C’était il y’a même pas une semaine, à Paris, capitale de l’hexagone. Bertrand Delanoë, l’homme tout puissant de la ville inaugurait ce qui avait été préparé par son prédécesseur Jean Tiberi. C’était jour de fête. Tout le monde était habillé sur son 16 décembre (jour d’inauguration). Tout Paris avait décidé de venir rendre hommage à la réhabilitation de ce transport en commun jadis abandonné il y’a quelques décennies. Enfin, presque le tout Paris car il y’en a qui ne voulait rien savoir de ce désir grandissime du maire socialiste. Béatrice Jérôme du journal Le Monde écrit : «le président de la République, Jacques Chirac, ne sera pas présent à l’inauguration. La plupart des élus UMP la boycotteront, à l’exception de Jean Tiberi. »

Il faut savoir que très bientôt il y’aura des élections à la mairie de Paris. Traditionnellement de droite (Chirac puis Tiberi pendant près de 20 ans), la mairie avait basculé à gauche sous le vent de la gauche plurielle de l’ancien baroudeur Lionel Jospin. Depuis toutes les tentatives sont bonnes afin de faire tomber l’un des derniers bastions d’une gauche forte et regroupée. Avec Clémentine Autain la communiste qu’on ne présente plus, ainsi que Denis Baupin des verts, Delanoë est très bien entouré et il faudra à la droite un vrai coup de maitre ainsi qu’un soupçon de désir pour faire basculer les trois mousquetaires de Paris au sommet de leur tramway. C’est pourquoi ils ont misé comme certaines formations politique qu’on ne citera pas ici (sous peine d’être traité de déloyal, voire déRoyal ) sur la candidature de la très chique Parisienne Françoise de Panafieu. Mais il ne suffit pas d’être femme, belle, souriante et sure de soit pour être une Madonne des urnes. «Dans le cas d’un duel lors des prochaines élections municipales en 2008 entre Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu, l’actuel maire bénéficie de 11 points d’avance sur la députée-maire du 17e arrondissement. 37 % des sondés souhaitent le voir reconduit, contre 26 % favorables à sa rivale. 11 % souhaitent que ni l’un ni l’autre ne soient élus» (Le Monde)