Mine de rien, Tony Blair, l’un des leaders les plus influents autant en Europe que dans le monde reste toujours aussi percutant et influent depuis son élection à la tête du parti travailliste de Grande Bretagne il y’a un peu moins de 10 ans. En arrivant au pouvoir, il a tout de suite changé les mentalités et repositionné son parti ancré dans les profondeurs et abysses en parti de gauche conquérant et gagnant. Il a ensuite battu John Major, l’héritier politique de la dame de fer et depuis il règne en maître incontestable sur les destins de la grande Angleterre depuis le 10 Downing Street. Quelques uns ont bien essayé de lui arracher cette place de choix sans jamais pouvoir l’atteindre, ne serait qu’au talon. La guerre en Irak de 2003 a bien sur jeté un peu d’eau dans son moulin mais la ténacité de l’homme, son aura ainsi que sa faculté à devenir encore plus fort dans la tourmente lui ont permis de gagner un troisième et dernier mandat à la tête du pays.

Le dernier samouraï sur qui l’on s’était rabattu du côté des conservateurs pour éventuellement battre Blair ainsi que son successeur légitime (le chancelier de l’échiquier Gordon Brown) n’a même pas eu le temps de pouvoir se frotte à eux. Pas plutard que hier en effet, le chef des tories Charles Kennedy a du démissionné de la tête du parti ayant « omis » de souligné à tout le monde et surtout aux députés de son parti son passé (bien qu’assez récent) d’alcoolique (pas encore anonyme biensur). Comme d’habitude il a d’abord réfuté les accusations du toujours très satirique quotidien The Sun, mais a fini par céder à la pression, 25 de ses députés menaçant de démissionner. Tout le monde avait pourtant vu en lui le sauveur assuré des conservateurs et certains l’avaient déjà surnommé le Tony Blair tories. Il est vrai qu’avec un nom comme le sien, il ne pouvait aspirer qu’à une gloire légendaire et certaine. Malheureusement comme le passé la démontrée, la gloire qu’engendre ce nom peut parfois entraîner à la pire des catastrophes.