Métro de Montréal, le début d’un scandale
Hier on apprenait par la presse Canadienne que la société française Alstom allait porter sa cause devant plusieurs instances internationales afin de dénoncer ce qu’elle appelle “favoritisme”. Pour Mr Patrick Kron, “La question que nous allons poser aux autorités compétentes à Bruxelles, à l’OMC et aux autorités nationales, c’est s’il est normal que Bombardier bénéficie de fait d’une exclusivité sur son marché national et puisse se présenter face à Alstom et à ses autres concurrents sur les marchés européens dans le cadre d’appels d’offres ouverts et loyaux”.
Imaginons une seconde que tous les autres pays du monde applique la même façon de faire, pensez vous que Bombardier et son usine de La Pocatière puissent vivre seulement que des renouvellements de wagons montréalais ? Évidement non. Comme je le disais il y a pas longtemps, si Bombardier était si sûr de son talent et de son leadership en la matière, elle aurait du laisser tomber un “favoritisme” criard et flagrant et aller en appel d’offre en essayant de blinder son dossier (si d’aventure le besoin se faisait sentir). Voila qu’elle risque les foudres de Bruxelles, ce qui n’est jamais de bonne augure. Imaginez un seul instant que Bombardier avec la mauvaise publicité qui sera faite bientôt sur son image postule en Europe (comme c’est le cas d’ailleurs). Pourquoi les gouvernements européens ainsi que la commission européenne lui donneraient gain de cause ?
Pourtant on se souviendra que la compagnie française Alstom était prête à partager éventuellement le contrat de renouvellement des wagons avec Bombardier sous forme de consortium par exemple. Espérons juste que le ministre du Développement économique, Raymond Bachand a raison quand il dit que la décision prise par le gouvernement respecte les conventions internationales et est blindée au niveau juridique et quand il dit ne pas croire que Alstom portera plain devant l’OMC. Sinon, le scandale ne vient que de commencer.

Et ce matin, on apprend dans La Presse qu’Alstom a bénéficié du même traitement de faveur pour un métro en Algérie…
Comment by Pierre Lambert — May 19, 2006 @ 1:00 pm
Voici avant tout la nouvelle :
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Alstom ne serait pas en position de critiquer Québec concernant l’attribution d’un contrat à Bombardier sans appel d’offres. Selon le journal Les Affaires publié ce matin, la compagnie française aurait soumissionné pour un contrat sur invitation en décembre 2004, en Algérie.
Pour le rédacteur en chef délégué du journal, René Vézina, c’est le Journal d’Alger qui rapportait l’histoire en indiquant que l’appel d’offres avait été ouvert à deux seuls constructeurs de wagons de métro.
Selon le spécialiste, cet événement fait probablement partie de l’étude qui a été réalisée par Québec pour justifier sa démarche de faire profiter du contrat à une compagnie d’ici, en l’occurence Bombardier.
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Voici ce que j’en pense :
Primo l’Algerie c’est pas la France, dans le sens ou il ne s’agit pas du gouvernement francais qui octroie un contrat à une compagnie francaise “sous pretexte” qu’il faut sauver des emploies.
Ensuite si tu remarques bien, ils ne l’ont pas si facile que cà puisque deux compagnies peuvent faire une soumission et non une seule. Ce qui est quand même assez courant puisque souvent on peut demander juste dans le cadre de marchés rien que quelques soumissions.
Tandis que dans le cas de Bombardier, il s’agit d’un État qui donne un contrat bien déterminé à un seul fournisseur et c’est important dans la cadre d’une préférence nationnale.
Tout simplement il faut savoir qu’une compagnie comme Bombardier je pense ne peut pas se permettre de perdre l’Europe comme marché et il faut qu’il en soit conscient.
Comment by Administrator — May 19, 2006 @ 4:42 pm
Les marchés de gré à gré sont une habitude au Canada. Une habitude dont Astom profite régulièrement d’ailleurs pour remporter des marchés dans le domaine de l’énergie.
Comment by Juris — September 15, 2006 @ 11:08 am