La période des fêtes de Noël cette année au Canada aura une saveur bien spéciale. En effet, suite à l’affaire la plus rocambolesque de ces dix dernières années, le scandale des commandites et à la publication il y’a moins de deux mois du 1er rapport ” Qui sont les responsables”, le gouvernement minoritaire libéral a subit les foudres les plus sévères de la coalition des partis d’opposition. Il avait déjà été question de renverser le gouvernement au printemps passé, mais la mésentente entre les partis d’opposition et le changement de camps à la dernière minute d’une députés far du clan conservateur Belinda Stronach avait permis d’avoir une vote historique de 124 contre 124. il avait fallu au Président de l’assemblé de trancher et les libéraux avaient donc pu continuer à gouverner en toute légitimité. Le pays avait même presque oublié le scandale. Mais la remise du rapport Gomery par le juge du même nom a déterré des profondeurs du Lockness le monstre tant redouté par les libéraux. Cette semaine un vote de (pas) confiance a été déposé et sera voté dès Lundi. Les jours du gouvernement sont donc comptés à partir de maintenant et les canadiens pourront une fois n’est pas coutume magasiner en même temps les cadeaux de Noël et leurs prochains députés. Malheureusement il n’y aura pas comme dans le cas des cadeaux de Noël de boxing day et les résultats des élections ne changeront plus d’ici là, à moins d’un deuxième scandale. Enfin une période de fête animé pour les pauvres terriens qui comme moi s’ennuient souvent pendant cette période d’instabilité émotionnelle profonde et à la limite schizophrénique.
Plus que jamais, dans toutes les sociétés et dans tous les modèles de ces mêmes sociétés, les clivages qui jadis semblaient aussi profond que le grand canyon se sont resserrés. Il n’est plus commode de parler de gouvernement de gauche ou de droite. À quelques exceptions près (USA) les peuples de ce monde optent pour un réalisme franc et honnête des politiques et des politiciens qu’ils veulent voir gouverner. Le résultat c’est qu’on vu depuis un peu avant les années 2000 l’avènement de grands patrons issus plus souvent de la gauche que de la droite être le fer de lance de reformes (qui pourtant en désaccord avec leur conviction). Ainsi Blair, Shroder et même Jospin ont impressionné par leurs politiques de “droite de la gauche”. Pour cela, on ne les remerciera jamais assez. Le virage qu’ils ont voulu pour leur société bien qu’inévitable aura des répercussions d’ici 200 ans et on se souviendra alors de ces innovateurs. Mais le défi est encore énorme et reste entier. Il faut encore “civiliser” et “éduquer” les peuples. Il est de leur avantage et il y va de leurs intérêts de comprendre qu’entre une option de droite républicaine et conservatrice et une gauche réformatrice à l’opposée des valeurs utopistes “go-gauchiste” et verts, le choix est fort simple à faire. Et ce n’est pas Bernard Kouchner qui me contredira car : ” c’est par la perspective très concrète, non pas d’une monde meilleur, mais de meilleurs fonctionnements de notre société que chacun prendra part au grand chantier qu’ensemble nous accompliront… ” il est donc convaincu ” qu’il appartiendra à une gauche rénovée, pragmatique et sûr de ses valeurs de définir et de mener à bien les reformes profondes dont le pays a besoin et que la droite ne sait pas inscrire dans les faits.
Je suivais une conférence cette semaine de Philip Oxhorn, professeur de l’Université McGill de Montréal, spécialiste des questions d’Amérique Latine dont l’une de ses théories est basée sur le paradoxe entre l’avancé notable des droits politiques en Amérique Latine VS le retard important des droits sociales. Il a présenté et expliqué un peu ce qu’étaient les droits humains et a insisté surtout sur les défis important pour certains peuples aujourd’hui de reconnaître ces droits à toute la population d’une société ou d’un pays, en particulier dans les pays où il y’a eu de graves entraves à ces mêmes droits. En effet, pour beaucoup de gens, les droits de l’homme ne sont qu’un outil pour une certaine élite de la population. Quelqu’un lui a alors posé une question plus qu’intéressante et qui mérite d’y réfléchir une seconde. La question en fait était de savoir comment expliquer à des peuples qui ont subi une forte oppression tyrannique que leurs tyrans de jadis ne méritait pas la peine de mort mais plutôt d’avoir des droits humains (qu’ils avaient auparavant bafoués). Comment expliquer aux milliers de victimes du génocide rwandais que ceux qui hier les assassinaient à coups de machettes ont le droit de vivre aujourd’hui dans des prisons de luxe tout simplement du fait du respect des droits de l’homme? La réponse du professeur Oxhorn fut tout simple. Il a souligné le fait qu’il s’agissait là d’une délicate situation et que le défi était s’expliquer à ces victimes que toute personne a des droits et qu’afin d’éviter une éventuelle spirale de violence entre autres, il faut les respecter. Beaucoup plus que çà, je pense que ce qu’il faut se poser comme questions c’est à quoi ça servira d’enlever la vie à quelqu’un ? Est ce que ça pourra enlever le tord ou le préjudice qui a été commis ? Et plus philosophiquement qui sont les hommes pour aujourd’hui décider de prendre une vie qu’ils n’ont pas pourtant donnée ? Le vrai débat pour moi c’est donc de se poser la question si en faisant ce que veulent les victimes, qui des deux sera plus victimes ou plus tyrans ? Celui qui tue en premier ? Ou plutôt celui qui tue en deuxième ?
En analysant cette question délicate, je suis allé plus loin en pensant à un sujet presque tabou qui revient presque souvent depuis la dégradation de la situation dans le moyen orient. Faut-il accorder aussi aux kamikazes les mêmes règles de droit de l’homme, eux qui semblent pourtant ne pas respecter cette convention universelle qu’est le caractère sacré du droit à la vie pour toute personne, à commencer par soi? Pour moi la réponse est simple et claire mais pour vous ?
Le calme est revenu. On est revenu aux 60 voitures brûlés par jour. Tout le monde peut maintenant enfin retourner tranquillement à ses occupations d’avant guérilla. Les médias à la langue de bois, les politiciens à la démagogie quotidienne en oublie permanent des problèmes quotidiens de la population ‘racailleuse’ et enfin la racaille à sa souffrance quotidienne, du moins jusqu’au prochain soulèvement. Peut-être qu’au détour on en reparlera à la prochaine campagne électorale présidentielle qui risque d’être aussi drôle et cynique que la dernière. Mais pour ces jeunes là, ils auront au moins retenus une seule leçon. Des fois il vaut mieux casser tout pour se faire offrir le minimum qu’on est censé avoir et c’est ce bas qui fait mal. Tout le monde aura compris que malheureusement dans bien des cas, le politique ne réponds pas toujours aux demandes diplomatiques en bonnes formes mais préfère des bras de fer musclés et forts pour enfin karchériser les quelques problèmes petits mais lourds de la jeunesse des banlieues. Au passage on n’oubliera pas de féliciter les fidèles policiers pour leur travail exemplaire, eux qui n’ont sans doute rien à se reprocher dans cette histoire. Au contraire pourquoi ne pas les donner quelques bonus pour avoir fait leur travail. en attendant, les couvres feux resteront en vigueur pour trois petits mois. Sarkozy peut continuer son beau travail contre l’axe du mal et faire trembler la droite, du centre droit à l’extrême droite car même Le Pen a peur de lui.
Il ne reste plus qu’à s’occuper de la Corse maintenant. Il mérite a bien des égards à se faire karchériser pour le tout le trouble qu’ils sont causés depuis le temps.
s. Waffo
Intégration : La France, le futur de plusieurs ?
Quand on voit les images qui nous viennent de l’hexagone, on semble compatir à la situation précaire qui existent en France mais hélas encore plus à celle que vivent toutes ses populations de banlieues. Dans la communauté internationale, beaucoup trouve la situation rocambolesque et se laissent parfois aller à un mépris sans limite de ses pauvres ‘racailles’ qui n’ont ni espoir, ni présent, ni avenir. Tout le monde semble aujourd’hui vouloir jeter la pierre sur la face de la France sans toutefois penser avoir des reproches à se faire en matières d’immigration d’une part mais surtout en matière d’intégration … Ils sont nés en France, on grandit en France et parfois n’ont jamais rien vu d’autres que le fait français mais pourtant ils ne seront jamais considérés comme des français. Ce qu’on voit aujourd’hui sur les télévisions n’est pas un problème d’aujourd’hui ni d’hier mais la conséquence de plus de 30 ans d’inaction en matière d’intégration. Malheureusement, ce qui arrive aujourd’hui n’est qu’un signe avant coureur de ce que devra subir toutes les sociétés occidentales et industrielles de notre époque. Beaucoup de sociétés et de modèles ont longtemps cru avoir réglé le problème. La triste réapparition du fanatisme religieux a ressorti des lointaines profondeurs souterraines le spectre d’une politique d’immigration et d’intégration qui semble ne pas fonctionner. Seul les États-Unis parait échapper à ce futur drame et je vous expliquerais pourquoi.
Le retour de la gauche plurielle
Bon, là je crois que la droite UMPiste a fait toutes ses preuves. Si l’on doutait encore de la main peu glorieuse qu’avait l’UMP, les dernières cartes qu’elle a jouées sur la sécurité intérieure ont été contre elle. Je me rappelle encore des dernières élections présidentielles et du moment précis à partir duquel on a commencé à douter de la victoire de la gauche. Lorsque le spectre de l’insécurité a été martelé de long en large par tous les médias et journaux au grand plaisir de la droite Lepéniste, toute la classe politique et surtout une grande partie de la gauche ont parié sur l’absence d’un plan sur la sécurité dans le clan Jospin alors qu’une partie de la droite modérée ont été séduit par le discours on ne peut plus alarmiste de Chirac sur la fracture sociale et l’insécurité chronique qui sévissait en France en ce moment.
L’impunité au service d’une société hypocrite
Voilà déjà plus de dix jours qu’une véritable guérilla urbaine s’est installée en île de France. La plupart des banlieues pauvres ont cédé à la tentation anarchiste et tous les soirs, de pauvres citoyens assistent passivement en participant à la dégradation de tout. Un petit groupe qu’on qualifia de racaille a pris le contrôle des opérations. Suite à une pseudo poursuite avec la police, deux jeunes sont morts et depuis, rien ne va plus, les jeux sont faits. Bon, que ça arrive, encore là on peut (essayer de) comprendre, mais que depuis dix jours, une insurrection de jeunes puissent tenir tête à toute une France, là il y’a un problème. Tous les jours, plus de 500 voitures sont brûlés, des écoles, des mosquées ainsi que biens privés, publiques et tout ce qui rapproche de près ou de loin à l’autorité sont passés à tabac. Mais que se passe-t-il ? La société a peur. Le gouvernement jappe et aboie tous les jours aux journaux de 13h et aux 20h, mais entre les deux rien n’est fait.
