GénéralMarch 24, 2006 12:13 am

Dans le cadre de la semaine d’actions contre le racisme qui est soulignée chaque année au Québec depuis plus de cinq ans du 16 au 26 mars et pour laquelle cette année je donnais un coup de main dans le penchant spectacle, un cameraman m’a posé cette question tout a fait normal à savoir ce que représentait pour moi cette semaine. Après avoir pris un moment pour y réfléchir comme il fallait, je lui ai répondu qu’en fait à titre personnel je crois n’avoir jamais été victime d’actes à caractères racistes au cours des cinq ans passées dans la belle province. Je précisais même ma pensée en rajoutant que je croyais par moment avoir été victime parfois d’ «étrangerphobie» (xénophobie) mais que le racisme en tant que tel m’était inconnu. Il semblait très étonné de cette réponse et j’ai eu l’impression qu’il avait envie me demander s’il était sur que je vivais dans le même Québec que lui.

Aujourd’hui le mot racisme est devenu monnaie courante et tellement banalisé. On l’utilise n’importe comment, à tords et travers et souvent à la moindre mésentente si bien qu’on finit par perdre et à édulcorer la puissance de ce mot fort. Le petit Robert définit pourtant le racisme comme étant : «une théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement et à son droit de dominer les autres… Ensemble de réactions qui consciemment ou non, s’accordent avec cette théorie». Il s’agit donc avant tout de deux ou plusieurs races d’abord, ensuite d’une hiérarchie ou plutôt d’une inégalité entre elles et finalement de la domination d’une d’entre elle. Je ne nie pas que le racisme existe bel et bien, autant au Québec que dans le Canada, qu’ailleurs dans le monde, mais le mot est tellement de plus en plus banalisé qu’on finit par oublier l’essence et la base même du mot qui est la race. On entend parler de racisme envers les américains, envers les anglais ou encore avec les Québécois. Comment un sénégalais peut-il être raciste avec un camerounais ou avec un ivoirien alors qu’il partage tous ensemble la même race ? Comment un américain pur du Texas ou un albertain, tous caucasiens peuvent-ils être racistes envers un Québécois tout aussi caucasien même si de Chibougamau ou de Rivière du loup ? On ne peut et on ne doit pas parler de racisme entre deux pays, nationalités, régions ou provinces. «Il n’existe pas…de race française, ni de race bretonne, ni de race aryenne, mais… une nation française, un peuple breton, des langues aryennes» (Gaxotte).

Par abus de langage, on confond souvent xénophobie à racisme. Pour le petit Robert, la xénophobie se définit comme étant «l’hostilité à ce qui est étranger ». Il ne s’agit donc plus de domination d’une race mais bien du rejet, de la peur et parfois même du mépris de l’autre, de l’étranger. Parler donc de xénophobie pour moi réfère à quelque chose de géographique, de limité dans l’espace tandis que le racisme n’a pas de frontière. À la limite, on peut comprendre la xénophobie chez les individus, mais les deux mots sont très différents même s’il est vrai que souvent l’un peut finir par entraîner l’autre. Dans le contexte à la fois de sédentarisation et de nomadisme que vit et subit le monde, dans un contexte de changement sociodémographique ou de plus en plus l’immigration doit compenser avec une baisse du taux de natalité dans la plupart des pays occidentaux, faire l’amalgame entre ses deux mots peut être fatale. Attention au fatalisme !

Europe 12:12 am

Mr Dominique de Villepin a bien des soucis ses jours-ci. Il n’est même plus question de savoir comment vont les sondages tellement cette étape est bien loin. Comme tout Premier ministre de sa république, il veut des réformes et est même prêt à se battre pour ses idées et ses convictions, même si la frontière semble bien mince entre se battre ou se suicider politiquement.
Depuis la prise de la bastille, l’hexagone est restée figé dans le temps la seule idée en tête étant celle de révolution à grande ampleur. On se mobilise, on se rassemble et on ensemble on veut lutter contre tout. Le seul mot finalement qui semble fédérer l’ensemble de la France et que l’Europe a appris à connaître un certain 29 Mai est NON. En fait les français ne sont pas devenus nonistes à cause de l’Europe car ils le sont depuis 1785.

GénéralMarch 22, 2006 2:19 am

J’écoutais cet écrivain et journaliste politique à Tout le monde en parle de Thierry Ardisson qui defendait les arguments de son livre Le premier sexe. Et c’est fou de se rendre compte à quel point l’être humain n’aime pas la réalité et prefère s’accomoder de rêve, de mythe et d’idéal au demeurant finalement irréealisable. Bon à la base Zemmour est un tantinet de droite et le discour qu’il a est à la limite un discours typique de droite : Il faut arrêter de progresser, de changer tout dans la société et dans le monde et essayer de regarder plutôt le passé afin non pas de le diaboliser mais plutôt d’y retirer la vraie essence, la vraie vérité qui finalement même si elle si cruelle, si dure et si particulière elle est peut-être celle qui nous a permise d’arriver à ce que nous sommes aujourd’hui.

Dans son livre, Zemmour traite de la feminisation entre autre : “A quoi ressemble l’homme idéal ? Il s’épile. Il achète des produits de beauté. Il porte des bijoux. Il rêve d’amour éternel. Il croit dur comme fer aux valeurs féminines. Il préfère le compromis à l’autorité et privilégie le dialogue, la tolérance, plutôt que la lutte. L’homme idéal est une vraie femme. Il a rendu les armes. Le poids entre ses jambes est devenu trop lourd. Certaines féministes se sont emparées de cette vacance du pouvoir, persuadées que l’égalité c’est la similitude. Aujourd’hui, les jeunes générations ont intégré cette confusion. Les fils ne rêvent que de couple et de féminisation longue durée. Ils ne veulent surtout pas être ce qu’ils sont : des garçons. Tout ce qui relève du masculin est un gros mot. Une tare. Mais la révolte gronde. Les hommes ont une identité à reprendre. Une nouvelle place à conquérir. Pour ne plus jamais dire à leurs enfants : ” Tu seras une femme, mon fils. ” .

Alors était invitée à la même table Clémentine Autain une adjointe du maire de Paris et donc jeune grande intellectuelle de gauche qui a biensur joué le rôle de service de la femministe de reserve progressiste et avocate d’un nouveau genre : tout passé est mal et mauvais et il faut aujourd’hui tout changé. Mais voilà le passé on sait ce qu’à ca a donné pendant plus de 2000 ans. Mais la réalité qui a été complètement changé et modifié depuis 20 ans que va-t-il donner ? Au final sera-t-on mieux après ou reviendrons-nous tout simplement vers un passé glorieux qui peut-être malgré tout nous a fait arriver ou nous sommes aujourd’hui.

Ce qui est sur c’est que j’ai été un peu decu par le comportement de cette dame de gauche et je me dis que finalement il faudrait vraiment qu’à tous les gens de la gauche, on devrait leur prescrire un zeste de réalité pour qu’enfin ils deviennent des vrais gens de gauche.

GénéralMarch 21, 2006 5:50 am

Puisque le «Le coeur n’y est plus», LA députée de Taillon ancienne et toujours baronne du Parti Quebecois a décidé de s’en allé (surement dans le privé, peut-être vers un certain empire, sorte de cimetières et toutes les politiciens, stars et outsiders du monde médiatique ?)

Canada 5:46 am

Le chef d’une grande entreprise d’État quebecoise, la SAQ (société des Alcools du Québec) pour ne pas la citer, et sa direction ont imposer un congé sans solde de six mois à un employé parceque celui-ci avait publiquement désaprouvé et critiqué la gestion de son chef dans un journal de la place. La direction est même allée plus loin en sanctionnant tous les employés qui ont envoyé un email de consolation, remerciement, appuis à l’employé bavard. Pourtant nous ne sommes ni en Bielorussie, ni au Zimbabwé, ni dans un Emirat quelconque. Vous allez me dire que c’est mon petit côté de gauche qui ressort, mais comment comprendre que de plus en plus dans la société, on valorise et idéalise le discours de la pensée unique ? Imaginez un peu des gens comme Galillée ou Newton ou même Einstein encerclés dans le cocon de la pensée unique ?

EuropeMarch 20, 2006 7:53 am

Et nous revoilà. Cette fois au programme c’est CPE. Au dela du sujet et des enjeux, c’est hallucinant de voir à quel point les francais sont absolument et totalement refractaires à toutes reformes dans leur pays. On a l’impression finalement que peu importe qu’ils s’agissent de bonnes ou de mauvaises reformes, le credo reste le même : Non et NON ! Pourtant tout le monde (gauche comme droite, extremes comme altermondialiste) est convaincu que le marasme économique que subit la France est chaque jour de plus en plus grandissant à cause justement d’un retour sans cesse vers un glorieux passé qui a donné tant d’acquis sociaux qu’aucun autre pays pratiquement dans le monde n’a.

À chaque fois, on revient à cette date historique de Mai 68, je me demande pourquoi ils ne l’ont pas choisi comme fête nationnale tellement elle a marqué les esprits (probablement 6 francais sur 10 comme les statistiques pour les CPE ). Il y’a quelques mois, quelques députés sondaient le terrain sur une éventuelle loi d’interdiction de fûmer dans les endroits publiques comme ca se fait de plus en plus partout ailleurs. Comme d’hab, les defenseurs de la liberté individuelle, du bagage et de l’héritage laissés en 1968 sont sortis de leur torpeur. comment ils ont pu faire sur la loi sur la laicitié ?

A votre avis : Que se passerait-il par exemple si un jour un premier ministre audacieux decidait de supprimer complétement le minitel de la France ? surement beaucoup de manif à prévoir…