J’écrivais déjà dans un article précèdent, juste après l’échec du sommet européen du 16 juin (l’Europe à la merci de l’agriculture) que la raison principale du NON n’était que pure fabulation. Je ne m’étonnais guerre du vote des extrêmes (droites et gauches), toujours cohérent avec leurs idéologies et même leurs actions mais par contre je fustigeais celui de la gauche du Non :

“ceux la même qui sont contre la constitution car du point de vue social, elle va affaiblir croit-il les chèques de RMI, elle va donner tout le travail au plombier polonais (Bolkestein). ”

En lisant le livre “Des raisons du Non” d’Olivier Duhamel paru aux éditions Du Seuil et écrit à chaud juste après les résultats du référendum du 29 Mai et que m’avait offert en cadeau quelqu’un de très bien, j’ai pu constater encore et surtout à quel point beaucoup de gens ont été trompé, manipulé et trahi lors de la campagne pour ce vote. Je parle de tous ses jeunes (et ils sont nombreux) à avoir voter NON car croyant qu’il s’agissait d’une constitution ultralibérale anti-sociale et aux antipodes des valeurs de la république.
Dans cet opium, Olivier Duhamel écrit :

« La gauche du non réussit à faire croire que la question principale était sociale. Bien joué, puisque tel était le souci premier des électeurs. Mais mal joué au regard de la vérité, puisqu’en la matière la Constitution apportait certes des améliorations (objectifs sociaux, droits sociaux, sommet social annuel, clause sociale) mais sans bouleversement fondamental. Et pour cause, la compétence, ici est nationale. La principale novation résidait ailleurs. Dans la création d’une Europe politique… …C’est cette nouvelle étape que les citoyens attendaient, c’est cela dont nous avons besoin face à l’hyper-puissance américaine et aux nouveaux géants émergeants, du Brésil à la Chine en passant par l’Inde. C’est sur ce grand sujet qu’aurait dû porter le débat, et le vote. Là est l’occasion gravement manquée »

Attac, Mélenchon, Emmanuelli et le très exécrable Fabuis ont réussi leur coup et on ne peut que les féliciter avec brio. Mais ils auront tous rendez-vous avec l’histoire le jour du rendement de compte. Hollande a sans doute une part de responsabilité, fut-elle minime dans tout ca. S’il avait écoute son tres illustre prédecceur, Lionel Jospin, il aurait du alors appliquer dès decembre la politique TSF. Mais heuresement vaux mieux tard que jamais…

S. Waffo