Les noirs (d’Amerique) moins intelligents que les blancs !
Au Québec depuis deux semaines une polémique a été lancé par le docteur Mailloux, sorte de psychiatre qui en dehors de ces consultations, fricotent exagérément avec tout ce qu’il y a de médiatique dans une société de consommation. Invité à l’émission Tout le Monde en parle version Québécoise de Guy A. Lepage, ce dernier a avancé avec assurance et confiance en se basant sur une pseudo étude ‘’scientifique'’ que lui avait envoyé un ‘’pseudo'’ professeur de l’Université de Montréal que « Les Noirs et les Autochtones vivant en Amérique étaient le résultat d’un processus de sélection artificielle, et par conséquent ils ont un léger désavantage sur le plan intellectuel. .» Certains comme moi ont cru qu’il allait nuancer ou encore arrêter la connerie là (l’erreur étant humaine…), mais quelques jours plus tard il a confirmer ce qu’il avait dit avec la même assurance d’avocat et procureur du diable.
Quand on a fait un peu d’étude scientifique, on peut douter du résultat d’une pareille étude, les hommes étant morphologiquement et physiologiquement constitués de la même façon. Il s’en est suivi un débat très propre et correct sur la société québécoise et la vision de celle-ci sur ses minorités. Il est en ressorti comme le disait l’artiste Luc Mervil qu’il ne faut pas se voiler et croire que tout est beau, il y’a bel et bien dans cette société du racisme et l’occulter serait suicidaire. Il était très surprenant des voir l’étonnement des gens quand, une semaine après le succès médiatique du Doc Mailloux, Luc Mervil racontait comment il recevait tous les jours des lettres de menaces et d’intimidations de la part de quelques cancres et idiots de cette société. Le racisme malheureusement existe bel et bien dans les sociétés, fut-elle occidentales, industrielles ou non développés. Il ne faut pas se fermer les yeux mais en débattre comme on le fait au Québec. Et comme le disait Mervil, c’est bien ça le plus d’une société comme le Québec. Alors qu’ailleurs, c’est une question tabou et délicate, ici on ose en parler.
S.Waffo
