Enfin, candidats, chefs et électeurs voient venir tranquilement le bout du tunnel. Le 23 Janvier est à nos portes et de l’issu de ce vote historique dependra l’avenir du Canada dans les prochaines années et peut-être même du Québec. Tout a été dit ou presque, toutes les promesses ont été faites : plus d’argents, moins d’impôts, plus de salaires, moins d’assurances, moins de déséquilibre fiscal, moin de souverainetés, plus de scandales, moins de crimes, plus de de criminels en prison, moins de Gomery, plus de Fraser, plus de Québec, moins de fédéral, plus de bleus, moins de rouges, bref aujourd’hui à même pas cinq jours des élections, il y’a plus que jamais de l’indécision dans les yeux des électeurs. Certains voteront pour les moins pires, d’autres pour l’alternance, quelques uns par principe et surement beaucoup ne le feront pas par lacheté, trop occupé à ne pas avoir le temps de voter pour les quelques députés qui devront gérer les dizaine de milliards de bénefice qu’engrange chaque année le fédéral.
Les coups bas sont derrière à ce moment-ci de la campagne et les chefs de partis sont plutôt concentrés dans les grandes villes ou se trouvent l’essentiel des chaises à ravir : Toronto la grande et la plus importante au Canada (avait été complètement rouge la dernière fois avec un seul autre député, Jack Layton), Montréal l’interculturelle (avec ses candidats issus de partout et de forte obédience à la fois rouge et fleur de lys).
Les canadiens ne savent pas quoi choisir. Ils ont le choix entre Harper, Martin et Layton : Torries (made in Canada), libéraux et néo-démocrates (gauche made in Canada).
Les Québecois savent quoi choisir mais hésitent. Ils ont plus de choix : Ducceppe (Le Québec dans un Québec fort), Harper ( Le Québec fort dans un Canada), Martin (La Canada avec un Québec enraciné) et enfin Layton (dans une moindre mesure).
Comme on dit chez nous, le jour des résultats les larmes vont couler. Le 23 Janvier, un seul chef est sur de rester chef, Duceppe, le chef du bloc Quebecois. Les autres chefs sont moins surs. L’un des deux chefs (vraisemblablement Harper) sera premier ministre (minoritaire ? majoritaire ?). L’autre sera candidat malheureux et démissionaire. Déjà dans l’arrière court du PlC, les candidats se déclarent et se préparent à une guerre de clan qui saura encore surement animer les tribunes des pages faits-divers des journaux à potins.
Le pauvre électeur lui devra continuer de vivre sa pauvre vie de tous les jours et comencer sa semaine comme toutes les autres 52 semaines tout en espérant que la semaine suivante ne soit pas la dernière.