, furieuse, sans avenir et sans aucun respect du bien d’autrui. Mais surtout, il faut les voir monter au créneau contre les pourtant valeureux policiers et crier à la perte totale de contrôle. Pardon?

Faudrait-il rappeler à quelques-uns qu’il n’y a eu que 16 voitures brulées pour aucun mort, ni blessé? Comme le souligne Jean Lapierre, aujourd’hui chroniqueur à l’émission puisqu’il faut se lever de Paul Arcan, c’est dommage que ce soit arrivé mais c’est tout de même mieux que ce soit des voitures de police plutôt que des hommes ou des femmes ou encore pire des enfants. Cette volonté de droitisation à l’extrême de la société est énervante. Mai 68 est n’est plus qu’un vaste souvenir. Nous sommes en 2008.

Petit rappel

Lors des violences urbaines en France, au plus fort de la crise, il y a eu plus de 1500 voitures brulées par jour. Mais attention, soulignons-le pour nos adeptes de la Police de la matraque, en France, il faut savoir que tous les jours, près de 60 voitures sont brulées! Et encore, c’est loin des 45000 voitures brûlées annoncées par certains pour la seule année 2005. Alors, est-ce une raison suffisante de partir en crise lorsqu’une fois tous les 70 ans, 16 voitures brulent à Montréal?

CanadaMarch 19, 2007 10:14 pm

Le 26 mars prochain, ce sera l’occasion pour les sept millions de québécois d’exercer le droit le plus fondamental de la démocratie : le vote. Bien sur, tout le monde ne se prévaudra pas de ce droit important et le taux de participation toujours en dégringolade donnera encore des sueurs froides aux héritiers de Weber, Montesquieu, Socrate et autres penseurs du «gouvernement du peuple par et pour le peuple».

Plusieurs choix sont possibles pour l’électorat de la belle province. Si les trois principaux partis font figure de mastodontes indéracinables dans un schéma politique pourtant récent, la présence des tiers (terme pourtant peu propice) que sont le parti vert et Québec solidaire aura l’avantage de ratisser large dans les opinions politiques.

Mais pour qui voter ? La question n’est pas simple et mérite qu’on y pense sérieusement, avant de se jeter corps et âme dans des solutions minoritaires qui n’auront pour seul avantage que de ne préparer à des élections dès l’assermentation d’un quelconque premier ministre. Mais si vous êtes de ceux qui vont répondre à la question/titre, vous aurez au moins le mérite d’être qualifiés de CITOYENS.

Entre Boisclair, Charest, David, Dumont et Mckay, le choix est quand même simple. Même si complexe à priori. À vous de voir et de juger.

Votez pour André Boisclair du parti Québecois si vous êtes souverainistes ou séparatistes ou nationalistes (quoi que..). En faisant abstraction de la question nationale (même si c’est impossible), le parti québécois reste quand même un parti social-démocrate de centre gauche dont les valeurs comme la famille, le travail, le social, l’entraide ou la compétitivité sont les maitres mots. Cette année, le parti a misé avant tout sur l’éducation comme socle d’une réussite irrémédiable. Le Gel des frais de scolarité est d’ailleurs l’une des propositions concrètes faites en ce sens. Si la santé reste indéracinable des préoccupations du parti, il ne faudra pas rêver d’une baisse d’impôt avec le PQ. Ce n’est pas une idée de la maison, allez voir plutôt ailleurs…

C’est-à-dire au Parti Libéral du Québec (PLQ). Baisse d’impôt et Santé sont les chevaux de bataille du parti de Jean Charest, premier ministre sortant. C’est aussi le parti du fédéralisme, quel qu’il soit. Asymétrique ou d’un autre genre, vous êtes assuré en votant pour la maison de ne jamais quitter le Canada. Son entente cordiale et presque parfaite avec le gouvernement de Stephen Harper a fait oublier les catastrophiques rencontres entre le fédéral de Paul Martin et le provincial de Mr Charest. Avec le PLQ, les étudiants payeront pour leur étude, les garderies resteront à 7$ pour un temps indéterminé et les mécontents resteront mécontents. Mais si vous êtes de droite modérée, si vous pensez qu’il faut donner à l’entreprise suffisamment de ressources pour que l’ensemble de la population puisse par la suite s’enrichir, vous êtes mieux de voter pour Mr Charest et ses 124 autres candidats. Mais si vous ne croyez plus trop à ce vieux modèle québécois, la solution est….

Adéquiste. Elle s’appelle l’option Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec. Vous ne croyez plus aux gouvernements de ces 20 dernières années. Vous en avez marre parfois et surtout de ces immigrants qui emmerdent le monde, vous souhaitez donner aux politiciens classiques une leçon de populisme, voté pour l’action avec l’ADQ. Ici pas de chiffres avant d’autres chiffres. Les vieux et les gens de régions sont les bases du système. Presque pas d’équipe, mais un chef. Un chef qui dit ce qu’il pense et pense parfois ce qu’il ne dit pas. Un chef prêt à tout pour gouverner et qui met la dette et/ou la croissance au centre de l’univers. Il vous redonnera votre argent directement. Moins de programmes de garderies, plus de commissions scolaires, votre argent on vous le rend, quitte à tout chambouler. Et finalement on ferme la question nationale et on ouvre les portes d’une autonomie. Autonomie envers le Canada ou le Québec ? Rien n’est certain. Il faut une solution. C’est le parti à la droite du centre droit. La solidarité on y pense, mais pas trop. On laisse cela aux deux autres de….

Québec Solidaire. Déjà ils ont deux chefs : Françoise David et Amir Khadir. Ce qui n’est pas très fort en politique, car il faut au minimum savoir ce qu’on veut dans ce monde de requins. Eux, c’est la gauche à gauche du centre gauche. Si vous croyez au social comme moteur de la vie politique, vous êtes en terrain sûr. Nationalisation de l’éolienne ou gratuité scolaire sont quelques une de leurs qualités. Sans compter bien sûr sur les thèmes traditionnels comme la justice sociale. Mais l’idée d’avoir un député ne semble pas trop leur tenir à cœur. Prenez l’exemple des deux chefs. Le seul choix de leur circonscription laisse à réfléchir. David a choisi Gouin, chantre péquiste et comté de Nicolas Girard qui dans les faits agit comme #2 du PQ. C’est aussi l’ancien compté du chef péquiste André Boisclair. Dans le cas de Khadir, il a choisi Mercier. Là encore, c’est presqu’un bastion péquiste. C’est le compté de Daniel Turp, le monsieur International du PQ. Mais comme nous sommes en politique, tout est possible. Il ne reste donc qu’un seul sujet à traité : l’environnement. Et çà c’est l’affaire du…

Parti vert. C’est un jeune parti qui se cherche encore. Ils sont pro-environnement à 300% et cela personne ne peut le contredire. Mais au-delà de çà, pas grand-chose. Santé ? Éducation ? Gel ou dégel ? Dette ou déficit ? Scott McKay, le tout nouveau chef (depuis plusieurs mois quand même) devra mieux agencer son discours afin que l’opinion publique sache vraiment de quoi il est question outre la question de l’environnement. Même si, oui de plus en plus on ne pourra plus rien faire si cette question n’est pas au centre des préoccupations des différents gouvernements. C’est d’ailleurs pourquoi la majorité des partis politiques ont une idée et une position assez ferme dessus. Maintenant il y’en a qui en font un peu plus, d’autres un peu moins. En général il est mieux d’avoir une idée de la gestion gouvernementale pour ensuite pouvoir faire des propositions concrètes. C’est pourquoi les positions du PLQ, du PQ (et dans une moindre mesure) de l’ADQ sont probablement celles qui se rapprochent le plus des stratégies viables.

Au final, il faut voter, peu importe vos aspirations. Il faut, autant que faire se peut éviter les votes qu’on dit contestataires ou même utiles et voter pour ses propres aspirations ou selon le candidat qui se rapproche le mieux de ses valeurs. À ceux qui auraient la malencontreuse idée de ne pas voter, il vous reste sept jours pour faire de vous un être humain du 20e siècle, c’est-à-dire un citoyen politique.

CanadaOctober 23, 2006 7:29 pm

www.stephanewaffo.com

Depuis plus d’un mois, l’ensemble de la communauté médiatique du Québec et de Montréal a trouvé un nouveau sujet passionnant. Celui de la situation de la métropole face à la spectaculaire montée des gangs de rues. On y apprend qu’ils auraient pris subtilement la place des motards obligés de se faire un peu absent depuis les dernières opérations commandées organisées par les services de la police et qui à mal l’organisation criminel (du moins pendant un moment). Du jour au lendemain on nous fait croire que le phénomène malheureusement pas rare est grave, urgent et suicidaire. Pas que je sois contre les médias, loin de là (d’ailleurs je me revendique un peu de la familia..) mais il faudrait sérieusement arrêter de prendre les pauvres lecteurs idiots et naïfs qui croient tout ce qu’on leur dit pour pire qu’ils le soient. Ce que je veux dire c’est que la majorité (des personnes alertes de notre société) n’est pas du tout étonné de la situation. Que l’on soit lucide, solidaire ou tout autre, on se rend bien compte de la déchéance programmée de l’être humain. Le problème ne s’arrête pas juste aux gangs de rue, il va aussi plus loin et peut se généraliser parfois à l’ensemble des couches. L’exemple de la situation des 70% des automobilistes montréalais qui brûlent des feux rouges tout au long de la journée.

Quand je lis les longues pages sur le sujet dans La presse ou dans le Journal de Montréal, ca me rend remonté et triste de voir par exemple la situation de ses pauvres filles qui se retrouvent dans une suite d’engrenage inextricable qui malheureusement finit presque toujours très mal.

Extrait de l’article Les gars autour de la fille de Caroline Touzin du journal La presse

« Une autre scène lui revient, terrible celle-là. Deux gars immobilisent une fille nue, couchée sur le ventre dans un lit. Le premier la tient par les chevilles, l’autre par les poignets. Un troisième, assis à cheval sur ses fesses, grave directement dans sa peau, avec un tournevis, trois lettres qui vont finir par couvrir toute la largeur du dos de la fille: MOB (pour Money Over Bitches, l’argent prime sur les chiennes).

Julie se fait la promesse de ne jamais devenir une «bitch». Elle n’a peut-être que 17 ans, mais elle se sent forte, sûre d’elle. Durant ces trois jours et trois nuits, elle s’est sentie l’égale des gars. Je suis plus intelligente qu’eux, se dit-elle, et je suis capable de boire autant qu’eux. Non, elle ne finira pas à la rue comme les autres « bitches » ».

C’est d’une tristesse infinie et bien heureusement, il y’a les médias pour nous rappeler dans quelle état de perdition nous vivons parfois. C’est le rôle de la presse et il faut le saluer. Mais alors quand cette même presse commet l’irréparable de faire des approximations et de mélanger genre et chose, patate et tomate dans le même panier et tomber finalement dans une généralisation implicite facile et malsaine il faut lui dire stop. Le journalisme comme moyen de dépeindre ou décrire les maux et les tares de la société c’est une cause plus que noble que j’estime grandement et qui me rends fier lorsqu’à mon tour j’y participe (comme maintenant !). Mais le journalisme a un devoir moral encore plus grand que celui qu’il critique. Ce que je reproche à quelques uns de «mes confrères» c’est de faire des amalgames intuitifs dans un sujet aussi délicat et aussi grave qu’est le phénomène des gangs de rue. Voici une réaction à l’article précédent qu’un internaute a écrit :

« Tout se résume en deux mots : décadence et lâcheté. Lâcheté tout d’abord de notre société et de nos dirigeants (politiciens, intellectuels, artistes, donneurs de leçon…) qui nous ont lancé tête première dans le multiculturalisme faiblard et l’ultra-tolérancisme tittu quanti.

Nous faisons aujourd’hui le décompte de nos malheurs. Noirs qui se pavanent impunément comme des héros dans nos rues alors qu’ils ne méritent rien de moins que la corde ou la déportation. et que faisons pendant ce temps-là ? rien. Nous déblatérons alors que la maison brûle»

Tout ceci est grave et dangereux et j’estime que plus que la faute des politiques et des politiciens, c’est de la responsabilité des journalistes de faire attention à ce que la cause noble qu’il serve ne se retourne pas tel un boomerang pour créer une nouvelle tare.

CanadaSeptember 25, 2006 3:32 pm

Après la tuerie de Dawson de la semaine passée à Montréal, une journaliste bien connue pour ses bassesses habituelles est sortie de ses gongs et s’est laissé aller dans une satire complètement stupide, farfelue. Dans le journal anglophone The Globe and Mail, la journaliste en question justifiait la « série » de tueries qu’à connu le Québec et surtout Montréal par l’adoption il y’a près de vingt ans de la loi 101 sur les langues. Cette loi oblige tout nouvel arrivant au Québec à envoyer ses enfants dans des écoles francophones jusqu’au niveau du secondaire.

Primo il faut rappeler qu’en fait de séries, il y’en a eu que trois dans la métropole montréalaise : Polytechnique il y’a 15 ans ou un jeune qui n’avait pas été admis est rentré dans l’école et a abattu une dizaine de femmes reprochant à la société le fait que des femmes puissent s’accaparer d’une partie de la chasse gardée habituellement masculine. Il faut aussi signaler que Marc Lépine (le tueur) était moitié algérien et moitié québécois. Ensuite il y’a eu Concordia ou un immigré russe a tué quelques femmes et.. finalement Dawson la semaine passée avec Kilmour Girl, un québécois dont les parents d’origine sikh sont installés à Laval depuis près de vingt ans.

Mme Wong a insisté sur le fait que les immigrants qui arrivent du Québec pour plusieurs (dont surtout la langue) avait complètement raté l’intégration des immigrants et que le Montréal qu’elle avait connu dans le passé n’était plus le même Montréal cosmopolite et hautement diversifié d’antan !

C’est vrai je ne connais pas le Montréal qu’a connu Jong, mais par contre celui de maintenant, je ne suis pas sur qu’il était aussi multivarié que celui que je connais. Faite un tour dans n’importe lequel des transports en commun de Montréal et de Laval et vous serez agréablement surpris par la diversité que vous croiserez. Un ami qui revenait de Russie m’a confié l’espèce de choc qu’il a eu à son retour à Montréal. Il m’expliquait qu’à Moscou ou à St Petersbourg, tout est homogène, tout le monde se ressemble et quand il est revenu, en prenant le bus et le métro il a tout de suite été frappé par cette richesse car il faut le dire du paysage montréalais. Faites un tour à Jean Talon, Côte des neiges, Parc ou même sur la rue Sainte Catherine et vous verrez à quel point personne ne parle la même langue.

Au delà de tout ca, affirmé avec tant de véhémence que quelqu’un qui se lève un matin, complètement fucké dans sa tête et qui prends une carabine pour tirer sur de gens au hasard (blessant et tuant une autre immigré) est le simple fait de sa non intégration complète dans la société (car obligé d’apprendre le français) révèle d’un pur fantasme et fanatisme pour la démagogie, la subjectivité, le populisme de sous classe et de bas étage, bref de rien. Mme Wong a donc rater la plus belle occasion de sa vie de fermer son toupet et il aura fallu l’intervention de pas un mais de deux premiers ministres (celui du Québec et du Canada) pour remettre les pendules à l’heure.

Mais malheureusement le scandale qui a suivi n’est nullement la faute de cette pauvre journaliste. Le fait est que normalement il aurait été du devoir du journal et de son comité éditorial de faire marche arrière et de ne pas publier ce torchon inutile et au contraire propice à créer au sein de la société canadienne et québécoise une rancœur complètement inutile.

CanadaJune 7, 2006 5:29 am

Pour la deuxième journée de la conférence de Montréal, il s’agissait de placer la culture ainsi que la santé dans la société et dans le développement de cette société. Tout commence sur le thème des industries culturelles, nouvelles technologies et propriété intellectuelle ou tour à tour les conférenciers nous ont présenté l’organisation africaine de la propriété intellectuel (OAPI), ce qu’elle est, ce qu’elle représente, les limites auxquelles elle doit faire face ainsi que les objectifs à atteindre dans un prochain horizon afin d’être au diapason de ce qui se passe sur la scène mondiale. Ensuite, petit topo sur un autre cas particulier de pays en développement, la république dominicaine et finalement précisions importantes sur le préservation de la culture et plus particulièrement de ce qu’on appelle le folklore dans la société mondiale au firmament de la globalisation par l’instance mère, l’OMPI, l’organisation mondiale de la P.I.

Le directeur général de l’OAPI Antioumane Ndiaye a donc commencé son allocution par définir avant tout la mission première de son organisation. Pour lui, il s’agit essentiellement de «servir d’office de propriété intellectuel pour l’ensemble de ses états (16) ». Et cette mission passe par deux volets : industriel pour la création de l’esprit, des marques ou encore d’indications géographique et littéraire artistique pour tout ce qui est du droit d’auteur ainsi que des différents autres droits connexes qui s’y rattachent (artistes, interprète, etc..). Il a longuement insisté sur le caractère particulièrement difficile de cette mission en rappelant par exemple que seul entités national pouvait avait un droit coercitif.

Mme Ana Isabel Messina, présidente de l’Association dominicaine de la P.I. a présenté son organisation. Jeune car incorporée seulement depuis 1994, elle a insisté sur le partenariat qu’il faut indubitablement avoir entre pays et organismes, autant sous un angle multilatéral avec la sous région comme celle de l’Amérique centrale par exemple (CAFTA) que bilatéral et comme c’est le cas le Canada par exemple, bien des choses restent à faire. Elle a d’ailleurs profité de la vitrine que représente la conférence pour ardemment souhaité que le Canada puisse enfin se décider à bougé le cas de ce dossier. Mais comme la si bien noté, le président et modérateur de ce déjeuner de travail l’avocat Stephan Martin, Mme Messina sera plus que bien aidé et représenté au Canada dans ce dossier puisque l’ambassadeur de la république dominicaine au Canada n’est nul autre que Mr Messina, son mari!

Finalement dans une note plus alarmiste, le représentant de l’OMPI, Wend Wendland nous a présenté le cas du folklore (e) comme élément de la culture et qui dans un contexte de mondialisation et de globalisation arrive de moins en moins à se faire la place qui devrait être la sienne dans le monde d’aujourd’hui. Comme la souligné Alphadi, couturier nigérien, le cas des tissus Bogolans du mali, ainsi que des autres tissus africains qui sont tous les jours utilisés et pillés dans la plus totale indifférence par les industries privés comme c’est le cas en Chine ne permettront jamais au demeurant au Mali de pouvoir exprimer naturellement son folklore et surtout y en tirer les potentialités ainsi que les différents avantages inhérents.

Par la suite, en plénière d’ouverture de la journée, on a eu droit à quelques éclairements quand à ce qui a trait de la notion de culture et de développement. La ministre des relations internationales du Québec Monique Gagnon Tremblay a profité de l’occasion pour rappeler que la journée d’aujourd’hui avait entre autre but de pouvoir mettre en relief les différents thèmes qui relient culture et développement dans le but d’une meilleure diffusion de l’expression de la culture par l’éducation et l’information par exemple. Elle a ensuite insisté sur la position de l’État du Québec par rapport à la question en rappelant qu’il comptait pour près de 2,3% de son PIB et que malgré les peurs et préoccupations qui semblent se dégager dans les couloirs et salons du monde, dans le cas de Québec, la mondialisation a « facilité la fécondation mutuelle des culturelles et des œuvres. » Elle a mentionné que dans ce cadre, la culture ne pouvait que s’enrichir de nombreux apports étrangers dans une logique de métissage. C’est d’ailleurs un peu dans ce sens qu’elle a précisé la position un peu de leader du Québec dans le domaine ainsi qu’à l’Unesco et qu’il fallait donc donner toute les chances afin que la nouvelle convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles soit ratifiée suffisamment (30 pays) dans le laps assez court d’un an pour qu’en septembre 2007, enfin la culture puisse réellement occupée la place qui est la sienne. Il fallait donc a continué la ministre que l’état continue de soutenir les richesses culturelles puisque le dialogue interculturel permanent ne pouvait constituer qu’ « un gage de prospérité et de paix ».

Par la suite, le président du directoire de la Chaine française d’information internationale qui verra le jour d’ici la fin du mois nous a présenté la vision de son entreprise tel qu’ils la conçoivent, avec de façon incontournable une place primordiale pour la culture. Comme il l’a souligné, dans le monde dans lequel on vit, avec l’avènement de « nouveaux leaders d’opinions », il fallait que le monde des médias fasse de grands changements afin de ne pas manquer la caravane. Avec l’«érosion des leaders de télévisions généralistes », l’« émergence de nouveaux formes de médias comme internet », « plus d’audience captive et l’arrivée de nouveaux acteurs », il fallait tout simplement se rendre compte aujourd’hui que « les jeunes ne veulent plus subir leur vie mais ils veulent leur devancer. »

À l’heure du déjeuner causerie, après le discours du directeur général de l’Unesco qui a vite fait de placer la mondialisation au centre de ce qu’elle est réellement (« une immense avancée dans l’histoire de l’humanité, pourvu que nous sachions en dégager les potentialités et en maitriser les conséquences »), celui de Jean-Marie Colombani du Monde qui lui a expliqué la position européenne et surtout française qu’est la sienne sur la culture, enjeu pour lequel la France a été longtemps dépositaire et finalement la vision américaine (si l’on peut aussi facilement la généraliser) sur l’épineux débat par Dan Glickman, président de la MPAA (ancien secrétaire d’état pour l’Agriculture dans le gouvernement Clinton) pour qui enfermer la culture dans une logique de protectionnisme n’a pas nécessairement de sens puisque sinon elle ne peut que profiter à tout le monde, la ministre de la culture et des communications du Québec Line Beauchamp tout comme sa collègue des relations internationales n’a pas manqué l’occasion de souligner la place importante qu’a la culture pour son gouvernement et s’est même permise un petit commentaire tout à fait amical au président Glickman en insistant sur le fait que si l’État québécois n’avait pas investi et supporté la culture, il n’est pas sur que cette dernière soit aussi bien portante qu’elle ne l’ait aujourd’hui.

Après le déjeuner, il était donc temps enfin de penser à la position plus que pathétique et inquiétante de l’Afrique dans cette discussion sur la culture. Idrissa Ouedraogo, cinéaste burkinabé ne pouvait avoir meilleur illustration. Il a comparé la situation actuelle un peu à trois modes de déplacements et dans laquelle il a juste titre comparé la situation actuelle africaine à la bicyclette comme mode de déplacement et qu’il ne pouvait même pas y avoir de comparaisons possibles avec les autres modes qui sont la voiture dans le cas des Européens et des canadiens dans une moindre mesure ou encore des avions dans le cas des industries américaines. Ouedraogo a rappelé que « sous le prétexte de la globalisation des marchés la culture des pays les plus pauvre disparaissaient sans qu’on ne puisse dire petit mot » autant dans ce qu’il a appelé « la perte progressive de l’identité » que dans l’incapacité de plus en plus criarde des africains à prendre eux même leur problème en charge. Mais heureusement l’avenir n’est pas si sombre que çà a-t-il précisé. Avec l’avènement des NTIC par exemple, de nouvelles et excellentes opportunités s’offrent à l’Afrique et surtout a des coups raisonnables.
Enfin, le couturier Alphadi dans un exposé bien détaillé et précis a parlé de son cas pour illustrer l’éventail de problèmes qui se pose aux créateurs africains désireux malgré tout de tenter leur chance sur la scène internationale, malgré le lourd handicap qu’ils ont sur leur homologues d’ailleurs et notamment d’Europe et D’Amérique. Il a insisté sur le fait que bien souvent, les États africains ne reconnaissent pas vraiment les potentialités qui pourraient s’offrir à eux dans le secteur de la culture et plus précisément dans celui de la création de mode. Tout en fustigeant avec la plus haute vigueur la situation des gouvernements africains face aux créateurs, il a rappelé que ces derniers en Afrique aux yeux des banques n’avaient malheureusement aucune crédibilité. Souligné qu’il a avait décidé de rester et de travailler en Afrique contrairement à bon nombres de ses paires, il a mentionné que dans son cas, en plus de lutter non seulement contres les gouvernements, le handicap naturel face aux autres, il doit lutter aussi contre l’intégrisme religieux qui sévit dans son pays (qui s’inscrit totalement en désaccord avec l’esprit de son festival international africain de la mode).

Stéphane Waffo
www.stephanewaffo.com
Un jour à la fois, le journal du web

CanadaJune 4, 2006 1:12 pm

Paru sur le blog de mon “collègue” bloggeur Pierre Lambert.

Dans une nouvelle qui n’est pratiquement pas couverte par la presse francophone, mais par certains membres de la presse anglophone de ce beau pays, nous apprenons que Joe Volpe, candidat à la chefferie du parti Libéral du Canada aurait fait fermer un site le critiquant.

Dans la lignée du scandale voulant que des enfants (de dirigeants de compagnies pharmaceutiques) auraient contribué à sa campagne, un site Web satirique a vu le jour, le youthforvolpe.ca. Bien sur, cela n’a pas plus à M. Volpe qui, semblerait-il, a le bras assez long. Il aurait réussit à faire fermer le site en passant par le registraire du nom de domaine.

En dehors de toutes les questions éthiques que cela soulève, il y a aussi la question de la responsabilité du registraire. A-t-il le droit de juger le contenu du site et se faire juge de la situation? Surtout que le droit à la parodie existe au Canada…
Selon la version officielle du CIRA (organisme responsable des domaines .ca), ils auraient fermé le site parce que les informations données pour l’enregistrement n’étaient pas bonnes (et ils l’ont prouvé en moins de 24h). Cependant, certains prétendent le contraire.
Heureusement, le Web étant ce qu’il est, une version miroir est déjà disponible.

www.pierrelambert.com

CanadaMay 19, 2006 8:07 am

Hier on apprenait par la presse Canadienne que la société française Alstom allait porter sa cause devant plusieurs instances internationales afin de dénoncer ce qu’elle appelle “favoritisme”. Pour Mr Patrick Kron, “La question que nous allons poser aux autorités compétentes à Bruxelles, à l’OMC et aux autorités nationales, c’est s’il est normal que Bombardier bénéficie de fait d’une exclusivité sur son marché national et puisse se présenter face à Alstom et à ses autres concurrents sur les marchés européens dans le cadre d’appels d’offres ouverts et loyaux”.
Imaginons une seconde que tous les autres pays du monde applique la même façon de faire, pensez vous que Bombardier et son usine de La Pocatière puissent vivre seulement que des renouvellements de wagons montréalais ? Évidement non. Comme je le disais il y a pas longtemps, si Bombardier était si sûr de son talent et de son leadership en la matière, elle aurait du laisser tomber un “favoritisme” criard et flagrant et aller en appel d’offre en essayant de blinder son dossier (si d’aventure le besoin se faisait sentir). Voila qu’elle risque les foudres de Bruxelles, ce qui n’est jamais de bonne augure. Imaginez un seul instant que Bombardier avec la mauvaise publicité qui sera faite bientôt sur son image postule en Europe (comme c’est le cas d’ailleurs). Pourquoi les gouvernements européens ainsi que la commission européenne lui donneraient gain de cause ?
Pourtant on se souviendra que la compagnie française Alstom était prête à partager éventuellement le contrat de renouvellement des wagons avec Bombardier sous forme de consortium par exemple. Espérons juste que le ministre du Développement économique, Raymond Bachand a raison quand il dit que la décision prise par le gouvernement respecte les conventions internationales et est blindée au niveau juridique et quand il dit ne pas croire que Alstom portera plain devant l’OMC. Sinon, le scandale ne vient que de commencer.

Canada 7:29 am

Paru sur le journal du web un jour à la fois

La nouvelle est presque officielle. D’après la presse canadienne, “Le ministre du Développement économique Raymond Bachand annoncera jeudi l’octroi du contrat de construction de 300 wagons du métro de Montréal à la firme Bombardier” et ceci sans appel d’offre. On se rappelle qu’il y’a pas très longtemps, Bombardier par le biais de son président avait fait une sortie publique afin d’inciter le gouvernement du Québec a ne pas aller en appel d’offre afin que Bombardier puisse confectionner les 300 wagons futuristes du métro de Montréal, au détriment de la compagnie rivale Alstom. Le ministre de l’époque Claude Béchard avait pratiquement donné son accord de principe à cette démarche en faisant ainsi d’une pierre deux coups : Donner un contrat important à une compagnie québécoise en pleine restructuration depuis quelques années mais surtout permettre la survie dans sa région de l’usine Bombardier de La Pocatière dans sa circonscription de Kamouraska-Témiscouata.

Sans douter du savoir faire de Bombardier en la matière, il faut quand même admettre qu’il y’a là un petit problème non seulement d’éthique mais aussi un manquement à une certaine rigidité dans la façon de faire. C’est normal de vouloir garder plus d’un milliard de dollars canadien dans la province, mais il faudra admettre qu’il s’agit là d’un petit coup en bas de la ceinture pour Alstom. S’ils sont si forts les messieurs de Bombardier pourquoi ne pas donc aller en appel d’offre comme ca se fait partout ailleurs ?

Certains me diront que c’est tout à fait normal de donner ce contrat à Bombardier. Soit, c’est toujours mieux quand on garde l’argent à la maison. Mais il faut bien se rendre compte qu’à partir de là, on peut en être aussi victime dans le futur. Déjà dans le cas du bois d’œuvre il ne faut plus que ces mêmes personnes se permettent de critiquer les États-Unis. On peut bien faire des règles et des zones de libres d’échanges mais à quoi ca sert de ne pas les respecter quand on se sent attaqué ? La question vaut bien sur pour les USA mais aussi pour tous les autres.

CanadaMay 18, 2006 9:55 am

Encore un beau coup du premier ministre Stephen Harper hier dans la chambre des communes à mettre dans son capital politique. Depuis plusieurs mois, l’opposition réclamait une discussion sur la situation de l’armée canadienne en Afghanistan. Avant hier et contre toute attente, le premier ministre du Canada, Mr Harper a surpris toute la classe politique ainsi que l’opinion en annonçant un débat de six heures avec à la fin un vote sur le prolongement de la mission jusqu’en 2009. Toutefois, il a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’un vote contraignant et que quelque soit l’issu du vote, le Canada continuerait la mission qui est sienne en Afghanistan. Après une soirée haute en émotion et en tension, Mr harper a gagné de peu son défi. Le résultat du vote a été de 149 voix contre 145 avec la participation du chef du parti libéral du Canada dans le pour. Mr Bill Graham, ancien ministre de la défense et président par intérim du PLC avait décidé que le vote serait libre pour cet enjeu aussi important. Plusieurs ténors du parti parmi lesquels des prétendants au poste de Calife ont voté contre tel que Stéphane Dion par exemple. De l’autre côté de l’opposition, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti Démocratique ont comme prévu voté contre, s’attirant les foudres de Mr Harper pour qui il ne s’agissait que de pures manœuvres partisanes.
Reste que l’opinion publique dans le Canada reste sceptique quand à la place réelle que tient le Canada dans ce pays. À la base, ce qui devait être une mission de maintient de la paix tourne de plus en plus en d’autres choses et les gens s’inquiètent de la présence et de la place du Canada dans le monde, plus de 40 ans après Lester Pearson. Il est à noté que le Canada risquerait de se faire offrir le contrôle total des opérations par l’Otan d’ici 2008.

CanadaMarch 21, 2006 5:46 am

Le chef d’une grande entreprise d’État quebecoise, la SAQ (société des Alcools du Québec) pour ne pas la citer, et sa direction ont imposer un congé sans solde de six mois à un employé parceque celui-ci avait publiquement désaprouvé et critiqué la gestion de son chef dans un journal de la place. La direction est même allée plus loin en sanctionnant tous les employés qui ont envoyé un email de consolation, remerciement, appuis à l’employé bavard. Pourtant nous ne sommes ni en Bielorussie, ni au Zimbabwé, ni dans un Emirat quelconque. Vous allez me dire que c’est mon petit côté de gauche qui ressort, mais comment comprendre que de plus en plus dans la société, on valorise et idéalise le discours de la pensée unique ? Imaginez un peu des gens comme Galillée ou Newton ou même Einstein encerclés dans le cocon de la pensée unique ?

CanadaJanuary 24, 2006 2:05 pm

Incontestablement, il y’a deux amériques et ca personne ne peut le contredire. L’une est riche, prospère, puissante, dominante et au Nord. L’autre est pauvre, en développement, dominé et au Sud. Les histoires ne sont pas pareilles mais similaires, puisque dans ces anciennes terres des premières nations, des peuples venant d’Europe sont venus conquerir des nouveaux mondes, principalement les anglais et les francais au Nord et les espagnols et les portugais au Sud. Bref tout semble les séparer.

Et bien l’histoire semble se repeter en politique. Le Sud vote de plus en plus à Gauche (Bachelet, Morales, Chavez, Lula) tandis que le Nord vote de plus en plus à droite (Bush et le dernier depuis hier Harper au Canada). Certains veulent préserver les acquis et les valeurs qui sont les leurs depuis longtemps, d’autres veulent se libérer et enfin reconquerir ce qui leur est dû.

Mais les deux amériques ont besoin l’une de l’autre et devront travailler ensemble dans le but d’avoir tous les deux un avenir certes différent mais prometteur.

Parions que les prochaines réunions de l’OEA (L’Organisation des Etats d’Amérique) soit un peu plus tendu que d’habitude et que les discussions risquent d’être beaucoup plus aninés tellement le fossé qui sépare les deux amériques semble de plus en plus énorme.

Canada 1:47 pm

Finalement, après quelques années en pature, le Parti Conservateur revient sur le devant de la scène politique canadienne comme acteur principal. Stephen Harper et ses troupes se sont emparés de la cité Canada s’éloignant encore un peu plus de la mère patrie L’Angleterre (les torries y sont à l’opposition depuis l’arrivée du premier ministre Blair) mais se rapprochant plutot du grand voisin d’en bas. Le parti conservateur du Canada (PCC) n’est surement pas la copie certifiée conforme du parti republicain de Georges W. Bush mais elle aspire aux même idées générales de base et donc à un replacement à droite de l’échiquier Canadien. Certe le PCC n’a pas les pleins pouvoirs qui lui auraient permis de voir grand et d’avoir les mains libres afin d’accomplir la grande majorité de ses promesses, mais le temps jouera probablement pour eux. en effet cette deuxième élection en moins de deux ans a sans doute eu pour conséquence de vider les poches des partis et une élection ne sera sans doute pas organisée avant deux ans au moins. De plus, le départ du chef des Libéraux de Paul Martin, Paul Martin lui même entraînera une course au leadership qui prendra surement une année et qui sera l’occasion de laver le ligne sale libéral non pas en famille comme de tradition mais probablement au grand public.

Mais comme tout peut arriver si vite en politique, Mr Harper devra être prudent s’il veut être premier ministre le plus longtemps possible et devra donc menager la succeptibilité des électeurs d’une part mais aussi de ses principaux adversaires à la chambre des communes qui une fois qu’ils lui auront laissé sa chance, ne manqueront pas de lui rappelé l’ensemble des promesses qu’il a faite en Noël 2005.

CanadaJanuary 19, 2006 3:22 pm

Enfin, candidats, chefs et électeurs voient venir tranquilement le bout du tunnel. Le 23 Janvier est à nos portes et de l’issu de ce vote historique dependra l’avenir du Canada dans les prochaines années et peut-être même du Québec. Tout a été dit ou presque, toutes les promesses ont été faites : plus d’argents, moins d’impôts, plus de salaires, moins d’assurances, moins de déséquilibre fiscal, moin de souverainetés, plus de scandales, moins de crimes, plus de de criminels en prison, moins de Gomery, plus de Fraser, plus de Québec, moins de fédéral, plus de bleus, moins de rouges, bref aujourd’hui à même pas cinq jours des élections, il y’a plus que jamais de l’indécision dans les yeux des électeurs. Certains voteront pour les moins pires, d’autres pour l’alternance, quelques uns par principe et surement beaucoup ne le feront pas par lacheté, trop occupé à ne pas avoir le temps de voter pour les quelques députés qui devront gérer les dizaine de milliards de bénefice qu’engrange chaque année le fédéral.

Les coups bas sont derrière à ce moment-ci de la campagne et les chefs de partis sont plutôt concentrés dans les grandes villes ou se trouvent l’essentiel des chaises à ravir : Toronto la grande et la plus importante au Canada (avait été complètement rouge la dernière fois avec un seul autre député, Jack Layton), Montréal l’interculturelle (avec ses candidats issus de partout et de forte obédience à la fois rouge et fleur de lys).

Les canadiens ne savent pas quoi choisir. Ils ont le choix entre Harper, Martin et Layton : Torries (made in Canada), libéraux et néo-démocrates (gauche made in Canada).

Les Québecois savent quoi choisir mais hésitent. Ils ont plus de choix : Ducceppe (Le Québec dans un Québec fort), Harper ( Le Québec fort dans un Canada), Martin (La Canada avec un Québec enraciné) et enfin Layton (dans une moindre mesure).

Comme on dit chez nous, le jour des résultats les larmes vont couler. Le 23 Janvier, un seul chef est sur de rester chef, Duceppe, le chef du bloc Quebecois. Les autres chefs sont moins surs. L’un des deux chefs (vraisemblablement Harper) sera premier ministre (minoritaire ? majoritaire ?). L’autre sera candidat malheureux et démissionaire. Déjà dans l’arrière court du PlC, les candidats se déclarent et se préparent à une guerre de clan qui saura encore surement animer les tribunes des pages faits-divers des journaux à potins.

Le pauvre électeur lui devra continuer de vivre sa pauvre vie de tous les jours et comencer sa semaine comme toutes les autres 52 semaines tout en espérant que la semaine suivante ne soit pas la dernière.

CanadaJanuary 5, 2006 5:20 pm

Encore dans l’élection fédéral canadienne, voici une nouvelle qui devrait plaire aux anciens de la Mairie de Paris. il y’aurait un certains nombre de votants qui seraient déjà passé à trépas depuis…En effet, plus de 204000 morts seraient inscrits dans les listes d’élection. il y’en aurait même qui serait allé au paradis depuis plus de 8 ans…Si on se dit qu’il y’a un bon pourcentage de députés qui passent par meme pas 100 voix, ca pleut faire mal, surtout pour les candidats déchus.
Heuresement on est pas en France, les morts ne pourront pas être ressusités et au contraire devront définitivement passés à la l’épée du bourreau.

Enfin, on l’espère vivement.

Canada 5:05 pm

Le 23 Janvier semblait loin il y’a un mois ; il semble toujours aussi loin pour les candidats aujourd’hui. Conservateurs, libéraux, néo-démocrates et bloquistes sont plus que jamais en pleine campagne électorale au Canada. La guerre des nerfs et des mots semblent momentanement passée et nous sommes en plein dans celle des sondages. Aujourd’hui 5 Janvier, les conservateurs semblent avoir le pouvoir dans les mains avec une avance de 6 points (!) sur les libéraux de Paul Martin. Apparement, la campagne presque sans faute de Stephen harper porte des fruits à travers le canada et même au québec ou il serait au coude a coude avec les libéraux dans les profondeurs des 20%. Même le bloc qui caracolait autour de 55% semble un peu écorché par la remontée des anciens alliancistes (et conservateurs). Mais comme tout le monde le dit, la campagne est encore très longue et comme les erreurs sont toujours de mises dans une campagne, il n’est jamais bon de crier victoire tout de suite. Ce qui est sur c’est que cette campagne semble celle des groupes ou des minorités : chinoix un jour, italien le lendemain, criminel deux jours après, militaire la semaine d’avant, écolo dès le premier jour…

Et comme de plus en plus dans les démocraties du monde, l’opinion publique semble se foutre de plus en plus de cette “campagne de noel” et on irait tranquillement vers un nouveau gouvernement minoritaire.

A bon entendeur…

Salut !

CanadaOctober 6, 2005 12:29 am

Au Québec depuis deux semaines une polémique a été lancé par le docteur Mailloux, sorte de psychiatre qui en dehors de ces consultations, fricotent exagérément avec tout ce qu’il y a de médiatique dans une société de consommation. Invité à l’émission Tout le Monde en parle version Québécoise de Guy A. Lepage, ce dernier a avancé avec assurance et confiance en se basant sur une pseudo étude ‘’scientifique'’ que lui avait envoyé un ‘’pseudo'’ professeur de l’Université de Montréal que « Les Noirs et les Autochtones vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificielle, et par conséquent ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel. .» Certains comme moi ont cru qu’il allait nuancer ou encore arrêter la connerie là (l’erreur étant humaine…), mais quelques jours plus tard il a confirmer ce qu’il avait dit avec la même assurance d’avocat et procureur du diable.
Quand on a fait un peu d’étude scientifique, on peut douter du résultat d’une pareille étude, les hommes étant morphologiquement et physiologiquement constitués de la même façon. Il s’en est suivi un débat très propre et correct sur la société québécoise et la vision de celle-ci sur ses minorités. Il est en ressorti comme le disait l’artiste Luc Mervil qu’il ne faut pas se voiler et croire que tout est beau, il y’a bel et bien dans cette société du racisme et l’occulter serait suicidaire. Il était très surprenant des voir l’étonnement des gens quand, une semaine après le succès médiatique du Doc Mailloux, Luc Mervil racontait comment il recevait tous les jours des lettres de menaces et d’intimidations de la part de quelques cancres et idiots de cette société. Le racisme malheureusement existe bel et bien dans les sociétés, fut-elle occidentales, industrielles ou non développés. Il ne faut pas se fermer les yeux mais en débattre comme on le fait au Québec. Et comme le disait Mervil, c’est bien ça le plus d’une société comme le Québec. Alors qu’ailleurs, c’est une question tabou et délicate, ici on ose en parler.

S.Waffo

CanadaJune 24, 2005 3:02 am

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Canada 1:10 am

fedéraliste ou souverainiste ? pourquoi ?