Le protocole de Kyoto a été signé depuis 1997au Japon suite à la convention de Rio. L’entente avait été applaudie partout dans le monde et certains pensaient alors qu’en matière d’environnement, le bout du tunnel était à priori visible. Son but était pour les pays signataires d’atteindre en 2012 un niveau d’émission de gaz à effet de serre inférieur à 8% du niveau de 1990. Chacun des 155 signataires de cet ambitieux protocole avait donc un challenge à faire et l’optimisme qui régnait alors à cette période permettait d’y croire. L’élection de Georges W. Bush et surtout son souhait de ne pas respecter ce protocole a été accueilli avec la plus grande froideur dans toutes les capitales du monde ou presque. La dernière conférence de Montréal qui a duré une semaine a permis de constater qu’on était encore très loin des objectifs espérés. Tout le monde avait signé et même ratifié le protocole sans vraiment y porter la plus grande attention. Même le Canada, pays hôte du sommet était très loin des objectifs de 2012 et au contraire s’éloignait de plus en plus.
En Europe, sur les 15 pays membres de L’UE au moment de la signature, seul cinq devraient à peine respecter les objectifs selon l’Institut de Rechercher en Politique Urbaine. Toujours selon l’IRRP seul le Royaume-Uni et la Suède sont les pays capables encore de respecter Kyoto. Bref, autant de raisons qui pourraient faire croire à Georges W. Bush qu’il avait bien raison de geler toutes initiatives sur ce protocole pratiquement irréaliste à la limite au vu des constatations.