Aujourd’hui, mercredi 10 mai est commémorée partout en France la journée de l’abolition de l’esclavage, près de 160 ans après. Il s’agit pour cette journée instaurée il n’y a pas si longtemps par le président Jacques Chirac de souligner plus de 300 ans de domination d’une race envers une autre mais aussi la ruine de tout un continent, l’Afrique qui encore aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire paye chère cette « petite » erreur humaine. À l’heure ou la France vit une crise profonde d’identification face à une immigration voulue et non voulue dans le temps, quelques semaines seulement après le débat sur les bienfaits de la colonisation ou encore la violence urbaine à saveur de guérilla qu’à connu la majorité des quartiers chauds de France, le bilan semble plutôt léger.
D’un côté une partie de la population se sent abandonnée et instrumentalisée, de l’autre côté on en marre d’entendre des discours de marginalisation qui semblent venir du siècle dernier mais qui malheureusement sont toujours d’actualité. Entre tout çà bien sur quelques téméraires sèment le doute dans la société. Ne nous voilons pas la face car il s’agit du même problème mais avec plusieurs synonymes contemporains : immigration, colonisation, esclavage, réinsertion ou encore racailles.
Pour se faire bonne conscience on peut donc célébrer et commémorée toutes les fêtes qu’on voudra mais enfin faudra qu’un jour, peut-être celui de l’apocalypse ou du jugement dernier, qu’un jour ce véritable problème auquel je ne saurais donner de nom puisse enfin trouver solution car depuis trop longtemps on est dans le noir.
EuropeMay 11, 2006 5:56 am
