Général, CanadaApril 24, 2008 9:28 am

OK. C’est la grande crise d’identité dans la société (surtout des Baby-boomers). 16 voitures ont été brûlées suite à la victoire convaincante des Canadiens de Montréal en séries. OK, ce n’est que la première série et déjà les partisans des Habs deviennent fous. Mais enfin, ce n’est pas une raison pour que toute la société (ie Montréal…) crie contre des pseudo violences urbaines. Vous me voyez venir?

La faute des médias

Continuons. Les événements ont lieu lundi après le match contre les Bruns de Boston, c’est-à-dire (en abrégé, ie pour les non-scientifiques) après 22h. Hors la majeure partie des journaux de la métropole ont déjà tous bouclé leur montage du mardi et les imprimantes fonctionnent à temps plein.

Moralité, il faut attendre mercredi pour voir nos médias bien aimés se jeter en pâture contre une horde de jeunes délinquants, furieuse, sans avenir et sans aucun respect du bien d’autrui. Mais surtout, il faut les voir monter au créneau contre les pourtant valeureux policiers et crier à la perte totale de contrôle. Pardon?

Faudrait-il rappeler à quelques-uns qu’il n’y a eu que 16 voitures brulées pour aucun mort, ni blessé? Comme le souligne Jean Lapierre, aujourd’hui chroniqueur à l’émission puisqu’il faut se lever de Paul Arcan, c’est dommage que ce soit arrivé mais c’est tout de même mieux que ce soit des voitures de police plutôt que des hommes ou des femmes ou encore pire des enfants. Cette volonté de droitisation à l’extrême de la société est énervante. Mai 68 est n’est plus qu’un vaste souvenir. Nous sommes en 2008.

Petit rappel

Lors des violences urbaines en France, au plus fort de la crise, il y a eu plus de 1500 voitures brulées par jour. Mais attention, soulignons-le pour nos adeptes de la Police de la matraque, en France, il faut savoir que tous les jours, près de 60 voitures sont brulées! Et encore, c’est loin des 45000 voitures brûlées annoncées par certains pour la seule année 2005. Alors, est-ce une raison suffisante de partir en crise lorsqu’une fois tous les 70 ans, 16 voitures brulent à Montréal?

CanadaMarch 19, 2007 10:14 pm

Le 26 mars prochain, ce sera l’occasion pour les sept millions de québécois d’exercer le droit le plus fondamental de la démocratie : le vote. Bien sur, tout le monde ne se prévaudra pas de ce droit important et le taux de participation toujours en dégringolade donnera encore des sueurs froides aux héritiers de Weber, Montesquieu, Socrate et autres penseurs du «gouvernement du peuple par et pour le peuple».

Plusieurs choix sont possibles pour l’électorat de la belle province. Si les trois principaux partis font figure de mastodontes indéracinables dans un schéma politique pourtant récent, la présence des tiers (terme pourtant peu propice) que sont le parti vert et Québec solidaire aura l’avantage de ratisser large dans les opinions politiques.

Mais pour qui voter ? La question n’est pas simple et mérite qu’on y pense sérieusement, avant de se jeter corps et âme dans des solutions minoritaires qui n’auront pour seul avantage que de ne préparer à des élections dès l’assermentation d’un quelconque premier ministre. Mais si vous êtes de ceux qui vont répondre à la question/titre, vous aurez au moins le mérite d’être qualifiés de CITOYENS.

Entre Boisclair, Charest, David, Dumont et Mckay, le choix est quand même simple. Même si complexe à priori. À vous de voir et de juger.

Votez pour André Boisclair du parti Québecois si vous êtes souverainistes ou séparatistes ou nationalistes (quoi que..). En faisant abstraction de la question nationale (même si c’est impossible), le parti québécois reste quand même un parti social-démocrate de centre gauche dont les valeurs comme la famille, le travail, le social, l’entraide ou la compétitivité sont les maitres mots. Cette année, le parti a misé avant tout sur l’éducation comme socle d’une réussite irrémédiable. Le Gel des frais de scolarité est d’ailleurs l’une des propositions concrètes faites en ce sens. Si la santé reste indéracinable des préoccupations du parti, il ne faudra pas rêver d’une baisse d’impôt avec le PQ. Ce n’est pas une idée de la maison, allez voir plutôt ailleurs…

C’est-à-dire au Parti Libéral du Québec (PLQ). Baisse d’impôt et Santé sont les chevaux de bataille du parti de Jean Charest, premier ministre sortant. C’est aussi le parti du fédéralisme, quel qu’il soit. Asymétrique ou d’un autre genre, vous êtes assuré en votant pour la maison de ne jamais quitter le Canada. Son entente cordiale et presque parfaite avec le gouvernement de Stephen Harper a fait oublier les catastrophiques rencontres entre le fédéral de Paul Martin et le provincial de Mr Charest. Avec le PLQ, les étudiants payeront pour leur étude, les garderies resteront à 7$ pour un temps indéterminé et les mécontents resteront mécontents. Mais si vous êtes de droite modérée, si vous pensez qu’il faut donner à l’entreprise suffisamment de ressources pour que l’ensemble de la population puisse par la suite s’enrichir, vous êtes mieux de voter pour Mr Charest et ses 124 autres candidats. Mais si vous ne croyez plus trop à ce vieux modèle québécois, la solution est….

Adéquiste. Elle s’appelle l’option Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec. Vous ne croyez plus aux gouvernements de ces 20 dernières années. Vous en avez marre parfois et surtout de ces immigrants qui emmerdent le monde, vous souhaitez donner aux politiciens classiques une leçon de populisme, voté pour l’action avec l’ADQ. Ici pas de chiffres avant d’autres chiffres. Les vieux et les gens de régions sont les bases du système. Presque pas d’équipe, mais un chef. Un chef qui dit ce qu’il pense et pense parfois ce qu’il ne dit pas. Un chef prêt à tout pour gouverner et qui met la dette et/ou la croissance au centre de l’univers. Il vous redonnera votre argent directement. Moins de programmes de garderies, plus de commissions scolaires, votre argent on vous le rend, quitte à tout chambouler. Et finalement on ferme la question nationale et on ouvre les portes d’une autonomie. Autonomie envers le Canada ou le Québec ? Rien n’est certain. Il faut une solution. C’est le parti à la droite du centre droit. La solidarité on y pense, mais pas trop. On laisse cela aux deux autres de….

Québec Solidaire. Déjà ils ont deux chefs : Françoise David et Amir Khadir. Ce qui n’est pas très fort en politique, car il faut au minimum savoir ce qu’on veut dans ce monde de requins. Eux, c’est la gauche à gauche du centre gauche. Si vous croyez au social comme moteur de la vie politique, vous êtes en terrain sûr. Nationalisation de l’éolienne ou gratuité scolaire sont quelques une de leurs qualités. Sans compter bien sûr sur les thèmes traditionnels comme la justice sociale. Mais l’idée d’avoir un député ne semble pas trop leur tenir à cœur. Prenez l’exemple des deux chefs. Le seul choix de leur circonscription laisse à réfléchir. David a choisi Gouin, chantre péquiste et comté de Nicolas Girard qui dans les faits agit comme #2 du PQ. C’est aussi l’ancien compté du chef péquiste André Boisclair. Dans le cas de Khadir, il a choisi Mercier. Là encore, c’est presqu’un bastion péquiste. C’est le compté de Daniel Turp, le monsieur International du PQ. Mais comme nous sommes en politique, tout est possible. Il ne reste donc qu’un seul sujet à traité : l’environnement. Et çà c’est l’affaire du…

Parti vert. C’est un jeune parti qui se cherche encore. Ils sont pro-environnement à 300% et cela personne ne peut le contredire. Mais au-delà de çà, pas grand-chose. Santé ? Éducation ? Gel ou dégel ? Dette ou déficit ? Scott McKay, le tout nouveau chef (depuis plusieurs mois quand même) devra mieux agencer son discours afin que l’opinion publique sache vraiment de quoi il est question outre la question de l’environnement. Même si, oui de plus en plus on ne pourra plus rien faire si cette question n’est pas au centre des préoccupations des différents gouvernements. C’est d’ailleurs pourquoi la majorité des partis politiques ont une idée et une position assez ferme dessus. Maintenant il y’en a qui en font un peu plus, d’autres un peu moins. En général il est mieux d’avoir une idée de la gestion gouvernementale pour ensuite pouvoir faire des propositions concrètes. C’est pourquoi les positions du PLQ, du PQ (et dans une moindre mesure) de l’ADQ sont probablement celles qui se rapprochent le plus des stratégies viables.

Au final, il faut voter, peu importe vos aspirations. Il faut, autant que faire se peut éviter les votes qu’on dit contestataires ou même utiles et voter pour ses propres aspirations ou selon le candidat qui se rapproche le mieux de ses valeurs. À ceux qui auraient la malencontreuse idée de ne pas voter, il vous reste sept jours pour faire de vous un être humain du 20e siècle, c’est-à-dire un citoyen politique.

EuropeDecember 18, 2006 6:36 pm

C’était il y’a même pas une semaine, à Paris, capitale de l’hexagone. Bertrand Delanoë, l’homme tout puissant de la ville inaugurait ce qui avait été préparé par son prédécesseur Jean Tiberi. C’était jour de fête. Tout le monde était habillé sur son 16 décembre (jour d’inauguration). Tout Paris avait décidé de venir rendre hommage à la réhabilitation de ce transport en commun jadis abandonné il y’a quelques décennies. Enfin, presque le tout Paris car il y’en a qui ne voulait rien savoir de ce désir grandissime du maire socialiste. Béatrice Jérôme du journal Le Monde écrit : «le président de la République, Jacques Chirac, ne sera pas présent à l’inauguration. La plupart des élus UMP la boycotteront, à l’exception de Jean Tiberi. »

Il faut savoir que très bientôt il y’aura des élections à la mairie de Paris. Traditionnellement de droite (Chirac puis Tiberi pendant près de 20 ans), la mairie avait basculé à gauche sous le vent de la gauche plurielle de l’ancien baroudeur Lionel Jospin. Depuis toutes les tentatives sont bonnes afin de faire tomber l’un des derniers bastions d’une gauche forte et regroupée. Avec Clémentine Autain la communiste qu’on ne présente plus, ainsi que Denis Baupin des verts, Delanoë est très bien entouré et il faudra à la droite un vrai coup de maitre ainsi qu’un soupçon de désir pour faire basculer les trois mousquetaires de Paris au sommet de leur tramway. C’est pourquoi ils ont misé comme certaines formations politique qu’on ne citera pas ici (sous peine d’être traité de déloyal, voire déRoyal ) sur la candidature de la très chique Parisienne Françoise de Panafieu. Mais il ne suffit pas d’être femme, belle, souriante et sure de soit pour être une Madonne des urnes. «Dans le cas d’un duel lors des prochaines élections municipales en 2008 entre Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu, l’actuel maire bénéficie de 11 points d’avance sur la députée-maire du 17e arrondissement. 37 % des sondés souhaitent le voir reconduit, contre 26 % favorables à sa rivale. 11 % souhaitent que ni l’un ni l’autre ne soient élus» (Le Monde)

EuropeDecember 3, 2006 6:47 pm

La madone des urnes (version Hertoghe) est allée cette semaine d’une première visite presqu’officielle à l’étranger. Et pour ne pas faire dans la dentelle, elle a décidé de s’en aller ou il y’a le plus de mal et de rancœur dans le monde, dans la bouillante région du conflit israélo-palestinien. Après une petite sérénade au Liban ou elle fut reçue presqu’en Reine de l’empire Français (le Roi Chirac ayant pris quelques heures de repos), elle a posé ses bagages et son contingent en Palestine, en plein dans la bande de Gaza.

Dans sa rencontre avec Mahmoud Abbas le chef de l’autorité palestinien, elle s’est allée d’un discours ferme et touchant comme nous le rapporte l’Associated Press : “Je tiens à vous rendre un hommage particulier pour les efforts que vous accomplissez pour la constitution d’un gouvernement palestinien” qui représenterait “un progrès substantiel vers la reconnaissance des principes du Quartette” pour la paix au Proche-Orient, a-t-elle déclaré.

Dans la crise que traverse le Proche-Orient, “les principes sont connus: le peuple palestinien a droit à un État souverain et viable et Israël à une sécurité durable”, a-t-elle estimé, ajoutant avoir constaté lors de sa visite dans la Bande de Gaza “les frustrations et les angoisses du peuple palestinien”.

Voila qui est bien dit. Sauf qu’il y’a quelques choses d’assez surprenant et presqu’embêtant dans ses éloges et ce discours un peu trop politically correct. Dans sa course à la candidature du Parti socialiste, elle s’est présentée aux Français comme étant celle qui innoverait dans la façon de faire la politique, c’est-à-dire en incluant un peu plus les citoyens dans les décisions importantes du pays. Ainsi, elle assurait qu’ « avec les jurys citoyens, l’avis du public aura été donné» soulignant que «Les gens ne s’intéressent à la politique que si la politique s’intéresse à eux ». «On n’est jamais déçu avec la démocratie participative» rajoutait-elle pour rassurer les français.

Pourquoi ne pas donc commencer-elle-même par respecter les choix du peuple, d’un peuple, le peuple Palestinien ? Ils ont décidé que celui qu’ils aimeraient avoir comme chef serait issus de la formation politique du Hamas. Ils ont rejeté le choix de Mahmoud Abbas préférant indirectement plutôt celui d’Ismail Hanniyeh comme premier ministre. Pourquoi donc si la destinée des Palestiniens est si préoccupante pour la madone des urnes n’a-t-elle pas saisi la première occasion pour réaffirmer par un geste simple tout le bien qu’elle pense de la place du peuple en démocratie ? Abbas n’est pourtant pas le (premier) choix du peuple. Ou bien ce qui est bien pour la France (démocratie participative) n’est peut-être pas aussi bien pour les autres ?

Bizarre, bizarre… Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre!

GénéralOctober 30, 2006 4:03 pm

Édito incompris.

Suite à la journée anniversaire du 11 septembre, j’avais écris un édito avec pour titre : un anniversaire presque gâché. Suite à cela de nombreuses réactions et commentaires m’ont été faites. Je les ai tous lu et après maintes réflexions, il me semble que la portée de ce texte n’a malheureusement pas été saisi. C’est cette dernière réaction qui me pousse à repréciser l’idée et le but de ma tentative. Avant tout il faut savoir que pour cet édito, près de 100 personnes ont eu à voter, et le nombre de personne en accord avec le sujet était de 14% contre 86%. À noter qu’il n’est point possible d’être neutre ! Sur les personnes qui ont voté, 38 commentaires ont été laissé.

Le dernier commentaire :
Qu’est-ce que c’est que ce texte larmoyant… ô mon dieu le 11 septembre, pensons à toutes ces pauvres victimes… et puis les 12 millions de morts sous embargo sur l’Irak vous allez les pleurer quand? Et les 600.000 victimes depuis trois ans qu’engrange la guerre de Bush vous y songez? Vous dîtes qu’il ne sert à rien de connaître les responsables machiavéliques de cet “attentat”… que dis-je de cette mise en scène macabre… de cette automutilation… de cette attaque hollywoodienne ou “quand nos dirigeants confondent fiction et réel” alors qu’on nous le sert encore comme marche-pieds au totalitarisme militaire le plus abject.
Vous avez écrit ce billet insignifiant pour marquer votre allégeance au KuKluxKlan? Ou pour être sûr de ne pas être emmené à Guantanamo? Juste pour vous rassurer?

Extrait de mon texte :
L’heure aujourd’hui n’est pas à savoir qui sont les coupables ou les responsables, s’il y avait suffisamment de mesures de sécurité ou de protection, s’il fallait plus de surveillance, plus de ci, moins de ça : l’heure est au recueillement. Aujourd’hui, il ne faut ni fêter la tristesse de l’événement, ni persévérer dans la recherche du coupable concret et/ou idéologique. Dans l’année, il y a près de 359 jours pour cela. Il faut plutôt penser à ceux qui ne sont plus, à ceux qui n’ont jamais voulu cet évènement…

Nous devons, en ce jour anniversaire, penser aux « élus » : ceux qui, en quelque sorte, ont été choisis pour incarner ce renouveau de l’ordre mondial. Ces élus qui, malgré eux, devraient et devront rester gravés dans nos mémoires et dans celles des enfants de nos petits-enfants comme étant non pas les martyrs de la liberté et d’un modernisme libre, les martyrs d’une pseudo-guerre sans nom, mais plutôt comme le résultat de ce que l’être humain peut faire dans son état pur d’animal sans intelligence, capable du pire pour son semblable.

Et pour ceux qui ne veulent voir les élus qu’en comparaison à d’autres, je leur dis ceci : l’année compte près de 360 jours, et chaque jour devrait subir sa peine ; celle du 11 septembre n’a pas été choisie mais imposée.

Il y’a malheureusement en France un antiaméricanisme primaire et de mauvais goût qui me laisse souvent sans mot. Bien que n’étant pas du tout favorable aux visions expansionnistes et à la politique de guerre préventive de l’administration Bush, cette habitude exécrable de croire que tout ce que fait l’Amérique (et les américains) est forcement méchant est d’une simplicité puérile, malveillante qui me laisse amer. Heureusement d’ailleurs que tout le monde n’est pas comme ca, tout comme c’est pas tous les américains qui sont des républicains mordus et convaincus. Et quand j’écris un texte non pas pour idéaliser l’Amérique ou ses Marines mais tout simplement pour rendre hommage aux victimes du 11 septembre qui toutes comme celles de Madrid, Jérusalem, Ramallah, Bagdad, Paris, Alger, Beyrouth, Jakarta, Nairobi, Abidjan ou du Chili ont droit à une petite pensée de nous qui n’avons pas demandé à vivre comme elles de mourir, des réactions aussi pathétiques comme celle de me traiter de partisan de KuKluxclan me font froid dans le dos. Je n’ai jamais affirmer qu’une victime valait mieux qu’une autre, d’ailleurs un enfant mort fait autant de mal à la mère qui la perds, que ce soit une mère française avec les attentats du RER il y’a quelques années ou une mère canadienne comme celles qui en ont perdu le 11 septembre !!!.

S’il vous plait arrêtez de nous faire les avocats et les défenseurs des pays du Sud en restant dans vos beaux chalets et appartements en occident et en buvant tous les jours du café qui vient de pays ou les gens sont exploités tous les jours. Si la vie de «ces pauvres» vous tient à cœur tant que çà, envoyez la moitié de vos salaires chaque mois dans les organismes de solidarité. Mais il n’en sera rien bien sur. C’est très facile de se cacher derrière un écran et de crier au scandale contre le capitalisme ou contre l’exploitation. Mais quand il faut passer aux véritables actions et pas seulement aux petites manifestations à deux sous pour lutter contre le droit à rester chez soi et à toucher au RMI, Rma et autres, plus personne n’est là : On est occupé. Si vous vous sentez vraiment préoccupez par la famine dans le tiers monde, voici une petite proposition pour vous. Renvoyez leur juste le tiers de votre salaire et là vous aurez mon estime.

CanadaOctober 23, 2006 7:29 pm

www.stephanewaffo.com

Depuis plus d’un mois, l’ensemble de la communauté médiatique du Québec et de Montréal a trouvé un nouveau sujet passionnant. Celui de la situation de la métropole face à la spectaculaire montée des gangs de rues. On y apprend qu’ils auraient pris subtilement la place des motards obligés de se faire un peu absent depuis les dernières opérations commandées organisées par les services de la police et qui à mal l’organisation criminel (du moins pendant un moment). Du jour au lendemain on nous fait croire que le phénomène malheureusement pas rare est grave, urgent et suicidaire. Pas que je sois contre les médias, loin de là (d’ailleurs je me revendique un peu de la familia..) mais il faudrait sérieusement arrêter de prendre les pauvres lecteurs idiots et naïfs qui croient tout ce qu’on leur dit pour pire qu’ils le soient. Ce que je veux dire c’est que la majorité (des personnes alertes de notre société) n’est pas du tout étonné de la situation. Que l’on soit lucide, solidaire ou tout autre, on se rend bien compte de la déchéance programmée de l’être humain. Le problème ne s’arrête pas juste aux gangs de rue, il va aussi plus loin et peut se généraliser parfois à l’ensemble des couches. L’exemple de la situation des 70% des automobilistes montréalais qui brûlent des feux rouges tout au long de la journée.

Quand je lis les longues pages sur le sujet dans La presse ou dans le Journal de Montréal, ca me rend remonté et triste de voir par exemple la situation de ses pauvres filles qui se retrouvent dans une suite d’engrenage inextricable qui malheureusement finit presque toujours très mal.

Extrait de l’article Les gars autour de la fille de Caroline Touzin du journal La presse

« Une autre scène lui revient, terrible celle-là. Deux gars immobilisent une fille nue, couchée sur le ventre dans un lit. Le premier la tient par les chevilles, l’autre par les poignets. Un troisième, assis à cheval sur ses fesses, grave directement dans sa peau, avec un tournevis, trois lettres qui vont finir par couvrir toute la largeur du dos de la fille: MOB (pour Money Over Bitches, l’argent prime sur les chiennes).

Julie se fait la promesse de ne jamais devenir une «bitch». Elle n’a peut-être que 17 ans, mais elle se sent forte, sûre d’elle. Durant ces trois jours et trois nuits, elle s’est sentie l’égale des gars. Je suis plus intelligente qu’eux, se dit-elle, et je suis capable de boire autant qu’eux. Non, elle ne finira pas à la rue comme les autres « bitches » ».

C’est d’une tristesse infinie et bien heureusement, il y’a les médias pour nous rappeler dans quelle état de perdition nous vivons parfois. C’est le rôle de la presse et il faut le saluer. Mais alors quand cette même presse commet l’irréparable de faire des approximations et de mélanger genre et chose, patate et tomate dans le même panier et tomber finalement dans une généralisation implicite facile et malsaine il faut lui dire stop. Le journalisme comme moyen de dépeindre ou décrire les maux et les tares de la société c’est une cause plus que noble que j’estime grandement et qui me rends fier lorsqu’à mon tour j’y participe (comme maintenant !). Mais le journalisme a un devoir moral encore plus grand que celui qu’il critique. Ce que je reproche à quelques uns de «mes confrères» c’est de faire des amalgames intuitifs dans un sujet aussi délicat et aussi grave qu’est le phénomène des gangs de rue. Voici une réaction à l’article précédent qu’un internaute a écrit :

« Tout se résume en deux mots : décadence et lâcheté. Lâcheté tout d’abord de notre société et de nos dirigeants (politiciens, intellectuels, artistes, donneurs de leçon…) qui nous ont lancé tête première dans le multiculturalisme faiblard et l’ultra-tolérancisme tittu quanti.

Nous faisons aujourd’hui le décompte de nos malheurs. Noirs qui se pavanent impunément comme des héros dans nos rues alors qu’ils ne méritent rien de moins que la corde ou la déportation. et que faisons pendant ce temps-là ? rien. Nous déblatérons alors que la maison brûle»

Tout ceci est grave et dangereux et j’estime que plus que la faute des politiques et des politiciens, c’est de la responsabilité des journalistes de faire attention à ce que la cause noble qu’il serve ne se retourne pas tel un boomerang pour créer une nouvelle tare.

CanadaSeptember 25, 2006 3:32 pm

Après la tuerie de Dawson de la semaine passée à Montréal, une journaliste bien connue pour ses bassesses habituelles est sortie de ses gongs et s’est laissé aller dans une satire complètement stupide, farfelue. Dans le journal anglophone The Globe and Mail, la journaliste en question justifiait la « série » de tueries qu’à connu le Québec et surtout Montréal par l’adoption il y’a près de vingt ans de la loi 101 sur les langues. Cette loi oblige tout nouvel arrivant au Québec à envoyer ses enfants dans des écoles francophones jusqu’au niveau du secondaire.

Primo il faut rappeler qu’en fait de séries, il y’en a eu que trois dans la métropole montréalaise : Polytechnique il y’a 15 ans ou un jeune qui n’avait pas été admis est rentré dans l’école et a abattu une dizaine de femmes reprochant à la société le fait que des femmes puissent s’accaparer d’une partie de la chasse gardée habituellement masculine. Il faut aussi signaler que Marc Lépine (le tueur) était moitié algérien et moitié québécois. Ensuite il y’a eu Concordia ou un immigré russe a tué quelques femmes et.. finalement Dawson la semaine passée avec Kilmour Girl, un québécois dont les parents d’origine sikh sont installés à Laval depuis près de vingt ans.

Mme Wong a insisté sur le fait que les immigrants qui arrivent du Québec pour plusieurs (dont surtout la langue) avait complètement raté l’intégration des immigrants et que le Montréal qu’elle avait connu dans le passé n’était plus le même Montréal cosmopolite et hautement diversifié d’antan !

C’est vrai je ne connais pas le Montréal qu’a connu Jong, mais par contre celui de maintenant, je ne suis pas sur qu’il était aussi multivarié que celui que je connais. Faite un tour dans n’importe lequel des transports en commun de Montréal et de Laval et vous serez agréablement surpris par la diversité que vous croiserez. Un ami qui revenait de Russie m’a confié l’espèce de choc qu’il a eu à son retour à Montréal. Il m’expliquait qu’à Moscou ou à St Petersbourg, tout est homogène, tout le monde se ressemble et quand il est revenu, en prenant le bus et le métro il a tout de suite été frappé par cette richesse car il faut le dire du paysage montréalais. Faites un tour à Jean Talon, Côte des neiges, Parc ou même sur la rue Sainte Catherine et vous verrez à quel point personne ne parle la même langue.

Au delà de tout ca, affirmé avec tant de véhémence que quelqu’un qui se lève un matin, complètement fucké dans sa tête et qui prends une carabine pour tirer sur de gens au hasard (blessant et tuant une autre immigré) est le simple fait de sa non intégration complète dans la société (car obligé d’apprendre le français) révèle d’un pur fantasme et fanatisme pour la démagogie, la subjectivité, le populisme de sous classe et de bas étage, bref de rien. Mme Wong a donc rater la plus belle occasion de sa vie de fermer son toupet et il aura fallu l’intervention de pas un mais de deux premiers ministres (celui du Québec et du Canada) pour remettre les pendules à l’heure.

Mais malheureusement le scandale qui a suivi n’est nullement la faute de cette pauvre journaliste. Le fait est que normalement il aurait été du devoir du journal et de son comité éditorial de faire marche arrière et de ne pas publier ce torchon inutile et au contraire propice à créer au sein de la société canadienne et québécoise une rancœur complètement inutile.

GénéralSeptember 24, 2006 3:33 pm

Comme chaque année depuis 2001, il ne m’est plus possible de voir la date fatidique du 9-11 comme une journée ordinaire. Même si depuis plus de vingt ans, elle n’a jamais été une journée comme les autres, depuis 2001, j’ai du mal à me faire à l’idée d’avoir à ressasser tout ce qui entoure cet événement : les commentaires encore aujourd’hui des « heureux survivants » de New York, les propos de ceux qui ont perdu connaissances, collègues, amis, frères et sœurs, fils et filles ou conjoints, qui n’arrivent plus à retrouver le petit quelque chose, la petite assurance qu’ils avaient en 2001, à 8 h, en ce 11 septembre.

New York, qui représente l’Amérique dans le paroxysme de son aboutissement, dans la réussite de son gigantisme, mais aussi dans sa tradition d’ouverture d’esprit, de multi- et d’inter-culturalisme, de modernisme et de libéralisme pur, a été touchée en plein dans sa chair. Cette Amérique, encore marquée par le passage de Clinton, à peine entrée dans l’ère du conservatisme à la Bush II version 1, n’était pas prête. Prête à quoi ? Au combat de la nouvelle ère internationale : l’ère de la guerre contre le terrorisme.

L’heure aujourd’hui n’est pas à savoir qui sont les coupables ou les responsables, s’il y avait suffisamment de mesures de sécurité ou de protection, s’il fallait plus de surveillance, plus de ci, moins de ça : l’heure est au recueillement. Aujourd’hui, il ne faut ni fêter la tristesse de l’événement, ni persévérer dans la recherche du coupable concret et/ou idéologique. Dans l’année, il y a près de 359 jours pour cela. Il faut plutôt penser à ceux qui ne sont plus, à ceux qui n’ont jamais voulu cet évènement. Il faut faire abstraction aujourd’hui du débat public et politique sur les enjeux de la nouvelle guerre presque froide entre États et groupuscules, entre Bien et Mal, ou même entre l’Occident et le reste (si tant est que cette guerre soit réelle bien sûr).

Nous devons, en ce jour anniversaire, penser aux « élus » : ceux qui, en quelque sorte, ont été choisis pour incarner ce renouveau de l’ordre mondial. Ces élus qui, malgré eux, devraient et devront rester gravés dans nos mémoires et dans celles des enfants de nos petits-enfants comme étant non pas les martyrs de la liberté et d’un modernisme libre, les martyrs d’une pseudo-guerre sans nom, mais plutôt comme le résultat de ce que l’être humain peut faire dans son état pur d’animal sans intelligence, capable du pire pour son semblable.

Et pour ceux qui ne veulent voir les élus qu’en comparaison à d’autres, je leur dis ceci : l’année compte près de 360 jours, et chaque jour devrait subir sa peine ; celle du 11 septembre n’a pas été choisie mais imposée.

Quant à ceux qui, comme moi, ont vu et verront le jour un certain 11 septembre, j’ai le regret de vous annoncer que votre anniversaire ne sera jamais plus le même : ce sera un anniversaire presque gâché, et jamais oublié.

EuropeJuly 31, 2006 5:48 am

Faire de la France un acteur du pluralisme mondial

Le monde est trop complexe et trop divers pour qu’une seule puissance puisse prétendre résoudre ses problèmes à la seule lumière de ses intérêts nationaux. C’est pourquoi, et davantage encore après le 11 septembre, l’intérêt collectif exige que les Etats-Unis soient ouverts aux autres, en respectant des règles, en partageant l’esprit de dialogue, en se réinscrivant dans les grandes problématiques des organisations internationales qui ont à traiter des grandes questions de la planète.
Car nous ne pouvons pas laisser aller le monde tel qu’il va, avec sa violence ouverte ou latente, ses injustices effroyables. Ce monde, nous devons l’infléchir, le redresser, l’organiser, le rendre moins injuste. C’est là une des missions de la France ; c’est là un des rôles essentiels d’un Président de la République actif. Cela pose aussi la question de la capacité de la France à entraîner ses partenaires européens.
Au Proche-Orient, la France et l’Europe joueront un rôle de médiation en faveur de la paix, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un Etat viable et la garantie à Israël du droit de vivre dans la sécurité.

GénéralJune 29, 2006 6:09 am

Décidément la mode canadienne en matière d’affaires étrangères ne se limite qu’au pays de Hamid Karzaï. l’Afghanistan puisqu’il s’agit de ce pays a encore cette semaine fait la une de l’actualité. Cette semaine, deux débats importants. Pour le journal La presse, Harper ne partage pas le point de vue britannique, Les initiatives américaines coûtent la vie à des soldats canadiens, Trois des soldats canadiens blessés sont de retour au pays, trois titres, trois articles tous sur l’Afghanistan et encore. Mais s’il y’en a bien un qui ne voudrait surement plus qu’on en parle, c’est bien le premier ministre du Canada Stephen Harper. Faut-il oui ou non que les soldats canadiens restent la bas ? En tout cas ils sembleraient que oui. Mais s’il faut qu’on continue de voir des morts, des soldats revenir pas toujours en bon état, il se pourrait qu’un jour l’opinion publique, bien que compatissant au sort des afghans finisse par se dire que peut-être faudrait que les soldats rentrent à la maison.

GénéralJune 20, 2006 10:46 pm

D’ici trois jours, Parlons Politique aura un an. Bien qu’un mis de côté depuis l’arrivée du site Un Jour à la fois, le journal du web, j’ai essayé d’actualisé autant que faire se peut les billets sur Parlons Politique. À l’occasion du premier anniversaire ce 23 juin, la rubrique L’Échos du monde reprendra du service. Et à partir de cette date, chaque mois, l’Échos du monde sera publié sur ce site. De plus Parlons Politique aura un nouveau nom de domaine ainsi qu’une nouvelle (ancienne) facette, www.parlonspolitique.info.

Vous avez été nombreux depuis le début, le temps d’une seconde, minute, heure et même jours et mois à visiter le site. Près de 2000 usagers venant d’un peu partout dans le monde, Canada, France, Belgique, États Unis, Allemagne, Suisse, Roumanie, Sénégal, Ghana, Cameroun, Russie, Japon, Mexique, Angleterre. 50% des gens qui sont venus une première fois sont revenus et quelques uns ont laissé des commentaires.

Merci à tous et bonne continuation dans vos prochaines visites.

S. Waffo,
politiciable

CanadaJune 7, 2006 5:29 am

Pour la deuxième journée de la conférence de Montréal, il s’agissait de placer la culture ainsi que la santé dans la société et dans le développement de cette société. Tout commence sur le thème des industries culturelles, nouvelles technologies et propriété intellectuelle ou tour à tour les conférenciers nous ont présenté l’organisation africaine de la propriété intellectuel (OAPI), ce qu’elle est, ce qu’elle représente, les limites auxquelles elle doit faire face ainsi que les objectifs à atteindre dans un prochain horizon afin d’être au diapason de ce qui se passe sur la scène mondiale. Ensuite, petit topo sur un autre cas particulier de pays en développement, la république dominicaine et finalement précisions importantes sur le préservation de la culture et plus particulièrement de ce qu’on appelle le folklore dans la société mondiale au firmament de la globalisation par l’instance mère, l’OMPI, l’organisation mondiale de la P.I.

Le directeur général de l’OAPI Antioumane Ndiaye a donc commencé son allocution par définir avant tout la mission première de son organisation. Pour lui, il s’agit essentiellement de «servir d’office de propriété intellectuel pour l’ensemble de ses états (16) ». Et cette mission passe par deux volets : industriel pour la création de l’esprit, des marques ou encore d’indications géographique et littéraire artistique pour tout ce qui est du droit d’auteur ainsi que des différents autres droits connexes qui s’y rattachent (artistes, interprète, etc..). Il a longuement insisté sur le caractère particulièrement difficile de cette mission en rappelant par exemple que seul entités national pouvait avait un droit coercitif.

Mme Ana Isabel Messina, présidente de l’Association dominicaine de la P.I. a présenté son organisation. Jeune car incorporée seulement depuis 1994, elle a insisté sur le partenariat qu’il faut indubitablement avoir entre pays et organismes, autant sous un angle multilatéral avec la sous région comme celle de l’Amérique centrale par exemple (CAFTA) que bilatéral et comme c’est le cas le Canada par exemple, bien des choses restent à faire. Elle a d’ailleurs profité de la vitrine que représente la conférence pour ardemment souhaité que le Canada puisse enfin se décider à bougé le cas de ce dossier. Mais comme la si bien noté, le président et modérateur de ce déjeuner de travail l’avocat Stephan Martin, Mme Messina sera plus que bien aidé et représenté au Canada dans ce dossier puisque l’ambassadeur de la république dominicaine au Canada n’est nul autre que Mr Messina, son mari!

Finalement dans une note plus alarmiste, le représentant de l’OMPI, Wend Wendland nous a présenté le cas du folklore (e) comme élément de la culture et qui dans un contexte de mondialisation et de globalisation arrive de moins en moins à se faire la place qui devrait être la sienne dans le monde d’aujourd’hui. Comme la souligné Alphadi, couturier nigérien, le cas des tissus Bogolans du mali, ainsi que des autres tissus africains qui sont tous les jours utilisés et pillés dans la plus totale indifférence par les industries privés comme c’est le cas en Chine ne permettront jamais au demeurant au Mali de pouvoir exprimer naturellement son folklore et surtout y en tirer les potentialités ainsi que les différents avantages inhérents.

Par la suite, en plénière d’ouverture de la journée, on a eu droit à quelques éclairements quand à ce qui a trait de la notion de culture et de développement. La ministre des relations internationales du Québec Monique Gagnon Tremblay a profité de l’occasion pour rappeler que la journée d’aujourd’hui avait entre autre but de pouvoir mettre en relief les différents thèmes qui relient culture et développement dans le but d’une meilleure diffusion de l’expression de la culture par l’éducation et l’information par exemple. Elle a ensuite insisté sur la position de l’État du Québec par rapport à la question en rappelant qu’il comptait pour près de 2,3% de son PIB et que malgré les peurs et préoccupations qui semblent se dégager dans les couloirs et salons du monde, dans le cas de Québec, la mondialisation a « facilité la fécondation mutuelle des culturelles et des œuvres. » Elle a mentionné que dans ce cadre, la culture ne pouvait que s’enrichir de nombreux apports étrangers dans une logique de métissage. C’est d’ailleurs un peu dans ce sens qu’elle a précisé la position un peu de leader du Québec dans le domaine ainsi qu’à l’Unesco et qu’il fallait donc donner toute les chances afin que la nouvelle convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles soit ratifiée suffisamment (30 pays) dans le laps assez court d’un an pour qu’en septembre 2007, enfin la culture puisse réellement occupée la place qui est la sienne. Il fallait donc a continué la ministre que l’état continue de soutenir les richesses culturelles puisque le dialogue interculturel permanent ne pouvait constituer qu’ « un gage de prospérité et de paix ».

Par la suite, le président du directoire de la Chaine française d’information internationale qui verra le jour d’ici la fin du mois nous a présenté la vision de son entreprise tel qu’ils la conçoivent, avec de façon incontournable une place primordiale pour la culture. Comme il l’a souligné, dans le monde dans lequel on vit, avec l’avènement de « nouveaux leaders d’opinions », il fallait que le monde des médias fasse de grands changements afin de ne pas manquer la caravane. Avec l’«érosion des leaders de télévisions généralistes », l’« émergence de nouveaux formes de médias comme internet », « plus d’audience captive et l’arrivée de nouveaux acteurs », il fallait tout simplement se rendre compte aujourd’hui que « les jeunes ne veulent plus subir leur vie mais ils veulent leur devancer. »

À l’heure du déjeuner causerie, après le discours du directeur général de l’Unesco qui a vite fait de placer la mondialisation au centre de ce qu’elle est réellement (« une immense avancée dans l’histoire de l’humanité, pourvu que nous sachions en dégager les potentialités et en maitriser les conséquences »), celui de Jean-Marie Colombani du Monde qui lui a expliqué la position européenne et surtout française qu’est la sienne sur la culture, enjeu pour lequel la France a été longtemps dépositaire et finalement la vision américaine (si l’on peut aussi facilement la généraliser) sur l’épineux débat par Dan Glickman, président de la MPAA (ancien secrétaire d’état pour l’Agriculture dans le gouvernement Clinton) pour qui enfermer la culture dans une logique de protectionnisme n’a pas nécessairement de sens puisque sinon elle ne peut que profiter à tout le monde, la ministre de la culture et des communications du Québec Line Beauchamp tout comme sa collègue des relations internationales n’a pas manqué l’occasion de souligner la place importante qu’a la culture pour son gouvernement et s’est même permise un petit commentaire tout à fait amical au président Glickman en insistant sur le fait que si l’État québécois n’avait pas investi et supporté la culture, il n’est pas sur que cette dernière soit aussi bien portante qu’elle ne l’ait aujourd’hui.

Après le déjeuner, il était donc temps enfin de penser à la position plus que pathétique et inquiétante de l’Afrique dans cette discussion sur la culture. Idrissa Ouedraogo, cinéaste burkinabé ne pouvait avoir meilleur illustration. Il a comparé la situation actuelle un peu à trois modes de déplacements et dans laquelle il a juste titre comparé la situation actuelle africaine à la bicyclette comme mode de déplacement et qu’il ne pouvait même pas y avoir de comparaisons possibles avec les autres modes qui sont la voiture dans le cas des Européens et des canadiens dans une moindre mesure ou encore des avions dans le cas des industries américaines. Ouedraogo a rappelé que « sous le prétexte de la globalisation des marchés la culture des pays les plus pauvre disparaissaient sans qu’on ne puisse dire petit mot » autant dans ce qu’il a appelé « la perte progressive de l’identité » que dans l’incapacité de plus en plus criarde des africains à prendre eux même leur problème en charge. Mais heureusement l’avenir n’est pas si sombre que çà a-t-il précisé. Avec l’avènement des NTIC par exemple, de nouvelles et excellentes opportunités s’offrent à l’Afrique et surtout a des coups raisonnables.
Enfin, le couturier Alphadi dans un exposé bien détaillé et précis a parlé de son cas pour illustrer l’éventail de problèmes qui se pose aux créateurs africains désireux malgré tout de tenter leur chance sur la scène internationale, malgré le lourd handicap qu’ils ont sur leur homologues d’ailleurs et notamment d’Europe et D’Amérique. Il a insisté sur le fait que bien souvent, les États africains ne reconnaissent pas vraiment les potentialités qui pourraient s’offrir à eux dans le secteur de la culture et plus précisément dans celui de la création de mode. Tout en fustigeant avec la plus haute vigueur la situation des gouvernements africains face aux créateurs, il a rappelé que ces derniers en Afrique aux yeux des banques n’avaient malheureusement aucune crédibilité. Souligné qu’il a avait décidé de rester et de travailler en Afrique contrairement à bon nombres de ses paires, il a mentionné que dans son cas, en plus de lutter non seulement contres les gouvernements, le handicap naturel face aux autres, il doit lutter aussi contre l’intégrisme religieux qui sévit dans son pays (qui s’inscrit totalement en désaccord avec l’esprit de son festival international africain de la mode).

Stéphane Waffo
www.stephanewaffo.com
Un jour à la fois, le journal du web

GénéralJune 4, 2006 3:17 pm

Tout au long de cette semaine, je vous proposerais sur Un jour à la fois ainsi que sur Parlons Politique une série d’articles sur la conférence de Montréal. Cette 12e édition se tiens du 4 au 8 juin à l’hôtel Hilton de Montréal et le thème cette année est DÉVELOPPEMENT ET PARTENARIAT : DU RISQUE À LA RÉUSSITE avec plusieurs axes : gouvernance et développement, durable, politique, santé et culture, commerce et économie, les Amériques er l’économie mondiale. Sous forme de colloques, de tables ronde, de déjeuners causeries, et de séances plénières, la conférence réunira à Montréal plusieurs personnalités comme les premiers ministres du Québec et du Manitoba, des conférenciers de renommée ainsi que des organisations internationales.

Canada 1:12 pm

Paru sur le blog de mon “collègue” bloggeur Pierre Lambert.

Dans une nouvelle qui n’est pratiquement pas couverte par la presse francophone, mais par certains membres de la presse anglophone de ce beau pays, nous apprenons que Joe Volpe, candidat à la chefferie du parti Libéral du Canada aurait fait fermer un site le critiquant.

Dans la lignée du scandale voulant que des enfants (de dirigeants de compagnies pharmaceutiques) auraient contribué à sa campagne, un site Web satirique a vu le jour, le youthforvolpe.ca. Bien sur, cela n’a pas plus à M. Volpe qui, semblerait-il, a le bras assez long. Il aurait réussit à faire fermer le site en passant par le registraire du nom de domaine.

En dehors de toutes les questions éthiques que cela soulève, il y a aussi la question de la responsabilité du registraire. A-t-il le droit de juger le contenu du site et se faire juge de la situation? Surtout que le droit à la parodie existe au Canada…
Selon la version officielle du CIRA (organisme responsable des domaines .ca), ils auraient fermé le site parce que les informations données pour l’enregistrement n’étaient pas bonnes (et ils l’ont prouvé en moins de 24h). Cependant, certains prétendent le contraire.
Heureusement, le Web étant ce qu’il est, une version miroir est déjà disponible.

www.pierrelambert.com

GénéralMay 28, 2006 10:10 pm

Paru sur AgoraVox

“Les étrangers devenus français ont, pour la plupart, fini par occuper la place qu’on voulait bien leur laisser: le strapontin.”

Mais s’ils sont mal assis, il n’y a pas de Mur de la Honte qui les empêche d’aller voir ailleurs si les sièges sont plus confortables. En outre, il y a des exemples qui prouvent que ceux - suffisamment rares pour qu’on puisse les montrer à la télé - qui en ont les capacités accèdent aussi aux fauteuils en cuir cellier.

Le vrai problème, c’est qu’il y a de plus en plus de Français qui en ont marre qu’on leur mette de plus en plus de résidents exotiques sous le nez, et ça, ce n’est pas une question d’intégration, mais de ras-le-bol visuel, de syndrome de l’occupé, comme qui dirait!

Ce n’est pas à coups de présentateurs de JT exotiques qu’on réglera la question. Il n’y a que les zozos qui, enfants, sont tombé dans le chaudron de potion drouadlommiste qui s’imaginent le contraire.

De fait, la surpopulation étrangère d’origine extra-européenne sera la grande question politique du XXIe siècle…, est la grande question poltique du XXIe siècle. Tous les partis politiques qui se positionnent clairement contre ont le vent en poupe, dans tous les pays du continent.

Et tous les partis, des écolos à la droite madelinesque qui refuseront de s’afficher clairement contre cette surpopulation extra-communautaire, seront balayés dans les cinq à dix ans à venir… Y compris le sarkozyste avec son emplâtre choisi sur une jambe de bois qui, elle, ne l’est pas, choisie…

Quant aux politiques d’intégration, leur nécessité démontre qu’elles ont échoué avant même d’avoir été mise en oeuvre. Dans le passé, des millions d’immigrés se sont intégrés sans politique. Et pourtant, ça ne s’est pas passé sans frottements…

Ils se sont néanmoins intégrés par le mariage, par le phagocytage, par l’immersion dans l’indigénat, tout simplement parce que c’étaient des Indo-Européens et qu’ils étaient en nombre quantitativement raisonnable… Les nouveaus immigrés ne remplissent pas ces deux conditions!

Tout le reste, toutes les histoires à base de “valeurs” républicaines, ce sont des conneries qui, tôt ou tard, conduiront à des affrontements sanglants… dont les premières escarmouches ont déjà eu lieu…

GénéralMay 21, 2006 5:27 pm

Paru sur www.courrierinternational.com :

Eternellement anonyme

Le Bureau des statistiques canadien veille jalousement sur la vie privée des citoyens. Dans le cadre du prochain recensement, qui débutera le 16 mai, les Canadiens pourront choisir de conserver éternellement l’anonymat en cochant une simple case. La postérité ne saura ainsi jamais rien de leur métier, de leurs diplômes, ni de leurs revenus. Les données personnelles des habitants qui n’auront pas verrouillé leur dossier seront en revanche divulguées dans un délai de quatre-vingt-douze ans. Face aux inquiétudes qu’éveille la prolifération des moteurs de recherche et des bases de données, nombreux sont ceux qui saluent ces mesures de protection. Mais ces dispositions ont soulevé un tollé chez les sociologues, les historiens et les généalogistes, qui craignent qu’elles ne compromettent définitivement le travail de leurs successeurs. La tradition des enquêtes sociales qui re-monte au XVIIe siècle a fourni des renseignements irremplaçables sur la vie des pionniers et l’évolution de la société canadienne, arguënt-ils. L’historien Bill Waiser, appelle ses concitoyens à autoriser l’exploitation de leur dossier pour permettre aux chercheurs de poursuivre leur œuvre – à partir de 2098.

CanadaMay 19, 2006 8:07 am

Hier on apprenait par la presse Canadienne que la société française Alstom allait porter sa cause devant plusieurs instances internationales afin de dénoncer ce qu’elle appelle “favoritisme”. Pour Mr Patrick Kron, “La question que nous allons poser aux autorités compétentes à Bruxelles, à l’OMC et aux autorités nationales, c’est s’il est normal que Bombardier bénéficie de fait d’une exclusivité sur son marché national et puisse se présenter face à Alstom et à ses autres concurrents sur les marchés européens dans le cadre d’appels d’offres ouverts et loyaux”.
Imaginons une seconde que tous les autres pays du monde applique la même façon de faire, pensez vous que Bombardier et son usine de La Pocatière puissent vivre seulement que des renouvellements de wagons montréalais ? Évidement non. Comme je le disais il y a pas longtemps, si Bombardier était si sûr de son talent et de son leadership en la matière, elle aurait du laisser tomber un “favoritisme” criard et flagrant et aller en appel d’offre en essayant de blinder son dossier (si d’aventure le besoin se faisait sentir). Voila qu’elle risque les foudres de Bruxelles, ce qui n’est jamais de bonne augure. Imaginez un seul instant que Bombardier avec la mauvaise publicité qui sera faite bientôt sur son image postule en Europe (comme c’est le cas d’ailleurs). Pourquoi les gouvernements européens ainsi que la commission européenne lui donneraient gain de cause ?
Pourtant on se souviendra que la compagnie française Alstom était prête à partager éventuellement le contrat de renouvellement des wagons avec Bombardier sous forme de consortium par exemple. Espérons juste que le ministre du Développement économique, Raymond Bachand a raison quand il dit que la décision prise par le gouvernement respecte les conventions internationales et est blindée au niveau juridique et quand il dit ne pas croire que Alstom portera plain devant l’OMC. Sinon, le scandale ne vient que de commencer.

Canada 7:29 am

Paru sur le journal du web un jour à la fois

La nouvelle est presque officielle. D’après la presse canadienne, “Le ministre du Développement économique Raymond Bachand annoncera jeudi l’octroi du contrat de construction de 300 wagons du métro de Montréal à la firme Bombardier” et ceci sans appel d’offre. On se rappelle qu’il y’a pas très longtemps, Bombardier par le biais de son président avait fait une sortie publique afin d’inciter le gouvernement du Québec a ne pas aller en appel d’offre afin que Bombardier puisse confectionner les 300 wagons futuristes du métro de Montréal, au détriment de la compagnie rivale Alstom. Le ministre de l’époque Claude Béchard avait pratiquement donné son accord de principe à cette démarche en faisant ainsi d’une pierre deux coups : Donner un contrat important à une compagnie québécoise en pleine restructuration depuis quelques années mais surtout permettre la survie dans sa région de l’usine Bombardier de La Pocatière dans sa circonscription de Kamouraska-Témiscouata.

Sans douter du savoir faire de Bombardier en la matière, il faut quand même admettre qu’il y’a là un petit problème non seulement d’éthique mais aussi un manquement à une certaine rigidité dans la façon de faire. C’est normal de vouloir garder plus d’un milliard de dollars canadien dans la province, mais il faudra admettre qu’il s’agit là d’un petit coup en bas de la ceinture pour Alstom. S’ils sont si forts les messieurs de Bombardier pourquoi ne pas donc aller en appel d’offre comme ca se fait partout ailleurs ?

Certains me diront que c’est tout à fait normal de donner ce contrat à Bombardier. Soit, c’est toujours mieux quand on garde l’argent à la maison. Mais il faut bien se rendre compte qu’à partir de là, on peut en être aussi victime dans le futur. Déjà dans le cas du bois d’œuvre il ne faut plus que ces mêmes personnes se permettent de critiquer les États-Unis. On peut bien faire des règles et des zones de libres d’échanges mais à quoi ca sert de ne pas les respecter quand on se sent attaqué ? La question vaut bien sur pour les USA mais aussi pour tous les autres.

CanadaMay 18, 2006 9:55 am

Encore un beau coup du premier ministre Stephen Harper hier dans la chambre des communes à mettre dans son capital politique. Depuis plusieurs mois, l’opposition réclamait une discussion sur la situation de l’armée canadienne en Afghanistan. Avant hier et contre toute attente, le premier ministre du Canada, Mr Harper a surpris toute la classe politique ainsi que l’opinion en annonçant un débat de six heures avec à la fin un vote sur le prolongement de la mission jusqu’en 2009. Toutefois, il a précisé qu’il ne s’agissait nullement d’un vote contraignant et que quelque soit l’issu du vote, le Canada continuerait la mission qui est sienne en Afghanistan. Après une soirée haute en émotion et en tension, Mr harper a gagné de peu son défi. Le résultat du vote a été de 149 voix contre 145 avec la participation du chef du parti libéral du Canada dans le pour. Mr Bill Graham, ancien ministre de la défense et président par intérim du PLC avait décidé que le vote serait libre pour cet enjeu aussi important. Plusieurs ténors du parti parmi lesquels des prétendants au poste de Calife ont voté contre tel que Stéphane Dion par exemple. De l’autre côté de l’opposition, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti Démocratique ont comme prévu voté contre, s’attirant les foudres de Mr Harper pour qui il ne s’agissait que de pures manœuvres partisanes.
Reste que l’opinion publique dans le Canada reste sceptique quand à la place réelle que tient le Canada dans ce pays. À la base, ce qui devait être une mission de maintient de la paix tourne de plus en plus en d’autres choses et les gens s’inquiètent de la présence et de la place du Canada dans le monde, plus de 40 ans après Lester Pearson. Il est à noté que le Canada risquerait de se faire offrir le contrôle total des opérations par l’Otan d’ici 2008.

GénéralMay 16, 2006 12:12 pm

À découvrir :

“Un jour à la fois”, le journal du web à l’adresse www.stephanewaffo.com

EuropeMay 11, 2006 5:56 am

Aujourd’hui, mercredi 10 mai est commémorée partout en France la journée de l’abolition de l’esclavage, près de 160 ans après. Il s’agit pour cette journée instaurée il n’y a pas si longtemps par le président Jacques Chirac de souligner plus de 300 ans de domination d’une race envers une autre mais aussi la ruine de tout un continent, l’Afrique qui encore aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire paye chère cette « petite » erreur humaine. À l’heure ou la France vit une crise profonde d’identification face à une immigration voulue et non voulue dans le temps, quelques semaines seulement après le débat sur les bienfaits de la colonisation ou encore la violence urbaine à saveur de guérilla qu’à connu la majorité des quartiers chauds de France, le bilan semble plutôt léger.
D’un côté une partie de la population se sent abandonnée et instrumentalisée, de l’autre côté on en marre d’entendre des discours de marginalisation qui semblent venir du siècle dernier mais qui malheureusement sont toujours d’actualité. Entre tout çà bien sur quelques téméraires sèment le doute dans la société. Ne nous voilons pas la face car il s’agit du même problème mais avec plusieurs synonymes contemporains : immigration, colonisation, esclavage, réinsertion ou encore racailles.
Pour se faire bonne conscience on peut donc célébrer et commémorée toutes les fêtes qu’on voudra mais enfin faudra qu’un jour, peut-être celui de l’apocalypse ou du jugement dernier, qu’un jour ce véritable problème auquel je ne saurais donner de nom puisse enfin trouver solution car depuis trop longtemps on est dans le noir.

GénéralMay 5, 2006 7:28 pm

Morales, le dernier des mohicans, accompagné par son mentor Hugo Chavez del Venezuela ainsi que Lula da brasil et Kirchner de l’argentine ont signé il y’a quelques jours un important accord portant sur la nationalisation des hydrocarbures boliviens. Il s’agissait surtout pour les autres de reconnaître le choix fait par Morales de nationaliser son bien précieux et de négocier d’éventuelles négociations futures.

D’après les journalistes du collectif LatinReporters, la nationalisation bolivienne a frappé de plein fouet la société publique brésilienne Petrobras, qui contrôle 47,3% des réserves boliviennes de gaz, les plus importantes d’Amérique du Sud après celles du Venezuela. Plus de 50% du gaz naturel consommé au Brésil vient de Bolivie, dans un gazoduc que gère Petrobras et par lequel transitent chaque jour 30 millions de mètres cubes.
Toujours d’après LatinReporters, pour le président brésilien Lula, “ni le Brésil ni l’Argentine ni le Venezuela ni la Bolivie ne recherchent l’hégémonie. Il s’agit tout simplement de construire une alliance continentale.

Que se passe-t-il lorsqu’on veut réunir ensemble plusieurs petites entités ? On finit par créer un énorme monstre et à ressembler au modèle d’en face qu’on a toujours lutté pour son anéantissement.

EuropeApril 24, 2006 7:51 pm

Quelques uns de mes commentaires sur l’incontournable blog de Alain Hertoghe. :

Sujet : Ne me quitte pas

“Par contre, aucune pitié pour ceux qui “volent le sac d’une vieille dame” ou qui gâchent le quotidien de
populations déjà malmenées par des situations difficiles à vivre.”

Question à vous : Pourquoi quand celui qui est bon et qui s’intègre reussit on l’assimile aux “vrais francais” qui reussissent et quand ceux qui volent dans les sacs et soutiens et autres des dames, vielles dames et autres ne l’assimilent-ont pas aux “vrais francais” qui eux volent, tuent ?

Pourquoi faire finalement une distinction entre les francais ?

Ceux qui sont bons, gentils, beaux sont tous pareils mais quand il s’agit de ceux qui sont laids, bandits, voleurs, tueurs il y’a deux types : ceux qui doivent rester et ceux qui doivent partir (sous-prétexte qu’ils n’aiment pas la France…)

N’est ce pas là une certaine “injustice” ?

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h31

@Bernard

On peut aimer profondement ou détester entièrement Sarkozy mais il faut lui reconnaître un certain réalisme politique (ou populiste..) que peu de politiciens en France peuvent se revendiquer d’avoir. Mais ce n’est pas en le traitant de tous les noms et en l’associant au diable que vous finirez par vous debarrassez de lui, au contraire je pense que c’est dans le debat d’idée qu’il faut le combattre. Et si personne ne prends pas la peine de s’y frotter et bien un certain soir en 2007 vous allez être obligé de voter pour lui parceque finalement seulement des gens comme Le Pen ou De villier oseront se frotter à la Sarkomania.

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h40

Ne nous quittons pas !

“Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter.” Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, 22 avril 2006

Et bien moi je lui repondrais comme ca :

S’ils aiment la France eh bien qu’on leur donne tous des papiers pour qu’ils restent ?

Dans les deux cas, je ne pense pas que ce soit aussi facile malheuresement !

Rédigé par: S. Waffo | le lundi 24 avril 2006 à 21h46

GénéralApril 10, 2006 6:37 am

Autre commentaire sur un autre sujet sur le blog de Alain Hertoghe

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‘’Il est possible que ces ingénieurs indiens se tiennent tranquilles dans cette phase de précapitalisme indien, mais je suppute que dans quelques décennies ils seront moins ravis de leurs conditions de vie et de travail, d’esclavage salarié, et que cette si joyeuse et bonhomme économie capitaliste indienne ne fuit un peu par tous les bouts.'’

Si je peux me permettre, c’est bien là une vision non seulement occidentale mais je dirais même complètement francaise de la chose. Croire que les nouvelles économies vont s’effondrer sous prétextes que les employés vont bien finir par se plaindre, se fâcher et manifester dans les rues pour des mauvaises conditions comme en 1968 ou maintenant c’est finalement croire que tous les êtres humains sont pareils. Je suis sur qu’on devait dire la même chose des japonais qui faisaient (et continue de le faire..) 10h par jour.

Je pense que malheuresement la cloque ce n’est peut-être pas les nouveaux pays souvent partisans d’un néo-ultra-capitalisme mais c’est bien ceux de ‘la vieille Europe’ comme la France qui sont restés figés dans un passé un peu trop glorieux.

Je crois pouvoir dire que je suis de gauche (sans être de la gauche de la gauche) mais je pense vraiment qu’un zeste de libéralisme est fondamental pour la survie de votre pays.

EuropeApril 3, 2006 10:01 pm

Commentaire que j’ai fait suite à un post sur le blog du journaliste Alain Hertoghe.

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Si je peux me permettre un mot dans votre débat/révolution franco-francais en tant qu’observateur de l’extérieur, c’est qu’on a l’impression (en tout cas moi) que la “spécificité française” est institutionnalisée partout en France et dans toutes les couches de la population.

Lionel se demandait à quoi ca sert de voter UMPS. Moi j’ai bien l’impression que depuis quelques années, ce n’est pas les différentes politiques et leurs idéologies qui sont liées mais plutot le peuple qui ne sait plus s’il est de gauche ou droite, pourtant les lignes des parties sont restées presque pareille depuis. Ce que je veux dire c’est ce que finalement j’ai l’impression que vous êtes tous des syndicalistes à la recherche d’un homme politique providentiel, mais en autant qu’on ne touche pas à ses acquis. Quand on est de droite, on ne veux pas d’impôts sur le revenu. Comme en général ils ne peuvent pas se permettre des manifs comme les jeunes (insolents, téméraires et à la limite sans crupule), on a recours à d’autres moyens de pression tout aussi révolutionnaires.

Bref il n’y a pas en France d’un côté les syndicats et les gauchissants et de l’autre la droite (qui se dit réaliste), mais deux grands forces syndicalistes face aux gouvernements (peu importe sa couleur)

Général 10:19 am

La semaine passée, je suis allé voir un film de Georges Clooney qui m’a fort inspiré et surtout fait réfléchir après avoir vu Syriana, un autre de ses films tout aussi engagé et porteur d’un message comme peu de films et de réalisateurs savent le faire de nos jours. Biensur on pourra toujours être d’accord ou non sur le message en temps que tel ainsi que sur la portée dudit message mais toujours est-il qu’au moins une forme de débat sera lancée.

Il s’agissait dans ce film de la période Maccarthyste qu’a connu les États-Unis en pleine guerre froide, à un moment de leur histoire où il ne faisait guère bon d’être communiste (je ne sais pas si c’est le cas aujourd’hui). Le sénateur Joseph McCarthy, président d’une commission anti «propagande communiste » avait la fâcheuse habitude de traquer tout ce qui avait un lien ou non, passé comme présent avec l’idéologie rouge. Souvent, sans aucune forme de procès, des individus étaient tout simplement envoyés en potence, à la manière de ce jeune lieutenant Rabinovitch renvoyé de l’US Air Force parce que soi-disant sa sœur avait dans un de ces moments (on va dire de faiblesse) fricotée avec l’idéologie marxiste. Face à ces abominabilités que tout le monde fustigeait de plus en plus (mais en sourdine), un journaliste de CBS Ed Murrow ainsi que son équipe ont eu le courage au nom d’un principe rare de se battre contre le tout puissant sénateur.

Au delà du coté artistique de la chose (entièrement en noir et blanc ou parfois et même souvent s’entrecroise fiction et réalité comme le rôle du sénateur « interprété» par le vrai et avec des plans de vue splendides), ce qu’on pourra retenir de ce film c’est un peu le combat qu’à mener ce brillant et surtout audacieux journaliste pour qui le but même de la télévision autant que de la radio d’ailleurs n’est pas seulement de divertir (voire pervertir) et d’amuser la galerie mais de traiter de sujets sérieux, d’enjeux importants et des questions les plus ambiguës avec comme seul but de relever d’un cran la « modeste » condition de l’être humain.

Ce film qui traite de faits datant de 1952 me parait plus que d’actualités aujourd’hui. Il faudrait tout simplement changer communisme par terrorisme. Malheureusement des espèces comme Ed Murrow déjà fort rare en 1952 sont complètement en voie de disparition de nos jours. L’ère est plutôt au Staracademie, Loft story, Survivor, et autres téléréalités à la con venu tout droit de la planète showbiz et que j’appelle « Malbouffe intellectuelle »

GénéralMarch 24, 2006 12:13 am

Dans le cadre de la semaine d’actions contre le racisme qui est soulignée chaque année au Québec depuis plus de cinq ans du 16 au 26 mars et pour laquelle cette année je donnais un coup de main dans le penchant spectacle, un cameraman m’a posé cette question tout a fait normal à savoir ce que représentait pour moi cette semaine. Après avoir pris un moment pour y réfléchir comme il fallait, je lui ai répondu qu’en fait à titre personnel je crois n’avoir jamais été victime d’actes à caractères racistes au cours des cinq ans passées dans la belle province. Je précisais même ma pensée en rajoutant que je croyais par moment avoir été victime parfois d’ «étrangerphobie» (xénophobie) mais que le racisme en tant que tel m’était inconnu. Il semblait très étonné de cette réponse et j’ai eu l’impression qu’il avait envie me demander s’il était sur que je vivais dans le même Québec que lui.

Aujourd’hui le mot racisme est devenu monnaie courante et tellement banalisé. On l’utilise n’importe comment, à tords et travers et souvent à la moindre mésentente si bien qu’on finit par perdre et à édulcorer la puissance de ce mot fort. Le petit Robert définit pourtant le racisme comme étant : «une théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement et à son droit de dominer les autres… Ensemble de réactions qui consciemment ou non, s’accordent avec cette théorie». Il s’agit donc avant tout de deux ou plusieurs races d’abord, ensuite d’une hiérarchie ou plutôt d’une inégalité entre elles et finalement de la domination d’une d’entre elle. Je ne nie pas que le racisme existe bel et bien, autant au Québec que dans le Canada, qu’ailleurs dans le monde, mais le mot est tellement de plus en plus banalisé qu’on finit par oublier l’essence et la base même du mot qui est la race. On entend parler de racisme envers les américains, envers les anglais ou encore avec les Québécois. Comment un sénégalais peut-il être raciste avec un camerounais ou avec un ivoirien alors qu’il partage tous ensemble la même race ? Comment un américain pur du Texas ou un albertain, tous caucasiens peuvent-ils être racistes envers un Québécois tout aussi caucasien même si de Chibougamau ou de Rivière du loup ? On ne peut et on ne doit pas parler de racisme entre deux pays, nationalités, régions ou provinces. «Il n’existe pas…de race française, ni de race bretonne, ni de race aryenne, mais… une nation française, un peuple breton, des langues aryennes» (Gaxotte).

Par abus de langage, on confond souvent xénophobie à racisme. Pour le petit Robert, la xénophobie se définit comme étant «l’hostilité à ce qui est étranger ». Il ne s’agit donc plus de domination d’une race mais bien du rejet, de la peur et parfois même du mépris de l’autre, de l’étranger. Parler donc de xénophobie pour moi réfère à quelque chose de géographique, de limité dans l’espace tandis que le racisme n’a pas de frontière. À la limite, on peut comprendre la xénophobie chez les individus, mais les deux mots sont très différents même s’il est vrai que souvent l’un peut finir par entraîner l’autre. Dans le contexte à la fois de sédentarisation et de nomadisme que vit et subit le monde, dans un contexte de changement sociodémographique ou de plus en plus l’immigration doit compenser avec une baisse du taux de natalité dans la plupart des pays occidentaux, faire l’amalgame entre ses deux mots peut être fatale. Attention au fatalisme !

Europe 12:12 am

Mr Dominique de Villepin a bien des soucis ses jours-ci. Il n’est même plus question de savoir comment vont les sondages tellement cette étape est bien loin. Comme tout Premier ministre de sa république, il veut des réformes et est même prêt à se battre pour ses idées et ses convictions, même si la frontière semble bien mince entre se battre ou se suicider politiquement.
Depuis la prise de la bastille, l’hexagone est restée figé dans le temps la seule idée en tête étant celle de révolution à grande ampleur. On se mobilise, on se rassemble et on ensemble on veut lutter contre tout. Le seul mot finalement qui semble fédérer l’ensemble de la France et que l’Europe a appris à connaître un certain 29 Mai est NON. En fait les français ne sont pas devenus nonistes à cause de l’Europe car ils le sont depuis 1785.

GénéralMarch 22, 2006 2:19 am

J’écoutais cet écrivain et journaliste politique à Tout le monde en parle de Thierry Ardisson qui defendait les arguments de son livre Le premier sexe. Et c’est fou de se rendre compte à quel point l’être humain n’aime pas la réalité et prefère s’accomoder de rêve, de mythe et d’idéal au demeurant finalement irréealisable. Bon à la base Zemmour est un tantinet de droite et le discour qu’il a est à la limite un discours typique de droite : Il faut arrêter de progresser, de changer tout dans la société et dans le monde et essayer de regarder plutôt le passé afin non pas de le diaboliser mais plutôt d’y retirer la vraie essence, la vraie vérité qui finalement même si elle si cruelle, si dure et si particulière elle est peut-être celle qui nous a permise d’arriver à ce que nous sommes aujourd’hui.

Dans son livre, Zemmour traite de la feminisation entre autre : “A quoi ressemble l’homme idéal ? Il s’épile. Il achète des produits de beauté. Il porte des bijoux. Il rêve d’amour éternel. Il croit dur comme fer aux valeurs féminines. Il préfère le compromis à l’autorité et privilégie le dialogue, la tolérance, plutôt que la lutte. L’homme idéal est une vraie femme. Il a rendu les armes. Le poids entre ses jambes est devenu trop lourd. Certaines féministes se sont emparées de cette vacance du pouvoir, persuadées que l’égalité c’est la similitude. Aujourd’hui, les jeunes générations ont intégré cette confusion. Les fils ne rêvent que de couple et de féminisation longue durée. Ils ne veulent surtout pas être ce qu’ils sont : des garçons. Tout ce qui relève du masculin est un gros mot. Une tare. Mais la révolte gronde. Les hommes ont une identité à reprendre. Une nouvelle place à conquérir. Pour ne plus jamais dire à leurs enfants : ” Tu seras une femme, mon fils. ” .

Alors était invitée à la même table Clémentine Autain une adjointe du maire de Paris et donc jeune grande intellectuelle de gauche qui a biensur joué le rôle de service de la femministe de reserve progressiste et avocate d’un nouveau genre : tout passé est mal et mauvais et il faut aujourd’hui tout changé. Mais voilà le passé on sait ce qu’à ca a donné pendant plus de 2000 ans. Mais la réalité qui a été complètement changé et modifié depuis 20 ans que va-t-il donner ? Au final sera-t-on mieux après ou reviendrons-nous tout simplement vers un passé glorieux qui peut-être malgré tout nous a fait arriver ou nous sommes aujourd’hui.

Ce qui est sur c’est que j’ai été un peu decu par le comportement de cette dame de gauche et je me dis que finalement il faudrait vraiment qu’à tous les gens de la gauche, on devrait leur prescrire un zeste de réalité pour qu’enfin ils deviennent des vrais gens de gauche.

GénéralMarch 21, 2006 5:50 am

Puisque le «Le coeur n’y est plus», LA députée de Taillon ancienne et toujours baronne du Parti Quebecois a décidé de s’en allé (surement dans le privé, peut-être vers un certain empire, sorte de cimetières et toutes les politiciens, stars et outsiders du monde médiatique ?)

Canada 5:46 am

Le chef d’une grande entreprise d’État quebecoise, la SAQ (société des Alcools du Québec) pour ne pas la citer, et sa direction ont imposer un congé sans solde de six mois à un employé parceque celui-ci avait publiquement désaprouvé et critiqué la gestion de son chef dans un journal de la place. La direction est même allée plus loin en sanctionnant tous les employés qui ont envoyé un email de consolation, remerciement, appuis à l’employé bavard. Pourtant nous ne sommes ni en Bielorussie, ni au Zimbabwé, ni dans un Emirat quelconque. Vous allez me dire que c’est mon petit côté de gauche qui ressort, mais comment comprendre que de plus en plus dans la société, on valorise et idéalise le discours de la pensée unique ? Imaginez un peu des gens comme Galillée ou Newton ou même Einstein encerclés dans le cocon de la pensée unique ?

EuropeMarch 20, 2006 7:53 am

Et nous revoilà. Cette fois au programme c’est CPE. Au dela du sujet et des enjeux, c’est hallucinant de voir à quel point les francais sont absolument et totalement refractaires à toutes reformes dans leur pays. On a l’impression finalement que peu importe qu’ils s’agissent de bonnes ou de mauvaises reformes, le credo reste le même : Non et NON ! Pourtant tout le monde (gauche comme droite, extremes comme altermondialiste) est convaincu que le marasme économique que subit la France est chaque jour de plus en plus grandissant à cause justement d’un retour sans cesse vers un glorieux passé qui a donné tant d’acquis sociaux qu’aucun autre pays pratiquement dans le monde n’a.

À chaque fois, on revient à cette date historique de Mai 68, je me demande pourquoi ils ne l’ont pas choisi comme fête nationnale tellement elle a marqué les esprits (probablement 6 francais sur 10 comme les statistiques pour les CPE ). Il y’a quelques mois, quelques députés sondaient le terrain sur une éventuelle loi d’interdiction de fûmer dans les endroits publiques comme ca se fait de plus en plus partout ailleurs. Comme d’hab, les defenseurs de la liberté individuelle, du bagage et de l’héritage laissés en 1968 sont sortis de leur torpeur. comment ils ont pu faire sur la loi sur la laicitié ?

A votre avis : Que se passerait-il par exemple si un jour un premier ministre audacieux decidait de supprimer complétement le minitel de la France ? surement beaucoup de manif à prévoir…

GénéralFebruary 21, 2006 2:36 pm

Voila déjà plus de trois semaines que rien ne va plus. Même si presque tout a été dit sur le sujet, il est tellement important et grave qu’une analyse de plus ne peut-être que bénéfique pour la suite des événements. Dans une Europe post 911 qui chercher constamment à se redéfinir face à un flux de plus en plus important de métissage dans sa population, face à des européens anciennement (mais toujours qualifiés) d’immigrants et qui eux aussi se recherchent, dans un contexte de diversité mais surtout de préférence culturelle, à cheval entre l’assimilation complète face aux nouvelles coutumes et réalités du pays d’accueil et le souvenir d’une tradition pas toujours comprise, la moindre mésentente peut être fatale.

Fallait-il publier ou non les caricatures ? Il ne sert à rien d’y répondre puisque c’est déjà fait, depuis belle lurette (depuis le mois de Septembre !). Fallait-il aussi que le PM danois rencontre les onze ambassadeurs ? À cette réponse, on ne peut que verser dans des suppositions et des considérations qui vont au delà du possible, les machines à remonter le temps n’étant encore qu’au stade d’expérimentation futuriste. Maintenant que peut on faire ? Certainement pas tout casser, lancer des fatwas ou encore boycotter et menacer tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à du danois. À la question de savoir s’il faut publier aujourd’hui ces caricatures, toute réponse censée et argumentée contredira une autre aux arguments tout aussi défendables. On est en plein dans le monde de la surenchère.

Le monde verse dans l’excès. Il suffit d’un moindre rien pour que tous, medias et citoyens, politiciens et profanes, religieux et athées versent dans une longue colère d’incompréhension les uns par rapport aux autres. On finit même par oublier souvent qu’à proprement parler, la minorité ne représente et ne représentera heureusement jamais la majorité. Hassan Assad du journal Elaph à Londres dans un article paru dans le Courier international No798 du 16 au 23 février soulignait justement à ce propos « la réponse du président Pervez Musharraf à la question de savoir comment il pouvait tenir tête aux talibans. ‘ Combien sont-ils ? Un million, deux millions ? Disons dix millions. Mais ce pays dont je suis le président compte plus de 153 millions d’habitants.’ »

Autant dire qu’il faut prendre un temps de réflexion avant de sauter à toutes conclusions. Quelques Caricaturistes mettent en exergue le reflet d’une partie du monde qu’on qualifiera de « musulmans ». Certains d’entre eux s’insurgent sur toute la population et les représentations d’un pays. Le monde entier lui fustige les réactions dépassées d’une partie des réactionnaires. Une partie de ses réactionnaires vont aussi réagir, ce qui fera réagir une autre, et ainsi de suite. Au final, de réactions en réactions, on aura oublié que finalement, c’est quand même plus encourageant de savoir que la majorité est moins intolérante que ne l’est la minorité. Un peu comme si les minorités deviennent de plus en plus des minorités et que la majorité elle, grandit aussi. Ainsi, malgré tout, le monde ne va pas si mal que ça peut-être…

GénéralFebruary 19, 2006 11:54 pm

Mon cher Evo,

On ne se connaît pas encore, mais j’apprends à te connaître de plus en plus, surtout depuis que tu es devenu le grand manitou bolivien (bolivarien peut-être aussi). Je suis content pour toi que tu sois le premier des tiens à devenir le grand sorcier du village. Je le suis un peu moins quand tu t’affiches avec tes nouveaux amis manitous que sont Chavez, Lula et enfin et non des moindres Fidel Castro. Mais bon c’est aussi ça l’amitié que d’avoir des points de vue différents et même parfois divergents. Je te rassure tout de suite, je suis un tiers-mondiste comme toi.

J’aime bien ton style simple et même parfois simpliste (à la limite populiste), ta veste de cuir sans cravate qui contraste avec les trois pièces des autres leaders de ce monde. J’espère juste que ce n’est pas parce que comme c’est le début, tu n’as pas encore les moyens de te les offrir et que d’ici six mois, tu ne seras pas plus Giorgio Armani ou Gucci que les vrais. Le peuple aime les gens qui sont comme eux. S’il te plait ne change pas trop, reste humble, simple et s’il faut même reste pauvre si tu l’es. N’oublie pas non plus tes frères indiens. Tu es le premier à être premier, ne soit pas le dernier. Et ne fait pas tout non plus pour le rester.

Je reste optimiste sur ta vision de justice sociale pour la Bolivie, même si permet moi de ne pas toujours être convaincu. J’ai trouvé osé ta proposition de baisser les salaires et avantages des députés et assimilés de l’Assemblée nationale. C’est un bon départ. Mais de grâce, ton discours sur la coca (À ne pas confondre surtout avec la cocaïne car c’est deux choses bien différentes) me laisse un peu perplexe. Je veux bien croire que tes ancêtres mâchaient les feuilles de coca depuis des générations. Mais au lieu de faire la propagande de cette feuille qui bien sur doit être inoffensive (oui, oui, oui !), essaye plutôt de trouver d’autres nourritures pour ton peuple (l’un des plus pauvres d’Amérique Latine) afin que la surabondance de production de cette feuille (dans un but bien sur alimentaire) ne soit pas récupérer par de méchants « bad boys » américains et qui par magie blanche les transformeront en poudre de la même couleur…

Je sais bien que tu ne t’en doutais pas, loin de là, mais tout le monde n’est pas aussi bon et parfois naïf comme toi. Même si tu n’es pas pro pro américains, pense quand même aux millions d’individus dans le monde qui meurent chaque année à cause de la culture de la feuille de tes ancêtres et redonnent donc un peu de travail à tes militaires1. Comme je veux être ton ami, je me dit que si mes deux grands parents maternels et paternels qui sont des agriculteurs comme toi avaient décidé de faire la méga-prodution de feuille de coca, peut-être qu’aujourd’hui je serais aussi gâté qu’un émir, qu’un prince ou qu’un oligarque, mais à quel prix ? Pas celui de la poudre en tout cas.

En espérant lire des nouvelles de ta justice sociale dans les prochaines revues d’actualité internationale, permet moi de t’adresser, l’assurance de mon profond respect.

Écologiquement,

Un ami

1 « Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau président, l’armée bolivienne dont la tâche était d’éradiquer les plantations illégales de coca n’a plus rien à faire.. »

Source : Courrier international, No798 du 16 au 22février 2006

Précision:
D’après Marianne, “Morales a réduit par décret son salaire de moitié. Il a ensuite ordonné aux membres du gouvernement de ne pas recevoir de rémunération supérieure à la sienne.”

GénéralJanuary 25, 2006 10:27 pm

Paru sur Carte de Presse :

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À propos de Forum « social » mondial, Johan Norberg rapportait une anecdote délicieuse : Le charpentier qui construisit le podium pour le FSM qui eut lieu à Bombay en 2004 ne fut vraiment pas enchanté du traitement que lui réserva le mouvement défendant la « justice globale ». En effet, il fut payé seulement 4$ par jour, alors que, quand il travaillait pour la globalisée industrie cinématographique indienne, Bollywood, - qui n’est mue que par le profit ! -, il était payé le double !

http://www.johannorberg.net/?page=displayblog&month=01&year=2004#162

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Général 2:20 pm

Paru sur ici

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Ce jeudi 26 janvier, c’est la France trahie, pillée, méprisée, violentée, persécutée… qui manifestera son ras le bol mais aussi sa détermination et son espoir de redresser la tête.

Contre une immigration indésirable, contre l’islamisation de notre pays, contre l’Etat-providence qui nous ruine, contre la dictature des syndicats néo-marxistes, contre la pensée unique totalitaire d’officines islamo-staliniennes bien pensantes vivant grassement à nos crochets…

Pour une démocratie digne de ce nom, pour une vraie justice, pour un pays sûr, libre et prospère…

Vive la Révolution bleue !

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CanadaJanuary 24, 2006 2:05 pm

Incontestablement, il y’a deux amériques et ca personne ne peut le contredire. L’une est riche, prospère, puissante, dominante et au Nord. L’autre est pauvre, en développement, dominé et au Sud. Les histoires ne sont pas pareilles mais similaires, puisque dans ces anciennes terres des premières nations, des peuples venant d’Europe sont venus conquerir des nouveaux mondes, principalement les anglais et les francais au Nord et les espagnols et les portugais au Sud. Bref tout semble les séparer.

Et bien l’histoire semble se repeter en politique. Le Sud vote de plus en plus à Gauche (Bachelet, Morales, Chavez, Lula) tandis que le Nord vote de plus en plus à droite (Bush et le dernier depuis hier Harper au Canada). Certains veulent préserver les acquis et les valeurs qui sont les leurs depuis longtemps, d’autres veulent se libérer et enfin reconquerir ce qui leur est dû.

Mais les deux amériques ont besoin l’une de l’autre et devront travailler ensemble dans le but d’avoir tous les deux un avenir certes différent mais prometteur.

Parions que les prochaines réunions de l’OEA (L’Organisation des Etats d’Amérique) soit un peu plus tendu que d’habitude et que les discussions risquent d’être beaucoup plus aninés tellement le fossé qui sépare les deux amériques semble de plus en plus énorme.

Canada 1:47 pm

Finalement, après quelques années en pature, le Parti Conservateur revient sur le devant de la scène politique canadienne comme acteur principal. Stephen Harper et ses troupes se sont emparés de la cité Canada s’éloignant encore un peu plus de la mère patrie L’Angleterre (les torries y sont à l’opposition depuis l’arrivée du premier ministre Blair) mais se rapprochant plutot du grand voisin d’en bas. Le parti conservateur du Canada (PCC) n’est surement pas la copie certifiée conforme du parti republicain de Georges W. Bush mais elle aspire aux même idées générales de base et donc à un replacement à droite de l’échiquier Canadien. Certe le PCC n’a pas les pleins pouvoirs qui lui auraient permis de voir grand et d’avoir les mains libres afin d’accomplir la grande majorité de ses promesses, mais le temps jouera probablement pour eux. en effet cette deuxième élection en moins de deux ans a sans doute eu pour conséquence de vider les poches des partis et une élection ne sera sans doute pas organisée avant deux ans au moins. De plus, le départ du chef des Libéraux de Paul Martin, Paul Martin lui même entraînera une course au leadership qui prendra surement une année et qui sera l’occasion de laver le ligne sale libéral non pas en famille comme de tradition mais probablement au grand public.

Mais comme tout peut arriver si vite en politique, Mr Harper devra être prudent s’il veut être premier ministre le plus longtemps possible et devra donc menager la succeptibilité des électeurs d’une part mais aussi de ses principaux adversaires à la chambre des communes qui une fois qu’ils lui auront laissé sa chance, ne manqueront pas de lui rappelé l’ensemble des promesses qu’il a faite en Noël 2005.

GénéralJanuary 19, 2006 4:32 pm

D’un internaute à propos de l’altermondialisme..

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Oui Bové est un gros terroriste vert et sa place est en prison , et ce pour plusieurs années : après ses multiples condamnations pour derstructions de biens privés .. et récidives .
C’est trop facile de pleurnicher parcequ’on n’a pas assez pour vivre : travaillez donc pourri fainéant que vous êtes, ou étiez ! N’importe quoi, même sans un seul diplôme, en ayant que sa seule bonne volonté et son courage surtout :un ouvrier agricole , un serveur de bistrot, un manoeuvre dans le bâtiment qui travaille et fait beaucoup d’heures gagne très très bien sa vie.
Evidemment plutôt que de trvailler, c’est mieux de refaire le monde et d’écrire des pièces de théâtre à la con que personne n’ira voir du reste. Ou de pleurnicher adin d’obtenir des indemnistés sociales royales … payées par les véritables travailleurs pour ces ramassis de pourris-fainéants !

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Canada 3:22 pm

Enfin, candidats, chefs et électeurs voient venir tranquilement le bout du tunnel. Le 23 Janvier est à nos portes et de l’issu de ce vote historique dependra l’avenir du Canada dans les prochaines années et peut-être même du Québec. Tout a été dit ou presque, toutes les promesses ont été faites : plus d’argents, moins d’impôts, plus de salaires, moins d’assurances, moins de déséquilibre fiscal, moin de souverainetés, plus de scandales, moins de crimes, plus de de criminels en prison, moins de Gomery, plus de Fraser, plus de Québec, moins de fédéral, plus de bleus, moins de rouges, bref aujourd’hui à même pas cinq jours des élections, il y’a plus que jamais de l’indécision dans les yeux des électeurs. Certains voteront pour les moins pires, d’autres pour l’alternance, quelques uns par principe et surement beaucoup ne le feront pas par lacheté, trop occupé à ne pas avoir le temps de voter pour les quelques députés qui devront gérer les dizaine de milliards de bénefice qu’engrange chaque année le fédéral.

Les coups bas sont derrière à ce moment-ci de la campagne et les chefs de partis sont plutôt concentrés dans les grandes villes ou se trouvent l’essentiel des chaises à ravir : Toronto la grande et la plus importante au Canada (avait été complètement rouge la dernière fois avec un seul autre député, Jack Layton), Montréal l’interculturelle (avec ses candidats issus de partout et de forte obédience à la fois rouge et fleur de lys).

Les canadiens ne savent pas quoi choisir. Ils ont le choix entre Harper, Martin et Layton : Torries (made in Canada), libéraux et néo-démocrates (gauche made in Canada).

Les Québecois savent quoi choisir mais hésitent. Ils ont plus de choix : Ducceppe (Le Québec dans un Québec fort), Harper ( Le Québec fort dans un Canada), Martin (La Canada avec un Québec enraciné) et enfin Layton (dans une moindre mesure).

Comme on dit chez nous, le jour des résultats les larmes vont couler. Le 23 Janvier, un seul chef est sur de rester chef, Duceppe, le chef du bloc Quebecois. Les autres chefs sont moins surs. L’un des deux chefs (vraisemblablement Harper) sera premier ministre (minoritaire ? majoritaire ?). L’autre sera candidat malheureux et démissionaire. Déjà dans l’arrière court du PlC, les candidats se déclarent et se préparent à une guerre de clan qui saura encore surement animer les tribunes des pages faits-divers des journaux à potins.

Le pauvre électeur lui devra continuer de vivre sa pauvre vie de tous les jours et comencer sa semaine comme toutes les autres 52 semaines tout en espérant que la semaine suivante ne soit pas la dernière.

Général 2:54 pm

Voici l’article et en dessous le commentaire..

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Carte de Presse

L’ONU sur la gâchette

Des Casques bleus de l’ONU ont été attaqués ces derniers jours en Côte d’Ivoire et en Haïti ; l’autorité des forces sous mandat des Nations unies a été, une fois de plus, bafouée.

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a réagi cette fois-ci avec fermeté au défi lancé à la communauté internationale par le président ivoirien, Laurent Gbagbo. Et les soldats bangladais de l’Onuci ont tiré et tué. C’est bien. Mais ils ont ensuite été évacués de deux localités de l’ouest du pays sous escorte d’une armée ivoirienne qui tolère les milices présidentielles responsables du harcèlement des Casques bleus. Humiliant.

En Haïti, plus grave encore, deux soldats jordaniens de la Minustha ont été tués dans une fusillade avec des inconnus. La mission des Nations unies ne remplit pas son mandat de stabiliser cette île où doivent se dérouler des élections générales le 7 février prochain. Des milices et de gangs proches de l’ex-président exilé Jean-Bertrand Aristide entretiennent le chaos.

Somalie, Bosnie, Rwanda… La liste est longue des pays où la démission de l’ONU et la lâcheté ou la prudence coupable du commandement des Casques bleus ont permis aux assassins de martyriser les populations civiles. Depuis 1992, Kofi Annan est directement concerné par ces échecs tragiques, que ce soit comme secrétaire général ou comme haut responsable des opérations de maintien de la paix des Nations unies. Mais la responsabilité est évidemment partagée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie).

Il est donc plus que jamais urgent de réformer le mode d’intervention des Casques bleus qui doivent chaque fois avoir un ordre de mission clair, un équipement militaires adéquat et une injonction de tirer pour tuer quand ils sont défiés par les fauteurs de guerre. Le bras armé de l’ONU ne peut pas être un tigre de papier. Soldat de la paix ne peut pas être synonyme de soldat d’opérette. Car le prix à payer par les populations civiles est trop lourd.
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Je suis bien d’accord avec vous quand vous dites que “Le bras armé de l’ONU ne peut pas être un tigre de papier. Soldat de la paix ne peut pas être synonyme de soldat d’opérette. Car le prix à payer par les populations civiles est trop lourd”.

Je suis encore d’accord quand vous dites que une réforme de cette institution vieillissante devrait se faire au plus vite puisque je crois qu’elle ne reponds plus vraiment aux “aspirations” des pays recalcitrants.

Le danger de donner des injonctions à une force de maintien de la paix c’est les éventuelles débordements qui peuvent arriver. Je suis d’avis qu’il est mieux d’avoir une autre approche pour ce genre de débordement (Somalie, Bosnie, Rwanda ou CIV) un peu comme des forces de coalition comme en Irak (la première et/ou la deuxième selon ce qui vous plaira) que d’avoir une force neutre qui se met à tirer sur une partie de la population fut-elle rebelle. Parceque le danger c’est qu’on ne sait jamais quel camp est vraiment le bon lorsqu’on est assis à New York loin de tout. Bref je prefère que ce soit la faute d’une coaliton genre Licornes et autres que celles des casques bleues qui pourraient nuire à jamais leurs interventions prochaines.

GénéralJanuary 9, 2006 4:57 am

Il y’a eu d’abord Fidel, le grand leader de la révolution cubaine. Il a été adulé partout dans le monde ; ensuite il a excellé dans un antiaméricanisme communiste qui l’a propulsé aux premières loges des critiqueurs du système et du modèle libéral de Washington. Pendant longtemps bien des gens dans le monde et dans son pays ont cru en lui. Il avait des idées et des ambitions pour le peuple cubain. On s’est rendu compte quelques décennies après qu’il n’était que la triste représentation de tout grand dictateur digne de ce nom et que son ego surdimensionné était plus important que le développement et l’évolution de son pays.

Bien longtemps après et presque dans la même période, il y’a eu dans deux grands pays de la sous région la montée au pouvoir de deux hommes venus d’en bas et sur qui certains ont compté, comptent et compteront demain. Lula au Brésil est sans doute celui dont le succès médiatique touche presque tous les continents mais qui tarde à se faire reconnaître (quelques cas de corruptions seulement !). Pour Hugo au Venezuela les avis sont plus partagés et çà dès le départ. Déjà dans son pays alors que la majorité des ouvriers, paysans et pauvres le hissent au pouvoir dans une pseudo révolution rappelant l’époque (peu) glorieuse qu’à connu tout le continent, une partie de l’élite et de la classe moyenne préfère la continuité dans un système (presque) pourri que de le voir venir. Son prédécesseur finit par céder à la pression et voilà donc Mr Hugo Chavez porter à la tête d’un des plus gros pays producteurs de pétrole dans le monde (2ieme). Hugo s’installe, apprends à gérer le pouvoir et boum : Il retape la constitution en la faisant presque à son image. On est toujours dans le même pattern des révolutions sud-américaines : c’est la recherche de la justice sociale, d’ailleurs Hugo s’imagine être le successeur d’un certain Simon Bolivar, véritable icône identitaire de tout un continent surexploité.

Mais Hugo ne s’arrête pas là, on a l’impression que son cœur oscille parfois entre le coté obscur de la force et le coté Jeddai de Luke Skywalker. On a carrément l’impression d’entendre les sons de respirations de Dark Vader lorsque Hugo décide d’embrasser les leaders révolutionnaires-cocainomanes de la pègre colombienne par exemple ou lorsqu’il décide tout seul de l’avenir de son peuple. Comme dans le cas de son ami cubain, il décide d’augmenter sa côte de popularité en devenant l’un des leaders mondiales de la philosophie antiaméricaine. Une partie de son peuple jubile et est en extase total, oubliant parfois que finalement la justice sociale n’est toujours pas.

Le dernier né de cette école de pensée à été introduit il y’a pas très longtemps au monde entier. Il lui reste encore à prouver mais déjà on suspecte un « don » naturel. Il s’appelle Evo Morales et est devenu à 46ans « don Evo…premier indigène non blanc et non métis à diriger le pays (Bolivie) depuis sa fondation il y a cent quatre-vingts ans ». Il est le premier d’une « minorité indigène andine » qui représente 70% de la population. Il est aussi important de mentionner à toute fin utile qu’il a été le dirigeant syndical des producteurs de coca (cocaleros) dans un pays ou il est beaucoup plus rentable pour un cultivateur de produire de la coca que de se lancer dans le maïs (remarquer que c’est aussi le cas à Tombouctou ou à Chibougamau). Comprenez bien qu’on ne parle pas de la coca de Pepsi ou de Coke nécessaire à tout Big Mac mais qu’on parle bien de la coca qui fait tant de ravages partout dans le monde et encore plus au pays de l’oncle Sam. Vous allez me dire que c’est facile et simpliste comme pensée mais comment le président don Evo expliquera aux voleurs et aux criminels de son pays qu’il ne faut ni, ni voler, ni tricher ? Bref, passons les détails puisque de toutes les façons ce sont les boliviens qui ont élu président le chef des cocaleros.

Eh bien don Evo une fois installé sur son trône commence tout de suite par lancé cette phrase devenue célèbre : « coca, si! Yankee no ». Ensuite il commence sa première visite officielle chez le grand frère leader cubain! Il est toujours préférable d’avoir le soutien de Fidel si vous voulez vous lancer dans l’antiaméricanisme et don Evo n’échappe donc pas à la règle. Don Evo, il va s’en dire, bénéficie du support de l’autre homme fort de la région Hugo Chavez. En regardant les résultats de ses idoles, j’ai envie de lui souhaiter un avenir différent ainsi qu’aux boliviens mais je crains fort que le modèle de justice social tant recherché s’obtienne au prix de longs sacrifices en matière de droits civils.

Général 4:55 am

Mine de rien, Tony Blair, l’un des leaders les plus influents autant en Europe que dans le monde reste toujours aussi percutant et influent depuis son élection à la tête du parti travailliste de Grande Bretagne il y’a un peu moins de 10 ans. En arrivant au pouvoir, il a tout de suite changé les mentalités et repositionné son parti ancré dans les profondeurs et abysses en parti de gauche conquérant et gagnant. Il a ensuite battu John Major, l’héritier politique de la dame de fer et depuis il règne en maître incontestable sur les destins de la grande Angleterre depuis le 10 Downing Street. Quelques uns ont bien essayé de lui arracher cette place de choix sans jamais pouvoir l’atteindre, ne serait qu’au talon. La guerre en Irak de 2003 a bien sur jeté un peu d’eau dans son moulin mais la ténacité de l’homme, son aura ainsi que sa faculté à devenir encore plus fort dans la tourmente lui ont permis de gagner un troisième et dernier mandat à la tête du pays.

Le dernier samouraï sur qui l’on s’était rabattu du côté des conservateurs pour éventuellement battre Blair ainsi que son successeur légitime (le chancelier de l’échiquier Gordon Brown) n’a même pas eu le temps de pouvoir se frotte à eux. Pas plutard que hier en effet, le chef des tories Charles Kennedy a du démissionné de la tête du parti ayant « omis » de souligné à tout le monde et surtout aux députés de son parti son passé (bien qu’assez récent) d’alcoolique (pas encore anonyme biensur). Comme d’habitude il a d’abord réfuté les accusations du toujours très satirique quotidien The Sun, mais a fini par céder à la pression, 25 de ses députés menaçant de démissionner. Tout le monde avait pourtant vu en lui le sauveur assuré des conservateurs et certains l’avaient déjà surnommé le Tony Blair tories. Il est vrai qu’avec un nom comme le sien, il ne pouvait aspirer qu’à une gloire légendaire et certaine. Malheureusement comme le passé la démontrée, la gloire qu’engendre ce nom peut parfois entraîner à la pire des catastrophes.

GénéralJanuary 6, 2006 11:53 pm

Paru dans les commentaires d’un article sur Carte de Presse (hertoghe.typepad.com)

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Appelons un chat un chat et faisons fi de la langue de bois. L’insécurité ( et non les sentiment ) est la cause des immigrés, presqu’exclusivement. Non pas les travailleurs polonais, pakistanais, vietnamiens, chinois, allemands, italiens, protugais, espagnols…Non bien sûr : majoritairement que des noirs mais surtout des arabes ! Et ça tout le monde le sait bien. J’ai un oncle gardien-chef d’un prison ( dans une Centrale ), et bien figurez-ous que 80 % , au moins des détenus sont des arabes ou des noirs. Et ce n’est pas la Prison des Baumettes à Marseille, c’est plutôt même dans le nord. Bien sûr, plus de la moitié des ces gibiers de potence sont de ” nationalité ” française. Ce qui est scandaleux c’est que France 2 a fait en 2004 un reportage sur un détenu de longue peine : le Directeur ( socialiste sectaire gauchisant )a été leur dénicher le SEUL et UNIQUE prisonnier français de souche dans son établissement condamné à une longue peine de prison. Histoire de ne pas donner encore quelques voix à la droite ou à l’extrême-droite probablement.
Par ailleurs un conseiller municipal de mon patelin a écrit au Ministère de la Justice simplement pour savoir le nombre d’étrangers condamnés et si possible de français de la première génération. Après deux rappels il a enfin obtenu une réponse laconique, à peine polie du minitère : il n’existe pas de statistiques telles que demandées pour les détenus ! On croit rêver, et pourtant c’est bien vrai.
Le conseiller municipal , je le précise, n’est ni frontiste ni mégrettiste : il siège en tant qu’indépendant. Dans ma région les familles qui ont des ennuis judiciaires ( délinquance et non pv pour excès de vitesse ) … ce sont des arabes et des noirs, sauf rare exception.

Général 11:51 pm

Comme à Euronews, dans cette rubrique, vous verrez un commentaire ou un article qui ne necessite de ma part aucun commentaire tellement il est plus ou moins “intelligent”. Par contre ne vous genez pas pour faire vos commentaires…

Général 12:02 am

Faut-il que Sharon meure ?
Pour certains la réponse semble la plus évidente et la plus claire OUI. Partout dans le moyen Orient, la population semble vouloir enfin la fin du Premier ministre Ariel Sharon se rappelant son implication dans le massacre de Sabra et Chatila : « Dans leur majorité, les Arabes détestent Sharon depuis l’invasion du Liban dont il a été le maître d’oeuvre en 1982 et durant laquelle des miliciens chrétiens alliés à Israël ont massacré des Palestiniens dans des camps de réfugiés. » Une rescapée libanaise de 60 ans déclarait d’ailleurs à ce propos qu’elle avait< < toujours voulu vivre pour voir le jour où mourrait Sharon, mais (elle) aurait voulu qu'il soit tué par la balle d'un combattant, pas qu'il meure dans son lit>>
C’est d’ailleurs sûrement le sentiment d’une majorité de personnes dans le monde. Aujourd’hui qu’il est entre la vie et la mort, ils sont plutôt content ne sachant pas nécessairement quelles sont les enjeux j’imagine.
Cette fin probable n’est pour moi qu’un remake de celle de son prédécesseur Ehud Barak avec cette fois la différence qu’elle n’est peut-être pas évitable comme en 2000.
Je m’explique.
Sharon a quitté le Likoud et a créer un nouveau parti, Kadima. Aujourd’hui le chef du Likoud et futur candidat n’est autre que Bibi, Benjamin Netanyahu ancien premier ministre avant Ehud Barak, leader par excellence des faucons, l’un de ceux qui ont été les plus virulents à la décolonisation de Gaza. Il ne fait aucun doute que sans Sharon, Kadima bien que placé au centre de l’échiquier politique ne fera pas nécessairement le poids devant les autres formations politiques habituelles. Et j’ai peur que Bibi une fois intronisé décide unilatéralement de recoloniser Gaza et plus de terres encore qu’avant. Et il faudra plus que la toute puissance et l’arsenal de menace d’un Georges W très fragilisé pour l’en empêcher. Ceux qui sont donc pour un « départ » de Sharon devrait y penser à plusieurs reprises car son remplaçant risque d’être encore partisan d’une politique de répression totale et de tolérance zéro envers la Palestine.
À l’avant dernière élection, l’opinion publique n’avait pas beaucoup soutenu Ehud Barak qui pourtant fut le seul PM d’Israël à avoir fait d’immenses concessions qu’aucun autres de ses prédécesseurs et même de ces suivants ne pourront peut-être faire. Il a ensuite perdu les élections et peu de temps après survenait la deuxième Intifada, très sanglante.

CanadaJanuary 5, 2006 5:20 pm

Encore dans l’élection fédéral canadienne, voici une nouvelle qui devrait plaire aux anciens de la Mairie de Paris. il y’aurait un certains nombre de votants qui seraient déjà passé à trépas depuis…En effet, plus de 204000 morts seraient inscrits dans les listes d’élection. il y’en aurait même qui serait allé au paradis depuis plus de 8 ans…Si on se dit qu’il y’a un bon pourcentage de députés qui passent par meme pas 100 voix, ca pleut faire mal, surtout pour les candidats déchus.
Heuresement on est pas en France, les morts ne pourront pas être ressusités et au contraire devront définitivement passés à la l’épée du bourreau.

Enfin, on l’espère vivement.

Canada 5:05 pm

Le 23 Janvier semblait loin il y’a un mois ; il semble toujours aussi loin pour les candidats aujourd’hui. Conservateurs, libéraux, néo-démocrates et bloquistes sont plus que jamais en pleine campagne électorale au Canada. La guerre des nerfs et des mots semblent momentanement passée et nous sommes en plein dans celle des sondages. Aujourd’hui 5 Janvier, les conservateurs semblent avoir le pouvoir dans les mains avec une avance de 6 points (!) sur les libéraux de Paul Martin. Apparement, la campagne presque sans faute de Stephen harper porte des fruits à travers le canada et même au québec ou il serait au coude a coude avec les libéraux dans les profondeurs des 20%. Même le bloc qui caracolait autour de 55% semble un peu écorché par la remontée des anciens alliancistes (et conservateurs). Mais comme tout le monde le dit, la campagne est encore très longue et comme les erreurs sont toujours de mises dans une campagne, il n’est jamais bon de crier victoire tout de suite. Ce qui est sur c’est que cette campagne semble celle des groupes ou des minorités : chinoix un jour, italien le lendemain, criminel deux jours après, militaire la semaine d’avant, écolo dès le premier jour…

Et comme de plus en plus dans les démocraties du monde, l’opinion publique semble se foutre de plus en plus de cette “campagne de noel” et on irait tranquillement vers un nouveau gouvernement minoritaire.

A bon entendeur…

Salut !

GénéralDecember 28, 2005 3:31 pm

Le protocole de Kyoto a été signé depuis 1997au Japon suite à la convention de Rio. L’entente avait été applaudie partout dans le monde et certains pensaient alors qu’en matière d’environnement, le bout du tunnel était à priori visible. Son but était pour les pays signataires d’atteindre en 2012 un niveau d’émission de gaz à effet de serre inférieur à 8% du niveau de 1990. Chacun des 155 signataires de cet ambitieux protocole avait donc un challenge à faire et l’optimisme qui régnait alors à cette période permettait d’y croire. L’élection de Georges W. Bush et surtout son souhait de ne pas respecter ce protocole a été accueilli avec la plus grande froideur dans toutes les capitales du monde ou presque. La dernière conférence de Montréal qui a duré une semaine a permis de constater qu’on était encore très loin des objectifs espérés. Tout le monde avait signé et même ratifié le protocole sans vraiment y porter la plus grande attention. Même le Canada, pays hôte du sommet était très loin des objectifs de 2012 et au contraire s’éloignait de plus en plus.
En Europe, sur les 15 pays membres de L’UE au moment de la signature, seul cinq devraient à peine respecter les objectifs selon l’Institut de Rechercher en Politique Urbaine. Toujours selon l’IRRP seul le Royaume-Uni et la Suède sont les pays capables encore de respecter Kyoto. Bref, autant de raisons qui pourraient faire croire à Georges W. Bush qu’il avait bien raison de geler toutes initiatives sur ce protocole pratiquement irréaliste à la limite au vu des constatations.

GénéralDecember 10, 2005 2:53 am

L’hiver est pratiquement à nos portes et fenêtres et aux fils des jours, l’automne s’en va, tel un au revoir qui ne dit pas son vrai nom, adieu. La richesse des événements et des faits marquants de cet automne fait qu’il faudrait tout un automne pour vous le décrire. Néanmoins on peut quand même en citer quelques uns. Ainsi au Canada, le rapport tant attendu de l’année est revenu hanter les esprits des libéraux de Paul Martin. Le juge John Gomery dans un rapport mi-figue mi-raison qui sans blâmer de responsable direct a toucher à la successibilité de plusieurs.

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